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sous. La chenille qui a les mœurs de l’Ypsolop. Milhierellus, St. et qui vit dans les mêmes lieux, à la même époque et sur la même plante, ronge en hiver, et au printemps, les feuilles du Cistus salvifolius parmi les rameaux duquel cette larve demeure, pendant le jour, sans cesse entourée de nombreux fils de soie.
PENTHINA (1) SILPHANA, Mill. Revue de Zoologie, p. 247 (1874.) (Sp. nov. PI. I, fig. 9.)
C’est une espèce tranchée qui a l’envergure et la coupe d’ailes de la Subocellana, Don. ; mais dont l’ornementation des ailes supérieures ne se rapporte à aucune autre Penthina.
Envergure : 15 millimètres. Les antérieures sont aiguës à l’apex et arquées à la côte. Sur le fond, d’un jaune pâle strié de blanc argenté, se détachent deux très larges bandes non interrompues, d’un brun clair ; la première occupe la base de l’aile ; l’autre bande, presque droite, est aussi large en haut qu’en bas. La côte, la frange, et le bord interne de l'aile sont également d’un brun clair. Les secondes ailes sont uniformément grises. Les supérieures se montrent en dessous d’un gris foncé et les inférieures d’un gris clair. Le vertex est blanchâtre, le thorax et l'abdomen sont concolores.
Cette jolie Penthina vole vers le milieu de mai, sur les collines des environs de Cannes, à base siliceuse, où crois sent abondamment les Cis{us Salvifolius et Monspeliensis.
(1) J'ai reconnu depuis que l'espèce appartient au genre Grapholitha, et crois que sa chenille vit aux dépens du pin maritime,
MESOPHLEPS CORSICELLUS, HS. Cat. raisonné, p. 338. (PI. I, fig. 10 et 11.)
Juin-j uillet. Cannes. La chenille que je viens de découvrir et que je figure, est fort abondante en hiver, sur tous les cistes, notamment le salvifolius, et sur l’Æelianthemum italicuin ? dont elle ronge les graines entièrement sèches. Elle se transforme à terre.
OCHSENHEIMERIA HEDERARUM, Mill. Revue de Zoologie, p. 249 (1874.) (Sp. nov. PI. I, fig. 12 et 13.)
Ce singulier insecte diffère assez de la Prifasciata(1),Stgr. et Wocke, pour voir en lui une espèce séparée. Voici sa description : Enverg. 15 millimètres. Les ailes sont étroites et médiocrement allongées ; les supérieures sont d’un jaune chamois, jaspées de nombreux atomes noirs ; les inférieures, garnies de longues franges, sont brunes, mais claires à la base. Les antennes, qui finissent en pointe aiguë sont, dans les trois quarts de leur longueur, garnies de cils relativement longs et d’un noir profond. La tête est très velue et de la couleur des premières ailes. Le thorax est robuste et concolore, ainsi que l'abdomen ; celui-ci est crêté sur les flancs ; il est, de plus, aux deux tiers de sa longueur, cerclé d’un anneau blanchâtre.
L'Hederarum vole en octobre dans les lieux frais, sur les lierres des environs de Cannes, plante qui peut bien nourrir la chenille. La Trifasciata se montre dans les mêmes lieux, mais un peu plus tôt,
(1) Autant toutefois que j'en peux juger par ce qu'en disent MM. Staudinger et Wocke : Cat. p. 276.
THAMNONOMA ACQUIARIA, Mill. Catal. rais. p. 407. (Sp. nov. PI. I, fig. 14 et 15.)
Les environs d’Acqui-les-Bains (Italie) (1), où, cet été(1875) j'ai fait de l’entomologie pendant près d’un mois, m’ont paru assez pauvres ; cependant le 20 juin, j'ai capturé, à 100 mètres environ de l'établissement thermal, une superbe Phalénite nouveile, et qui est des plus tranchées. Elle est voisine de la Gesticularia, mais elle en est complètement différente.
Voici la description d’Acquiaria. Envergure : 80 mill. Ailes entières, larges, épaisses, toutefois les inférieures présentent une dépression dans le contour et, par suite, une légère saillie externe. Le fond des 4 ailes est blanc et finement aspergé de brun roussâtre sur lequel les lignes trèssimples se détachent vivement en roux. Les ailes supérieures n’ont que deux lignes transversales et continues, partant de la côte pour aboutir au bord interne. La basilaire est fine et présente une légère convexité, l’autre ligne qui occupe la place de la coudée, est large épaisse, droite et se fond quelque peu en dehors. Les ailes inférieures ne montrent qu’une ligne à peine sineuse, aussi large que celle de l’aile supérieure. Une série de points triangulaires, petits et bruns, précède la frange qui est blanche et relativement courte. Les ailes en dessous présentent les mêmes caractères qu’en dessus, seulement les lignes rousses sont plus larges et tirent davantage sur le brun ; il en est de même du sablé qui, devenu très-
() Bien que la Tham. Acquiaria n'appartient pas aux Alpes-Maritimes, on me permettra de la comprendre dans ce catalogue, car elle doit être figurée sur une planche de lépidoptères qui eux, font tous partie de notre faune départementale,
Te
gros, est représenté par des taches d’un brun clair. On voit encore un gros point cellulaire à peine soupçonné en dessus. Tout le corps est blanc ; les antennes sont ciliées et tirent sur le roux.
L’insecte, rencontré au repos, pendant le jour, peu de temps sans doute après son éclosion, est d’une conservation parfaite.
NEMORIA ADVOLATA, Ev. Catal. raisonné, p. 408. (PL. II, fig. 1 à 3.)
Cette Phalène, aussi rare que jolie, dont j’ai déjà parlé dans la seconde partie de mon catalogue, et dont je viens compléter l’histoire, cette espèce, dis-je, est-elle bien la même que celle dont M. Goossens a publié et figuré la chenille dans les annales de la Société entomologique de France, p. 291, pl. 4, fig. 5 (1871)? Si ce n’est pas la même, la Nem. Herbaria, Hb., serait distincte de la N. Advolata, Er. J'en juge par la chenille qui est médiocrement allongée, atténuée antérieurement, avec la tête petite, à peine bifide et non « fortement bifide. » Le 1° et le 2° anneaux sont surmontés chacun de deux paires de pointes émoussées, petites, à peine visibles. Lors de ses premières mues, cette chenille est d’un blanc bleuâtre ; à la 3° mue elle a toujours le fond blanchâtre, mais les lignes ordinaires se montrent ainsi : la vasculaire est d’un vert foncé passant quelquefois au brun ; les sous-dorsales et stigmatales sont fines, blanches et continues. Les anneaux du milieu sont marqués sur les flancs d’une tache sagittée d’un vert bleuâtre, dont la pointe se dirige antérieurement. Enfin tout l’insecte est recouvert d’une granulation concolore très apparente. Je n’ai jamais trouvé la chenille d’Advolata que sur la Mentha
sylvestris dans les ravins de mon voisinage où elle vit à découvert pendant le mois d’août. Elle se transforme à terre dans les feuilles sèches, au commencement de septembre, et éclot quinze jours après.
Obs. Le 18 avril de cette année (1879) j’ai pris à mon réflecteur, une variété d’Advolata © présentant des caractères singuliers. En effet, indépendamment des deux lignes blanches ordinaires, le fond vert des quatre ailes est marqué de taches d’un blanc jaunâtre qui ont cela de remarquable que, sur chaque aile, cés taches ne sont point disposées de même. Je figure cette étrange aberration accidentelle.
AGDISTIS STATICIS, Mill. Catal. raisonné, p. 374-375. (Sp. nov. PI. II, fig. 4 à8.)
J'ai fait précédemment connaître les mœurs de deux chenilles d’Agdistis, la Tamaricis, Z. et l'Heydentü, Z. L'une et l’autre de ces larves sont très bizarres de forme ; celle de la Sfaticis n’est pas moins extraordinaire que ses deux voisines. Voici sa description : chenille assez courte, cylindrique, avec seize pattes ; les quatre premières ventrales m'ont paru un peu moins longues que les autres. La tête est petite et globuleuse. Le premier segment est surmonté d’une double caroncule en pointe obtuse, et une double pointe semblable existe sur le 12*anneau. Le fond de la chenille est vert clair lavé de carmin antérieurement. Les lignes vasculaire et sous-dorsale sont étroites, interrompues, mal indiquées et rougeâtres ; la stigmatale est large, continue, jaunâtre. On remarque souvent, chez cette espèce, une variété qui est entièrement d'un carminé obscur, et une seconde variété d'un gris foncé. Cette chenille a été observée à Pile Sainte-Marguerite, où elle vit sur le. S{atice cordata, aux
En
dépens des feuilles en hiver, et des fleurs en été, plante ligneuse qui croît sur les rochers souvent baisnés par les eaux de la mer. :
C’est à la fin de mai que la Sfaticis parvient à toute sa grosseur, elle se suspend alors aux rameaux de la plante qui l’a nourrie et se transforme à la manière des Diurnes, la tête en bas. La chrysalide est (rès allongée, d’un vert clair, mais qui tarde peu à passer au brun. La gaine des ailes est longue et non adhérente. Douze jours après a lieu l’éclosion | du lépidoptère.
Insecte parfait. Envergure: 24 à 25m. Ila, avec les sept Agdistis figurées par Henrich-Schæffer (Pterophorides Europ. Tab. T,) de grands rapports de forme et de couleur. Les ailes supérieures du Sfaticis sont étroites et assez peu falquées, d’un gris sombré et traversées longitudinalement par un large sinus presque noir, finement liseré en haut et en bas de noir profond. La costale, contrairement à ce qui existe chez les Agdistis, n’a nulle tache noire ; mais il en est une à la pointe apicale, une sur le liseré noir supérieur, et deux au-dessous du sinus. Les ailes inférieures sont de couleur ardoise. Le thorax est gris ainsi que l'abdomen, celuici est très allongé ; il est marqué sur chaque segment de deux petites taches noires rectangulaires et parallèles.
Obs. Je crois devoir appeler l’attention des entomologistes qui s'occupent plus spécialement des mœurs des insectes, sur un fait qui peut paraître anormal, et qui à rapport à la chenille de PAgd. Staticis, laquelle a été décimée par une larve d'Hyménopière parasite dans d'énormes proportions. En effet, sur 42 chenilles de cette Agdistis recueillies au printemps dernier, je n’ai obtenu que quatre lépidoptères, et, à la place des 38 autres chenilles, je n'ai vu éclore que de petits Ichneumons. (PI. 2, fig. à.)
AGDISTIS SATANAS, Mill. Catal. raisonné, p. 377. (Sp. nov. PI. II, fig. 9.)
Au premier aspect, cet insecte, dont l’envergure est de 10 mill., paraît entièrement noir, mais, en l’examinant au grand jour, on reconnait que si les quatre ailes sont générament fuligineuses, le bord interne des supérieures est carné dans toute sa longueur et que la côte, dans son dernier tiers, est finement liserée de blanchâtre. On distingue encore deux points noirs allongés, placés sur la même ligne qu'un trait fin également noir qui aboutit à la frange. Les quatre ailes sont en dessous d’un noir de suie. Les antennes sont noires et finement annelées de blanc. La spiritrompe est très-allongée et noire ainsi que les palpes ; ceux-ci sont bien fournis d’écailles. Les yeux gros et noirs. Les pattes sont très-longues et, chose remarquable chez un insecte noir,’ ces patles sont, dans toute leur étendue, d’un blanc satiné. Le thorax et l’abdomen sont de la couleur des ailes.
Au repos, l’Agd. Satanas a, comme toutes les Agdistis que j'ai vues vivantes, un port étrange. Le corps, les ailes et les pattes sont disposés de manière à représenter un Y majuscule dont les pointes supérieures, formées par les ailes, se projettent en avant. La 3° pointe, ou le jambage de l’Y, est la réunion de l’abdomen et des pattes inférieures.
Cette espèce vole au mois de juillet, dans mon voisinage à Cannes, à la limite d’un terrain siliceux où ne croissent ni le Statice, ni l'Euphorbia qui nourrissent, l’un lAgd. Lerinsis, l’autre la Heydeni.
Je ne puis encore rien dire des premières formes de l’Ag. Satanas,
AGDISTIS LERINSIS, Mill. Catal. raisonné, p. 376. (Sp. nov. PI. II, fig. 10et11.)
Si je n'avais vu la chenille de cette nouvelle Agdistis, il est bien probable que j’eusse considéré l’insecte parfait comme n'étant qu’une variété de grande taille de sa voisine la Heydent, Z. espèce que j’ai étudiée, dans ses mœurs et que j'ai figurée, Ic. II, pl. 82.
La chenille de la nouvelle venue vit sur le Statice cordata, et celle de l’Zeydenü vit sur l’'Euphorbia spinosa.
Lerinsis est un peu moins allongée que Heydeniü, avec les caroncules moins nombreuses. Sur un fond gris plus ou moins carné les trois premiers et les trois derniers anneaux sont surmontés d’une paire de caroncules garnies elles-mêmes d’un faisceau de poils courts, raides et concolores. Les anneaux intermédiaires présentent chacun deux paires de points trapézoïdaux surmontés aussi de poils courts et raides. La tête est petite et brune ; les 16 pattes sont concolores. Voici ce qui distingue la Lerinsis insecte parfait. Elle est sensiblement plus grande que la Æeydent, sa couleur est le gris -bleuâtre et non le gris carné ; l'abdomen, plus robuste, moins allongé porte, sur chaque segment, un double petit trait noir perpendiculaire qui n’existe pas chez Heydenii. Sur les ailes supérieures de cette dernière, les taches noires ne sont pas disposées de même, et le gros point noir placé aux deux tiers de l’aile, près du bord interne, chez la Lerinsis, n'existe qu’imparfaitement indiqué chez l'espèce voisine.
La chenille passe l’hiver très petite, vit, dans l’Estérel et aux îles Lérins, sur le Sfatice cordata dont elle ronge les feuilles en hiver et les fleurs en été, se transforme vers le milieu de juin, la tête en bas, comme toutes les Agdistis observées sous leurs premières formes, et demeure à peine dix
jours en chrysalide. Elle a donc les mœurs de l’Agd. Staticis. Je crois que la Lerinsis, ainsi que toutes les espèces congéuères, a plusieurs générations.
ERGATIS STATICELLA, Mill. Catal. raisonné, p. 334. (Sp. nov. PI. Il, fig. 12 et 13.)
Cette espèce est voisine de l’EZrgatis Brizella, dont elle diffère par sa plus petite taille (9 à 10 millim.), par la couleur plus claire des ailes supérieures vers le bord interne, couleur qui tranche davantage avec la côte brune ; par la tête et les ptérygodes qui sont blancs ; par la tache médiane qui est très grande, noire, triangulaire, et suivie de quelques écailles blanches, par la présence d’une autre tache, plus près de la base, également noire, grande, mais linéaire ; par les lignes argentées qui sont à peine visibles, et enfin par les mœurs de la chenille. Celle-ci a seize pattes ; elle est d’un rougeâtre foncé, avec les incisions jaunâtrès. La tête est noire, ainsi que l’écusson du premier segment et celui du douzième. J’ai élevé cette espèce nouvelle de chenilles récoltées à l’île Sainte-Marguerite où elles vivent au printemps, après avoir passé l'hiver très petites alors, sur le S/atice cordata ; elles se transforment à la fin de mai et le papillon paraît à la mi-juin. La Séaticella doit avoir deux générations.
GRAPHOLITHA OPULENTANA, Mill. Catal. raisonné p. 287. (Sp. nov. PI. IL, fig. 14), non fig. 15, ainsi que c’est gravé.
Cette remarquable espèce tient de ses congénères par la coupe d’ailes et les dessins, et de la Carpocapsa Amplana par la couleur ; cependant on ne saurait la confondre, car, en réalité, elle ne ressemble à aueun lépidoptère connu,