PL: X
Le type de Polyæena S. V., je lai dit quelque part, nous manque tout-à-fait en France; nous n’avons que sa variété Cassandra, Hb.
Dès le mois de mars, ce bel insecte vole au bord des ruisseaux de nos environs, mais plus particulièrement dans la vallée du Cannet : « au vallon des Cassandra » où abonde l’Aristoloche à feuilles rondes qui nourrit la chenille. Celle-ci est parvenue à sa taille cinq à six semaines après qu'a été pondu l’œuf qui l’a fournie.
L'état léthargique dure un peu plus de dix mois.
THAIS POLYXENA, Var. Polymnia (PI. X, fig. 3à5)..
A la fin de l’Iconographie des Chenilles et Lépidoptères
inédits : LIL, pl. 154, j'ai figuré une nouvelle aberration de la Polyxena sous le nom de Polymnia, variété constante qui a pour patrie l’île d'Eubée (Grèce).
. Je ne connaissais pas alors la chenille de cette aberration, mais au printemps 1880, il me fut envoyé d'Eubée par mon obligeant ami, M. de Mimont père, des chenilles vivantes qui, malgré le temps (près de dix jours) qu’elles sont demeurées en route, arrivèrent à Cannes en assez bon état. A'ce moment ces larves ont été mises en plein air sur une Aristolochia rotunda ; elles s’en sont accommodées, et peu de jours après eut lieu la transformation.
La Polymmia, cette variété intéressante, a, elle-même, une aberration constante qui devient, par le fait, une sousvariété.
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Celle-ci est ordinairement aussi abondante que la variété pro= pre ; en sorte qu'on se demande si l’une, la race ocreuse, fig. 5, n’est pas la variété, et l’autre, la race à fond jaune de Naples, fig. 4, n’est pas la sous-variété.
Quoi qu’il en soit, voici ce qui distingue ces deux aberrations :
l° Leur grande envergure qui n’est pas moins de 70" chez bon nombre de sujets.
2° La tache rouge costale unique, placée non loin de l’apex, et non pas trois taches rouges costales, dont une à la base de l'aile supérieure, l’autre à l’apex, et la 3° entre les deux taches précitées, ainsi qu'on le remarque toujours chez la Var. Graeca, Bdv. et chez sa sous-variété Lusitanica, Bdv. à fond ocreux (aberr. Ochracea, Stgr.)
C’est donc bien ainsi que je l’ai dit précédemment : I, p. 438 « une combinaison des deux formes : Var. Cassandra, Hb. et Var. Ochracea, Ster. »
Les chenilles de ces aberrations constantes, Cassandra et Polymnia que j'ai étudiées avec grand soin, tout en s’éloignant l’une de l’autre par la couleur, ne me semblent pas différer spécifiquement entre elles (1), ainsi qu’on aurait pu le penser avant de connaitre les premiers états des deux races.
Obs. En outre de ce précieux Rhopalocère, M. de Mimont m'a rapporté de sa terre d’Eubée, plusieurs cocons du Lasiocampa Otus, Drury, dont la soie blanchâtre, abondante et forte, pourrait être employée dans les arts.
Au dernier moment, en date du 14 mai 1881, M. de Mimont me mande que «la Thais Polymnia Var. ocreuse a été, cette année, d’une rareté désolante ; cependant hier,
(1) Cette opinion est aussi celle de M. de Mimont qui à étudié sur les lieux ces deux variétés, ‘
ajoute-t-il, j'ai trouvé deux Var. ocreuses accouplées. Serait-ce une espèce particulière ? » Je crois que le hasard seul a produit cet accouplement,
EPHESTIA RAGONOTELLA. — (PL X., fig. G.)
C’est évidemment une Æphestia malgré son analogie avec les Myelois ou les Pempelia comme apparence. C’est aussi l'opinion de notre savant collègue, M. Ragonot.
« On ne peut la confondre avec aucune autre espèce de Phycide; celle dont elle se rapproche le plus, me mande M. Ragonot, est la Euzophera Mediterranella, Mill. et la Euzo. Parasitella, Stgr. Elle s’en distingue facilement par ses lignes plus obliques, qui sont simples, et non dentées, et par sa couleur blanchâtre. » Voici sa description.
Envergure : 24". Ailes supérieures assez larges, subtriangulaires, d’un blanc grisâtre : couleur due à un fin sablé d’écailles brunes et noirâtres reposant sur un fond blanc de lait. Ces ailes sont traversées par deux lignes noires : la première est très oblique et forme un léger coude près du bord interne; elle est interrompue sur le pli par des écailles brunes, et précédée par une bande à peine plus claire que le fond. La seconde ligne est presque parallèle au bord externe et forme un angle aigu dans l’espace médian, près de la côte. Cette seconde ligne est peu apparente étant suivie d’une série de points concolores ; elle est de plus suivie d’une ligne blanchâtre.
La frange est concolore et traversée par deux lignes d’un gris blanchâtre, et précédée par une série de points nervuraux noirâtres. La tache cellulaire est bien écrite en noir.
Les ailes inférieures sont d’un gris légèrement fuligineux, avec la frange blanchâtre.
La tête, le thorax et les antennes sont gris; les palpes également gris, sont tachés de noirâtre extérieurement.
L’abdomen est d’un gris jaunâtre. Les quatre ailes en dessous et les pattes sont d’un gris obscur.
La © est inconnue.
Cette nouvelle Æphestia que je dédie à mon collègue et ami, M. Ragonot, a été capturée le 21 août 1879, à Saint-Martin-Lantosque (Alpes-Maritimes), dont l'altitude est de 960 mètres.
CHIMABACCHE NOLCKENELLA. — (PL. X, fig. .)
Envergure 33".
Bien que ce remarquable insecte ait quelques rapports de forme avec la Chimabacche Fagella des auteurs, je ne puis croire à une simple variété du type qui, à Cannes, ne diffère nullement de l'espèce ordinaire. C’est aussi l’avis de M. le général Baron de Nolcken (1).
Ce qui distingue la Chima. Nolchenella de la Fagella sont les différences que voici :
l° Envergure : 38" alors que celle de Fagella ne dépasse pas 27 à 28"; 2° fond des ailes supérieures blanchâtre et non jaunâtre, comme chez l'espèce congénère ; 3° couleur entièrement noire du bord subterminal des premières ailes, lequel n’est nullement entrecoupé de clair, ainsi qu’on le remarque toujours chez Fagella; 4° les ailes inférieures fuligineuses chez Nolchenella s’obscurcissent sur le bord, avec la frange plus claire ; celle-ci bordée antérieurement par un liseré noir.
La © , encore inconnue, devra un jour, je l'espère toutefois, prouver que nous avons ici, non une variété de Fagella, mais une espèce distincte.
() À qui je dédie ce curieux lépidoptère, M. de Nolcken s'occupe exclusivement de l'étude des Miérolanit opte et c'est dans le but d'observer et de colliger ceux du littoral méditerranéen, que mon savant ami est venu à Cannes passer l'hiver 1879-80.
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Cette intéressante Chmabacche ne doit en rien être comparée à la variété de Fagella : la Dormoyella, Dup.
C’est à mon jeune collègue de la Société Entomologique de France, M. Roger de Nanteuil, que nous devons la découverte de la Chima. Nolchenella capturée au commencement de mars 1880, fixée à une branche de chêne, dans la vallée du Cannet ; au vallon des Cassandra.
EUPITHECIA VERATRARIA, HS.—(PI. X, fig. 8à 10).
Cette espèce nouvelle pour la France (1), est bien grande et m’a laissé voir des habitudes qui me semblent différer de celles de la Veratraria décrite par M. Guenée : X. p. 323. En effet, l’auteur du Specres nous dit que ses Veratraria, qu'il tenait de feu Lederer, sont écloses chez lui dans les premiers jours d'août, tandis que celles que j’ai élevées à Cannes, ont paru dès le mois de mai, sans me donner aucun insecte parfait au mois d’août. Je dirai aussi que la chenille de Veratraria qui a été décrite par M. Guenée, ne ressemble qu’assez imparfaitement à celles que j’ai étudiées moi-même. Mais dès l'instant que les figures et le texte de Veratraria publiés par Herrich-Schaeffer se rapportent à mon insecte, je ne dois voir autre chose que cette Æupithecia qui sera une nouveauté pour beaucoup de lépidoptérologues.
Vers la fin d’août 1879, j'ai rencontré un très grand nombre de chenilles de l'Æup. Veratraria rongeant lintérieur des capsules du Veratrum Album. Cette larve est assez courte, fusiforme, épaisse, très plissée, très lente dans ses mouvements et, chose rare chez les Arpenteuses, le premier et le dernier segments sont recouverts d’une plaque cornée.
(1) La Veratraria que j'ai rencontrée sur plusieurs points de la frontière italienne, doit exister aussi, c'est fort probable, sur les sommets de nos Alpes-
Maritimes qui limitent notre territoire, du côté du Piémont, lesquels égalent en hauteur, les lieux qui m'ont fourni cette Phalénite.
Le typeest d’un vert noirâtre, avec les incisions, du 4° au 9° anneau inclusivement, marquées d’un demi-cercle dorsal jaune orangé plus ou moins vif, et s’arrêtant à la hauteur des stigmates. Pas de lignes longitudinales, si ce n’est une dépression dorsale fine et continue. Stigmates très petits, d’un noir profond, cerclés d’un fin bourrelet concolore. Tête petite, globuleuse, noire et rétractile.
Les plaques précitées et les pattes écailleuses sont très noires; les ventrales etanales sont d’un orangé clair en dessous. Les poils sont rares, courts et bruns.
Cette larve qui grossit très vite, varie dans de larges proportions : la moitié environ est dépourvue du demi-cercle orangé qui existe chez l’autre moitié, à l’incision des anneaux. Cette variété est si abondante qu’on ne sait si elle ne représente pas aussi bien le type, que l’autre chenille qui est d’un noir verdâtre.
La transformation a lieu en septembre dans les détritus végétaux et quelquefois au centre des capsules dont les graines ont été rongées intérieurement.
L’état léthargique se prolonge pendant l’hiver, et c’est au printemps que se montre la première moitié des insectes parfaits. La seconde moitié ne doit éclore que l’année suivante.
Un fait digne d'intérêt se rapporte à Veratraria; il mérite d’être signalé. 30 ou 35 jours après l’éclosion de l'Eupithecia qui nous occupe, s’est montré, contrairement à ce qui a lieu d'habitude, deux parasites ; deux espèces d'Hyménoptères, et cela, en telle abondance qu’ils sont éclos dans lesproportions énormes de huit ou dix Hyménoptères pour deux Lépidoptères environ. Il peut cependant se faire qu’il n’en soit pas ainsi tous les ans.
La moitié à peu près des insectes parfaits s'étant montrée en mai, l’autre moitié n’a paru qu’un an après. Ces derniers
insectes sont donc demeurés 18 à 20 mois sous l’état léthargique ; et peut-être en restera-t-il qui n’écloront que la 3° année...
La Veratraria est, après les espèces congénères : Magnata et Fenestrata, la plus grande parmi les Eupithécies européennes.
Envergure, © : 26 à 27". Les quatre ailes, bien dévelop pées, présentent le bord costal légèrement arqué, d'un gris cendré, imperceptiblement lavé d’aurore. Les lignes trans verses sont peu marquées ; elles limitent très imparfaitement en gris clair l’espace médian. ‘
Deux séries de points noirs nervuraux, éclairés de blanchâtre extérieurement existent, mais ils sont à peine visibles. La ligne subterminale est dentée, blanchâtre, continue et caractérisée par un gros point de même couleur placé audessus de l’angle interne. La tache cellulaire est, aux supérieures, grande, ovale et noire; elle est fort petite aux secondes ailes. La frange à peine entrecoupée de noirâtre, est précédée d’une série de traits rectangulaires noirs séparés par un très petit point blanc. Thorax et abdomen concolores.
L’espèce varie peu, si ce n’est pour la taille; les sont toujours plus petits que les © .
C’est aux environs deSaint-Martin-Lantosque, à la cascade du Borréon : 1500", à N.-D.-de-Fenestre : 2,000", aux Cinq-lacs : 2,500" que, certaines années, cette Phalène se montre communément dans les prés humides où se développe en abondance le Veratrum Album, L.
EUPITHECIA FENESTRATA ©. (PI. X, fig. 11).
En 1874, lorsque j’ai publié cette curieuse espèce, je lai fait d’après une © unique.
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Pendant l’été 1879, étant retourné à la « Madone de Fenestre » patrie de l’Æupithecia dont il va être de nouveau question, je retrouvai cette Phalénite au même lieu que la première fois,
Le 10 août, tout en chassant d’autres insectes, M. l’abbé Clair et moi, primes 40 ou 50 Fenestrata des deux sexes. L’habitat de cette Phalène est assez restreint. C’est le pré humide situé à cinquante mètres au Sud de la Chapelle, parmi les Veratrum album qui croissent abondamment aux environs du sanctuaire (1).
Le de Fenestrata que je voyais pour la première fois, nous a paru aussi abondant que la ©. Il ne diffère en rien de celle-ci, et on aurait quelque peine à le reconnaître n’était l'abdomen effilé qui se termine par un pinceau de poils blancs.
Les antennes filiformes ressemblent à celles de la ?.
Cette Eupithécie varie quelque peu : certains sujets ont les lignes transverses roussâtres et teintées de brun clair ; d’autres, parmi les surtout, sont d’une taille relativement exiguë.
Je n’ai rien pu apprendre de Ja chenille; je le regrette vivement. N'ayant jamais vu l’insecte parfait ailleurs que sur le Veratruin, je soupconne que sa larve vit aux dépens de cette plante de la haute montagne.
Obs. Une particularité assez rare chez les Phalènes, distingue cette Æupithecia : elle ne pond jamais en captivité ; qu’elle soit blessée par l’épingle ou qu’elle ne le soit pas ; je v’ai donc pu connaître l’œuf de Fenestrata, bien que pour y parvenir dix ou douze femelles aient été sacrifiées.
(1) L'Eupit. l'enestrata a ëté retrouvée le 12 août 1880 au lac d'Entrecoul ; mais elle y était rare,
GNOPHOS SEROTINARIA, Hb. (PI. X, fig. 12).
Cette grande Phalène de la haute montagne était demeurée inconnue jusqu'à ce jour sous ses premières formes.
Une ° de Serotinaria capturée le 5 août 1879, aux environs de Saint-Martin-Lantosque, à une altitude d'environ 1900 ”, pondit 79 œufs fécondés. Près d’un mois après parurent les jeunes chenilles qui grossirent lentement et passèrent l'hiver.
Parvenue à son entier développement vers la mi-avril, cette chenille diffère peu par la forme et les mœurs des espèces congénères que j'ai pu étudier précédemment. Elle est assez courte, sensiblement carénée sur les côtés ; la tête est petite et rétractite, avec le onzième segment surmonté de deux petites caroncules coniques, légèrement inclinées en arrière. Le douzième anneau est surmonté lui-même de quatre
petits points saillants disposés en travers du segment anal.
Cette chenille est d’un rouge brique obscur. La ligne vasculaire n’est bien indiquée que sur les trois premiers anneaux et à l’incision de ceux du milieu.
Du 4° au 10° segment existe une tache chevronée, brunâtre, précédée d’un gros point noir. Chaque chevron est accompagné en de çà de l’incision, d’une tache blanchâtre. Pas de sous-dorsale, mais la ligne stigmatale est large, continue, d’un blanc carné, et accompagnée en dessous d’une ligne géminée. Les stigmates sont blancs et cerclés de noir.
La Gnophos Serotinaria est polyphage : elle se nourrit de Chicoracées, de Polygonées, mais aussi assez volontiers de feuilles d’arbrisseaux : Légumineuses, Caprifoliacées, etc. L'éducation de mes Serotinarin a été faite en grande partie avec les Lonicera Impleæa et Xylosteum.
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La métamorphose a eu lieu dans les débris d’herbes et de feuilles sèches. La chrysalide est d’un rouge acajou clair.
L’insecte parfait se montre dès les premiers jours de mai, et son éclosion se prolonge pendant un bon mois.
J'ai reconuu deux générations chez cette Gnophos ; ce qui, jusqu’à ce jour, n’avail pas été remarqué.
La seconde éclosion a lieu en automne et se continue pendant près de deux mois.
Les accouplements de Serotinaria réussissent bien en captivité.
Il arrive que plusieurs chenilles, provenant de la même ponte que celle qui fournit ses papillons en automne, passent l'hiver et ne se transforment en chrysalide qu'au printemps.
Les ® sont toujours moins abondantes que les<"; ceux-ci se montrent dans les proportions de trois sur une *.
La couleur cuir de Serotinaria type, varie assez souvent en jaune paille
Obs. A Cannes, j'ai pris à mon réflecteur, quelques exemplaires de cette Gnophos dont les chenilles, vraisemblablement, se sont échappées des poches en gaze qui les contenaient, placées sur des plantes en plein air, dans mon jardin.
GELECHIA RUMICIVORELLA.— (PI.X, fig. 13).
Cette élégante Tinéide, nouvelle pour la science Entomologique, a quelques rapports de forme et de couleur avec la Gelechia Plutelliformis, Stgr., sans toutefois que les chenilles aient la moindre similitude entre elles, puisque celle de Rumicivorella a la forme et semble avoir les habitudes de la Plutella Xylostella, L.; que celle-ci vit exclusivement sur les Crucifères herbacées, et que Rumicivorella ne se
- Le
rencontre que sur une plante de la haute montagne : le Rumex Scutosa.
C’est au commencement de juillet 1880 que, pour la première fois, je rencontrai sur les pentes rocheuses des environs de Saint-Martin-Lantosque, la chenille de cette Gelechia inédite qui grossit très vite, et tarde peu à disparaître pour se transformer. A la mi-juillet, parvenue à son entier développement, elle est très fusiforme, d’un gris de souris et rayée longitudinalement. Sa vivacité est extrême. En tombant dans l’ombrelle renversée, disposée pour la recevoir dans sa chute, cette chenille rapproche les deux extrémités de son corps et demeure ainsi, immobile, pendant quelques instants.
Trois semaines après la transformation en chrysalide, c’est-à-dire vers le 10 août, a lieu l’éclosion du petit lépidoptère. Voici sa description :
Envergure : 18 à 19".
Ailes supérieures étroites, allongées, presque parallèles, arrondies à l’apex, avec la côte légèrement falquée, d’un noir profond, mais dont le bord interne est éclairé par une large bande ondulée d’un blanc jaunâtre formant deux dents vers le milieu de l’aile, lesquelles se détachent sur le fond noir. Deux taches d’un blanc jaunâtre appuyées à la côte sont assez apparentes. La frange est large, blanchâtre et lavée de noir à l’apex. Les ailes inférieures, plus larges que les supérieures, sont luisantes et d’un gris noirâtre, avec la frange lavée de roussâtre.
Les supérieures en dessous sont luisantes, d’un gris noir foncé, sauf la frange qui est d’un blanc roussâtre. Sur la côte, près de l’apex, il existe deux ou trois stries blanches.
Les palpes sont jaunâtres, avec le dernier article annulé de noir. La tête et le thorax sont d’un blanc jaunâtre. Les côtés du thorax sont noirs ; l’abdomen est gris et l'extrémité est