‹ LépidoptérologieChapitre 3 sur 25 · OR OT I CT · texte numérisé non relu

OR OT I CT

C’est aussi l'opinion de mes collègues, M. de Peyerimhoff et M. E. Ragonot.

Enverg, 5 millim. — Les quatre ailes sont larges et bien développées ; les supérieures sont relativement courtes, d’un fauve vif, avec les lignes bien accusées, Celles qui limitent l’espace médian (celui-ci est large dans toute son étendue) sont d’un brun rougeâtre, et présentent, la première, un : angle vif, la seconde, un coude très arrondi. Cette ligne, dite coudée, se dédouble au milieu de l'aile pour former une sorte de delta plein, brun-rougeâtre, lequel appuie un de ses côtés au bord interne de l’aile. Cette ligne est accompagnée extérieurement d’un liseré doré qui se prolonge, par en bas, jusqu’à la frange concolore qu’il borde intérieurement dans ses deux tiers. Ce liseré abandonne alors la frange pour s’avancer, en formant un angle, jusqu’à trois taches costales, cunéiformes. Les ailes inférieures sont entièrement d’un fauve rougeâtre uni. En dessous les ailes sont d’un brun clair et luisantes. Les antennes, la tête et le thorax sont de la couleur des premières ailes.

Le mâle n’est point connu.

La Grapholitha Opulentana prendra place à la fin du genre, et portera le n° 1180 bis dans le Catalogue Staudinger et Wocke.

J’ai capturé cette remarquable espèce le 12 juillet 1875, au haut des Vallergues, dans un bois de chênes-liège rempli d’Erica scoparia.

EUZOPHERA MARITANELLA, Mill. Catal. raisonné, p. 264. (Sp. nov. PI. Il, fig. 15, non fig. 14, ainsi que c’est gravé.)

Cette superbe Crambide est voisine de sa congénère Mediterranella, mais en comparant les deux insectes on voit de

suite en quoi ils s’éloignent l’un de l’autre, sans parler de l’époque d’éclosion de chacun d’eux, si différente.

L’Euzophera Maritanella est de la taille de la Zophodia Convolvulella, Hb.; c’est donc la plus grande des Euzophères. Son envergure est de 27 à 28 millim. Elle a les ailes relativement plus larges que celles de la Mediterranella, - tout en ayant la couleur grise de cette dernière. Les lignes transversales sont larges, continues, blanchâtres et d'autant plus visibles qu’elles sont liserées de noir de chaque côté. La première de ces lignes est précédée d’une grande tache noire qui occupe toute la largeur de l'aile. La ligne coudée se montre avec un angle très prononcé. La tache cellulaire est blanchâtre, en forme de croissant, surmontant un gros point obscur. Les ailes inférieures sont blanches et légèrement enfumées au bord. En dessous, les supérieures sont d’un gris foncé, avec la tache cellulaire et la coudée imparfaitement écrites ; cependant la nervure costale est blanche dans sa plus grande longueur. Les palpes sont en crochet ascendant ; les antennes sont très-longues, noires et annelées de blanc. Le thorax, l’abdomen et les pattes sont concolores.

Je prends l’Euz. Maritanella à la fin d'octobre, dans mon jardin à Cannes, où, par les nuits chaudes et sombres elle vole au réflecteur.

EUZOPHERA MEDITERRANELLA, Mill. Revue de Zoologie, p. 248 (1874.)—({Sp. nov. PI. IT, fig. 16.)

Cette belle espèce vient d’être découverte à Cannes. Elle n’est pas rare au mois de juin, dans la vallée du Cannet. Le plus souvent je la prends à mon réflecteur.

Cannes, Mai 1876.

P. Micuière.

His

Fig. 3.

Fig. 4

Fig. 6.

Fig 7:

Fig. 9

Fig. 10.

. Insecte parfait.

Fig. 12.

. Tête grossie.

Fig. 14.

Explication des figures de la planche L° T:

GELECHIA ARISTOTELIS, Mill.

. Tête grossie.

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