Est riëtchi... 1841. I
Il y a des paroles dont le sens Est obscur ou insignifiant, Mais sans être ému On ne peut les entendre.
Comme leur accent est plein De la folie du désir !
En elles, les larmes des séparations, En elles, le frémissement des rendez- vous.
Il n'aura pas d'écho Parmi le bruit du monde, Ce mot qui naquit De la flamme et de la lumière ;
Mais à l'église, au combat, En quelque endroit que je sois, L'entendant, partout Je le reconnaîtrai ;
Sans terminer ma prière Je répondrai à cette voix Et je laisserai là le combat Pour courir à son appel.
Une autre rédaction de la même pièce a pour titre : Sons magiques. La voix de la bien-aimée a sur l'amant un pouvoir merveilleux. Déjà en 1830, le poète chantait la puissance des sons : Zvouki, I, 133. Ailleurs, 1, 242, il se demande si la voix de celle qu'il aime n'est pas un écho du paradis. Voir aussi n° 9. Les harmonies musicales ont également sur son âme une mystérieuse influence. V. O polno oudariat', 1831, I, 235, et cf. A» Lirondelle, A. Tolstoï, p. 506.