Niet, ia nêBaïron... 1831. I
Non je ne suis pas Byron, je suis un autre, Un élu inconnu encore, Comme lui pèlerin chassé par le monde, Mais pourtant avec une âme russe.
J'ai plus jeune commencé, je finirai plus jeune, Mon esprit n'accomplira pas beaucoup de choses ; Au fond de mon âme, comme dans un océan, La masse de mes espoirs brisés repose.
Qui pourrait, Océan sombre, Pénétrer tes secrets ? Qui Pourra à la foule traduire mes pensées ? Ce sera moi ou Dieu, ou bien personne (1).
L. se proclame indépendant de toute imitation de Byron, après avoir été son disciple fidèle (V. I, 177, en 1830). Il se dit Russe, tout en chantant sa nostalgie de l'Ecosse, berceau de ses ancêtres (I, 211, en 1831). Le ton de la pièce donne une idée de celui qui règne en général dans les poésies de jeunesse.