SCENE IX
les mêmes, MADAME DOUCET.
MADAME DOUCET
Ah! les monstres ! t les gueux d’monstres !... J’étouffe!
FRANÇOIS
Qu’avez-vous?
MADAME DOUCET
Us l’enlèvent, les scélérats!
FRANÇOIS
Louise ?
Us étaient trois contre moi, et ils riaient encore...
FRANÇOIS
Qu’est-ce que cela signife, monsieur Jules?
JULES
Calmez-vous, François; mère Doucet, cela ne peut être qu’une plaisanterie que vous avez prise au sérieux.
MADAME DOTJCET.
Eh bien I ça s’ra une plaisanterie qui leur aura valu mes dix doigts sur la face ; v’Ià comme je plaisante, moi... Mais n’barguignons pas : qu’on m’rende sur-le-champ ma Louise, ou je r’commence. ..
FRANÇOIS
C’est moi que cette affaire regarde. Louise va devenir ma femme; monsieur Jules, j’ai droit d’exiger que sur-le-champ vous alliez avec moi...
jcles.
Vous le prenez sur un ton...
FRANÇOIS
Oh! je me modère... beaucoup... tant que je peux... Ne me forcez pas à oublier que vous êtes le fils de mon bienfaiteur... Parlez, où est Louise? que préteud-on avec cet enlèvement?
Oui, dépêchez-vous de parler, ou je ne connais plus de propriétaire.. . Je vous en préviens, y’ià la moutarde qui me monte au nez. • s
JULES
Ah! c’en est trop. Sortez de chez moi, ou je vous fais chasser ù l’instant.
FRANÇOIS
Misérable ! t
MADAME DOUCET
Avancez-y donc pour voir !