‹ Les 6 degres du crime melodrame en trois actesChapitre 19 sur 50 · LES MÊMES, MADAME DOUCET, FRANÇOIS · texte numérisé non relu

LES MÊMES, MADAME DOUCET, FRANÇOIS

MADAME DOUCET

Quand je te dis que j’entrerai, à ton nez et à ta barbe... tu ne veux pas me lécher? tiens!... v’U\ pour toi. ( Elle donne un soufflet au domestique qui la retenait. )

FRANÇOIS

Je suis sûr qu’elle est ici.

LOUISE

Ma mère!... Où me cacher?

ÉLOMIRE

Puis-je savoir ce que vous venez chercher chez moi?

MADAME DOIJCBT.

Ma fille , il faut qu’on me la rende.

, FRANÇOIS

Louise, c’est elle, la voici!...

jcles , à madame Doucet.

Veuillez m’écouter, et vous n’aurez plus à vous plaindre...

MADAME DOUCET

Taisez-vous, mauvais sujet, et. ..en arrière, ou je ne répondrais de rien’. Comment c’est là ma filje, harnachée de la sorte?

' LOUISE

Ma mère!

MADAME DOUCET

Eh ! vite , vite , qu’on me plante là toutes ces guenilles dorées, et qu’on me suive à l’instant ! * .>

élomire, bas.

C’est une furie, elle est capable de la tuer.

jcles, bas à Louise . j .

Je vous adore et pour la vie.

FRANÇOIS

Louise!

MADAME ttOUCET.

Eh bien! tu ne réponds pas, tu restes là comme une statue? Pour la seconde fois, veux-tu te débarrasser de tous ces oripeaux et me suivre?., je te l’ordonne. ( Elit lui serre le bras avec force.)

LOUISE

Mais, enfin....

FRANÇOIS

Ne lui faites pas de mal.

élomire.

Je ne souffrirai pas qu’on violente personne chez moi.

Serez-vous sourde aux prières de votre amant ?

LOUISE

Ah ! j’ai peur !.. . Je ne sais que faire...

élomire, à Jules.

Elle nous restera.

MADAME DOUCET

Tu ne m’obéis pas, tu fais la sourde oreille, il faut que je t’étrangle. ( Tout lemonde et François se jettent entr’etles; Louisc t effrayée, tombe sur un siège.) N’fais pas d’mines...va, jen’me salirai pas les mains. C’bravé garçon avait raison , j’aurais pas dft t’éduquerà filer des notes; mais enfin, c’est fait, et tu m’en-pujiis. Tu t’tais; va, malheureuse, puisque tu l’veux, cours la

belle carrière qui t’est ouverte ; mais moi, dont tu semblés rougir, ainsi que toutes ces belles pomponnées qui t’entourent, si j’nai pas d’belles manières, si mon ton est brusque , j’ai toujours été une honnête femme, et j’vois qu’on n’peut déjà plus en dire autant d’toi comme d’ elles; va, déhontée, tu n’m’es plus de rien; mais avant d’partir, v’Ià pour te faire mes adieux. ( Elle s’élance sur elle.) Tiens, tiens! ( Ellemel le costume de Louise en piices.M iens maintenant, mon garçon, l’air qu’on respire ici n’est pas bon pour nous.

, LOUISE

Ma mère 1...

Pas d’injures!., ta mère !... jamais; Va-t-en; mais n’oublie pas que tu mourras malheureuse.

Michel , froidement.

Cela doit être ainsi. [Louise pousse un cri et s’évanouit , on l’entoure, sa mère entraîne François.): \

FIN Dr PREMIER ACTE.

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