LES MÊMES, MADAME DOUCET, FRANÇOIS
MADAME DOUCET
Quand je te dis que j’entrerai, à ton nez et à ta barbe... tu ne veux pas me lécher? tiens!... v’U\ pour toi. ( Elle donne un soufflet au domestique qui la retenait. )
FRANÇOIS
Je suis sûr qu’elle est ici.
LOUISE
Ma mère!... Où me cacher?
ÉLOMIRE
Puis-je savoir ce que vous venez chercher chez moi?
MADAME DOIJCBT.
Ma fille , il faut qu’on me la rende.
, FRANÇOIS
Louise, c’est elle, la voici!...
jcles , à madame Doucet.
Veuillez m’écouter, et vous n’aurez plus à vous plaindre...
MADAME DOUCET
Taisez-vous, mauvais sujet, et. ..en arrière, ou je ne répondrais de rien’. Comment c’est là ma filje, harnachée de la sorte?
' LOUISE
Ma mère!
MADAME DOUCET
Eh ! vite , vite , qu’on me plante là toutes ces guenilles dorées, et qu’on me suive à l’instant ! * .>
élomire, bas.
C’est une furie, elle est capable de la tuer.
jcles, bas à Louise . j .
Je vous adore et pour la vie.
FRANÇOIS
Louise!
MADAME ttOUCET.
Eh bien! tu ne réponds pas, tu restes là comme une statue? Pour la seconde fois, veux-tu te débarrasser de tous ces oripeaux et me suivre?., je te l’ordonne. ( Elit lui serre le bras avec force.)
LOUISE
Mais, enfin....
FRANÇOIS
Ne lui faites pas de mal.
élomire.
Je ne souffrirai pas qu’on violente personne chez moi.
Serez-vous sourde aux prières de votre amant ?
LOUISE
Ah ! j’ai peur !.. . Je ne sais que faire...
élomire, à Jules.
Elle nous restera.
MADAME DOUCET
Tu ne m’obéis pas, tu fais la sourde oreille, il faut que je t’étrangle. ( Tout lemonde et François se jettent entr’etles; Louisc t effrayée, tombe sur un siège.) N’fais pas d’mines...va, jen’me salirai pas les mains. C’bravé garçon avait raison , j’aurais pas dft t’éduquerà filer des notes; mais enfin, c’est fait, et tu m’en-pujiis. Tu t’tais; va, malheureuse, puisque tu l’veux, cours la
belle carrière qui t’est ouverte ; mais moi, dont tu semblés rougir, ainsi que toutes ces belles pomponnées qui t’entourent, si j’nai pas d’belles manières, si mon ton est brusque , j’ai toujours été une honnête femme, et j’vois qu’on n’peut déjà plus en dire autant d’toi comme d’ elles; va, déhontée, tu n’m’es plus de rien; mais avant d’partir, v’Ià pour te faire mes adieux. ( Elle s’élance sur elle.) Tiens, tiens! ( Ellemel le costume de Louise en piices.M iens maintenant, mon garçon, l’air qu’on respire ici n’est pas bon pour nous.
, LOUISE
Ma mère 1...
Pas d’injures!., ta mère !... jamais; Va-t-en; mais n’oublie pas que tu mourras malheureuse.
Michel , froidement.
Cela doit être ainsi. [Louise pousse un cri et s’évanouit , on l’entoure, sa mère entraîne François.): \
FIN Dr PREMIER ACTE.