JULES, ÉLOMIRE, LOUISE
Louise, à Élomire.
Ma chère amie , je t’en prie, ne me quitte pas.
éLOMiRE , bas d Louise.
Sois donc tranquille.
JULES
Je t’attendais avec impatience... J’ai à te parler.
LOUISE
Comme tu parais agité!.,. Tu m’annonçais dans ton billet que la fortune enfin t’avait favorisé.
JULES
Oui, d’abord... mais depuis... la chance a tourné, et il faut que tu m’aides à la faire changer.
LOUISE
Moi! et comment? tu sais que je t’ai remis tout ce que je possédais.
JULES
Oui, mais ces diamans, ils te sont inutiles.
LOUISE
Tn voudrais encore.. .
Il ne s’agit que de me les prêter pour quelques instans.
( Élomire fait signe à Louise de ne pas céder. )
Mais....
LOUISE
JULBS.
Vous hésitez, Louise, vous?
LOUISE
C’est que je ne pourrai plus me présenter... ensuite...
JULES
Pas de vains détours, je vous eu prie; vos diamans, il les faut.
me
LOUISB.
Ce n’est pas ainsi que vous obtiendrez...
JULES
Vous voulez me résister... Ah ! ne me forcez pas à un éclat!
LOUISE
C’en est fait, je vous fuis, et pour toujours.
JULES , l’arrêtant par le bras.
Vous ne me quitterez pas. (lui serrant le poignet avec force . )
LOUISE
Vous me blesse*.
JTJtES.
Vos diamans I
LOUISE. t
Vous me brise* le poignet 1
JULES
Vos diamans, vous dis-je 1...
Louise , poussant un cri de douleur.
Ah t
élomire, s’approchant.
Que faites-vous?... laissez-la«
JULES
Ça ne vous regarde pas; éloignez-vous.
LOUISE
Jules !... je vous en supplie !...
JULES
Vos diamans...
LOUISE
Ah ! prenez-les... et finisse* mon supplice... Les voilé, monsieur... maintenant je suis libre.
JULES
Non... non... C’est quand ma ruine est complète que vous m’abandonneriez... Vous ririez de moi, si je le souffrais!... Monsieur de la chambre! Non, Louise, vous me connaissez... Tremblez d’exciter ma colère... Monsieur de la chambre, conduisez-moi, je veux de l’argent sur ces valeurs.
MONSIEUR DE LA CHAMBRE
Je suis à vos ordres, monsieur. ( Ils sortent . )