SCENE X
Les mêmes , ROBERT , en allumeur de réverbère.
bobebt , marchant droit au banc.
Ah ! la croix que j’ai barbouillée y est toujours. ( Lacaille fait uu bruit, Robert y répond.) Attention ! les amis; v’ià les pousse- * ■ cailloux qui pataugent... Us vont tourner par cette rue, après » ça nous serons tranquilles.
FEBMSASD.
Filons!
LACAILLE
Je reste, moi, n’y a pas de danger, je leur dirai deux mots, vous ferez le tour du mur et reviendrez par l’autre rue.
(On entend le» pas de la patrouille; elle arrive auprès de Lacaille, qui semble ne pouvoir reprendre sa hotte.)
LE CÀPOBAL.
Qu’est-ce que tu fais là?
LACAILLE
Je me repose, mon officier, parce que, voyez-vous, il y a déjà loin de la barrière ici... et que d’ioi à la balle, où je porte mes fruits, il y a encore plus loin. Si le cœur vous en disait,
(en levant la paille.) une, ça u’paraîtra pas... à vol’ service, mon officier.
LE CAPOBAL.
Merci !
LACAILLE
S’il y avait un camarade bon enfant, il m’aiderait à reprendre ma hotte. ( Un des soldats l’aide d fa soulever.) Bien obligé, mon t vieux; vous allez comme ça à la barrière...
LE CAPOBAL.
Jusqu’à la place de la Concorde, par le boulevard.
LAQAILLE.
Bonne promenade, les amis; j’vas couper par les rues jusqu’à mon faubourg...
LE CAPOBAL.
En avant!
( La patrouille sort ; Lacaille va jusqu’au coin opposé avec sa hotte, regarde en arrière en silence les soldats s’éloigner, et dit : Et d'une.)