‹ Les 73 journées de la Commune: du 18 mars au 29 mai 1871Chapitre 143 sur 212 · LA PRUDENCE DE FÉLIX PYÀT · texte numérisé non relu

LA PRUDENCE DE FÉLIX PYÀT

croire et je ne le crois pas. L'obstination de l'Assemblée de Versailles est devenue de la surdité. Avouons aussi que la conduite des francs-maçons pour arriver à la concorde est assez singulière, et qu'ils ont tout à fait l'air de mettre le chassepot sous la gorge de M. Thiers en lui chant : « La paix ou la vie! »

Ah ! non pas, non pas, Monsieur Félix Pyat, vous y pesterez, s'il vous plaît ! vous en avez été, vous en êtes, vous en serez. Il est boa que vous récitiez tous les temps du verbe. Je ne m'étonne pas que, voyant les choses mal tourner, un homme aussi habite que vous ait jugé à propos de donner sa démission. Quand la maison brûle, on saute par la fenêtre. Mais vous aurez été habile eh pure perte, car vos aimables confrères vous attendent dans la rue afin de vous ramener en plein incendie. C'est en vain que vous aurez écrit la lettre suivante, un chef-d'œuvre, au président de la Commune :

« Citoyen président, si je n'avais été retenu au ministère de la guerre le jou* où la question des élections a été tranchée, j'aurais voté avec la minorité de la Commune.

« Je crois que la majorité, cette fois, s'est tromoée. »

« Cette fois » est poli,

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