‹ Les 73 journées de la Commune: du 18 mars au 29 mai 1871Chapitre 166 sur 212 · EAU BÉNIT* DE CLUB · texte numérisé non relu

EAU BÉNIT* DE CLUB

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pôro, s'écrie. Jo vois dos chaisos prêtes à voler sur l'orateur. On l'entoure, on le hue : « A bas Lhuillier! vive Drombrowski l » Quelques-uns orient : « Il a raison! » Le tumulte redouble. Calme au milieu de l'orage, le citoyen Lhuillier ne consent pas à quitter la tribune, il veut parler, il veut s'expliquer. Deux femmes — deux aimables mégères — se précipitent sur lui ; des hommes s'en mêlent : on l'enlève, on l'emporte, il se débat, il crie, on monte sur les chaises, je ne l'entends plus, je ne le vois plus. Qu'a-t-on fait du citoyen Lhuillier ?

Eh bien ! que pensez-vous de ceci, messieurs les catholiques? regrettez-vous encore les prêtres et les chantres qui officiaient et psalmodiaient naguère dans les églises da Paris? Quel homme, à l'aspect de ce public si tolérant, si intelligent, qui accueille avec reconnaissance les plus nobles leçons de morale et de politique , quel homme méconnaîtrait encore l'heureuse influence de la révolution actuelle? innombrables bienfaits de la Commune de Paris !

Comme j'allais sortir, un gamin s'approcha du bénitier, un brûle*gueule à la main. Il prit une poignée do tabac, et dit:

— Au nom du père !

Il bourra sa pipe et dit :

— du fils!

Il ralluma et dit :

— Et du Saint-Esprit !

Ma foi ! je lui ai donné une calotte.

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