‹ Les 73 journées de la Commune: du 18 mars au 29 mai 1871Chapitre 192 sur 212 · XCJ · texte numérisé non relu

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Il est impossible de sortir ; la nuit a été presque paisible, la matinée commence, hideuse. La fusillade, intense, multipliée, interminable, retentit tout près de moi. Je crois qu'on se bat rue du Faubourg-Montmartre. J'ouvre ma fenêtre, et je recule devant une brusque recrudescence de bruit. Dans la cité Trévise, aucun passant, les maisons sont hermétiquement closes. Au-dessous demoi, au second étage, il se fait un grand remuement de meubles, puis j'entends distinctement un sanglot, un sanglot de femme. Je me souviens que le second étage de ma maison est occupé par un membre de la Commune et sa famille. Je suis tenté de descendre pour porter secours aux femmes, en cas de péril, lorsque, de ma fenêtre, je vois entrer dans la cité, en courant, un homme qui porte un uniforme de lieutenant; je le reconnais, c'est mon concierge. Il s'arrête, regarde autour de lui, et, sûr d'être seul, prend son fusil à deux mains et le lance par de là

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