‹ Les 73 journées de la Commune: du 18 mars au 29 mai 1871Chapitre 6 sur 212 · CLÉMENT THOMAS · texte numérisé non relu

CLÉMENT THOMAS

Ce projet fut approuvé, et M. Clément Thomas fut conduit, non sans avoir à subir plus d'un outrage, au Château-Rouge, où le général Lecomte était enfermé depuis le matin*

A partir de ce moment, le récit que j'ai recueilli diffère peu des différentes versions qui circulent dans la villa,

Vers quatre heures les deux généraux furent tirés de leur prison par une centaine de gardes nationaux. Ou avait attaché les mains du général Lecomte. M. Clément Thomas n'avait pas de liens. On les conduisit sur le sou** met de la butte Montmartre. On s'arrêta devant lf n° 6 de la rue des Rosiers* C'est une petite maison que j'ai été voir depuis; il y a un jardin devant; eU# a l'air bourgeois et paisible. Ce qui se passa dans oatte maison ne sera peut-être jamais su. Etait-ce là que siégeait alors le Comité central de la garde nationale? Le Comité s'y trouvait-il tout entier., ou n'y était-il représenté que par quelques-uns de ses membres? Plusieurs personnes supposent que la maison n'était pas occupée, et que les gardes y firent ealrer les prisonniers pour faire croire à la foule qu'on allait procéder à uft jugement, et pour donner ainsi une apparence de légalité à l'exécution qu'ils préméditaient.

Il faut ajouter que, d'après «certains témoignages, il y avait des lignards parmi les gardes qui entouraient les généraux.

Le procès — en supposant qu'il y ait eu procès — • ne fut pas long.

A l'un des bouts de la rue, il y a un mur de clôture; c'oet là que furent conduits les condamnés.

Dès qu'on eut fait halte , un officier de la garde watàô»

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