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La vie future

Ils ne croient pas à la vie future dans un autre monde.

TlLKENS.

Pour des intelligences aussi peu cultivées, la plupart des phénomènes naturels semblent inexplicables ; la pluie, la foudre, les inondations, la sécheresse, la maladie, la mort, leur paraissent également merveilleux, parfois même invraisemblables ; F Ababua admet, en effet, difficilement la maladie et ne conçoit pas la mort complète de l'être humain. Tous croient fermement en une vie future, mais pour eux l'âme n'est pas transportée en un paradis ou en un centre de douleur, suivant le plus ou moins de qualités de celui qu'elle a animé.

Vbdt, Bull. Soc. R. B. Géogr., XXVIH (1904), 265.

Sans être certain que la croyance suivante existe chez les Ababua, elle existait cependant chez une femme Ababua qui avait passé cinq ou six ans dans les stations européennes. Elle se faisait dessiner des tatouages en grand nombre sur le corps et attribuait à ces empreintes une certaine valeur, semblant en faire une monnaie ultra-terrestre. L'un des tatouages devait lui permettre d'avoir un logement après sa mort; un autre paierait l'eau qu'elle boirait, un troisième servirait à l'achat de nourriture, etc.

Ce qui ressort le plus nettement de tout cela, c'est que l'Ababua, comme d'ailleurs la plupart des êtres humains, ne peut admettre sa fin absolue et définitive. Il craint la mort et tache de trouver une consolation à cette échéance fatale, dans sa foi en une vie future quelconque. (Cf. B. 32.)

Védy, Bull. Soc. R. B. Géogr., XXVIII (1904), 266-267.

Tous croient à la vie future, dont pour eux une première incarnation de métempsycose est une forme, mais ils ne

Ababua. Congo. D, 110.

recherchent ni* ne raisonnent plus loin. En somme, ils croient à un pouvoir supérieur, à des forces inconnues, à une vie future de leur esprit, mais tout ceci se présente à eux d'une façon très vague, instinctive et non raisonnée, sans qu'ils s'en préoccupent, à moins que ce ne soit en des circonstances déterminées comme la mort d'un d'entre eux, la recherche d'un présage, la vue d'un phénomène naturel et exceptionnel, et encore n'est-ce que pour se livrer alors à des pratiques superstitieuses se traduisant le plus souvent par des danses qui les amusent ou par des orgies.

de Renette.

L'Ababua croit à la réincarnation. (Voir D. 109.) de Calonne, Mouv. Soc. Int., I (1909), 396.

ABABUA

(Congo.)

D. — Vie religieuse.

a) Idées philosophiques et religieuses.

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