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Division du temps

Le temps est divisé non pas en année, mais en mois lunaire; le mois se subdivise en jours, et le jour en matin, midi et soir. En outre l'Ababua connaît la saison des eaux hautes, Ndobo, et la saison des eaux basses, Sanga. Ils n'ont pas d'appareil pour mesurer le temps.

L'Ababua divise l'année en saison sèche et saison des pluies; il compte aussi par mois lunaires, mais ne savent pas de combien de jours se compose un mois lunaire, ils en connaissent le commencement : la lune (utenibé) se lève, et la fin : la lune meurt. Une période pendant laquelle il n'y a pas eu de pluie se dit : ngaangè.

TlSAMBI.

Abàbua. Congo. C, 139.

ABABUA

(Congo.) E. — Vie intellectuelle.

b) Sciences.

. 140. Médecine et chirurgie.

La médecine se réduit à l'emploi de certaines plantes médicinales : le féticheur en cas cle maladie donne une potion moyennant redevance.

TlLKENS.

La science médicale des Ababua est des plus rudiraentaires. Pourtant, parmi les végétaux employés pour traiter certaines maladies, il en est, certainement, dont l'action est des plus utiles. Malheureusement le féticheur garde soigneusement son secret et la plupart des plantes médicinales qu'il emploie ne sont connues que de lui seul. Quelques écorces purgatives sont pourtant employées couramment par les indigènes ; ils usent aussi de quelques poudres de bois pour la guérison des ulcères. Outre ces moyens thérapeutiques un peu compliqués, les Ababua se servent couramment de la scarrification en cas de pneumonie, de splénite, de névralgies ou d'arthrites. L'usage des attelles, en cas de fracture, leur est connu également. Le débridement est couramment pratiqué pour guérir les plaies profondes infectées. Le féticheur est aussi le guérisseur. A cette fin il a appris les propriétés de quelques végétaux, de macération, d'infusion, de poudre de racines ou d'écorces de certains fruits qu'il administre aux malades. Ces seuls moyens ne lui suffisent pas, il se livre aussi à certaines préparations de médecine, à des invocations, gesticulations et simagrées, qui ont pour but de chasser le Likundu.

Védy, Bull. Soc. R. B. Géogr., XXVIII (1904) 269-271.

Tout Ababua possède la connaissance de quelques médecines d'usage courant. La connaissance générale des propriétés des corps est spécialisée par le Mbébé ou moto ma lïboka le médecin-magicien. Expert dans la détermination des espèces botaniques, il a appris à en tirer par des infusions et des triturations diverses des médicaments efficaces ou des philtres puissants, etc. (Voir D. 106; D. 122.)

de Galonné, Mouv. Soc. Int., X (1909), 391.

Ababua. Congo. E, 140.

De très nombreuses médications contre les maladies sont spécialisées par quelques individus et comprennent des pratiques magiques. Voir D. 106. Elles ont pour but de guérir : l'inflammation des yeux, l'évanouissement, les maux de dents, la syphilis, la blennhorragie, les bronchites, les pneumonies, les arthrites, les coliques des nourissons, etc. Le médecin ababua sait aussi poser des moxas. (Cf. D. 106.)

de Galonné, Mouv. Soc. Int., X (1909), 390.

2 Mai. — Départ de Bundjua, à 7 h. 10. A la sortie du village dans la direction de l'est, nous traversons de grandes plantations de maïs et de manioc. De 9 h. 30 à 10 h. nous traversons d'anciennes plantations ou croissent différentes espèces de roseaux parmi lesquelles on remarque le Basanga, appelé sosombo par les indigènes de race babua. Les hommes qui m'accompagnent mangent une grande quantité de fruits rouges qui croissent au pied de ce roseau ; il a un goût aigre et est très rafraîchissant : il en est de même du suc contenu dans la tige, que les indigènes emploient comme remède contre la gonorrhée.

Nahan (Lt), Belg. Colon., IV (1898), 5446.

ABABUA

(Congo.)

E. Vie intellectuelle.

b) Sciences.

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