Limites des propriétés
Les parties de terre sont délimitées soit par un ruisseau, soit par un ou plusieurs arbres renversés, soit par un accident de terrain quelconque.
TlLKKNS.
La propriété de la terre et même de l'eau est bien déterminée, de même que la propriété des fourmillières et des termitières qui sont des aliments. Il n'y a pas de marques de propriétés, mais l'Ababua sait très bien quelle partie lui appartient et quelle partie ne lui appartient pas. La délimitation des propriétés par un ruisseau ou par un arbre renversé ou par un autre signe n'existe que pour les grandes forêts qui sont des territoires de chasse réservés aux hommes d'un même village.
TlSAMBI.
La délimitation des territoires de chaque étina est faite avec une précision remarquable. Ce sont généralement les ruisseaux qui tiennent lieu de séparation ; vers la ligne des sources on employera la lisière caractéristique d'un likombé, ou quelques repères tels qu'un bivengu ou un libudu ; de telle sorte qu'en quelque point qu'on soit dans la forêt, le guide indigène saura toujours vous dire dans quel territoire l'on se trouve. Pour toute la région que nous étudions, il n'existe qu'une bande de forêts en litige, séparant les Mobati d'Angu et les Mogingita, des Asandé Abandia du Rubi. Les uns et les autres y chassent, et seule l'occupation européenne a empêché que le droit de propriété de l'un ou de l'autre de ces groupes n'ait été définitivement établi par les armes. (Voir aussi F a 153.) db Calonne, Mouv. Soc. Int., X (1909), 354.
Ababua. Gonoo. F, 154.
ABABUA
(Congo.)
F. — Vie sociale.
a) Propriété.