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Voies de communication

Il n'y a pas de routes tracées, mais de mauvais sentiers ne permettant que le passage à une seule personne de front. A tout moment ces chemins sont barrés par des arbres renversés ou par de hautes herbes envahissantes et de plantes épineuses ou les branches d'un arbre renversé. Les indigènes n'entretiennent pas les chemins et préfèrent contourner les obstacles ou passer par-dessus. Si on leur demande le motif de cette façon d'agir, ils répondent que s'ils tenaient les chemins en bon état, autant vaudrait appeler le voisin pour leur faire la guerre et les piller. Les sentiers ne sont donc pas entretenus par stratégie. Il faut ajouter encore que la marche sous bois est difficile parce qu'il faut se courber continuellement, faire attention aux racines et aux souches, se faufiler entre les lianes. Pour les passages des rivières, il n'y a pas de ponts ; aux hautes eaux, les indigènes se servent dune liane tendue d'un arbre à un autre par-dessus la rivière.

TlLKENS.

En général aucun sentier battu ne conduit des terres cultivées au village. Entre les diverses tribus, d'assez vastes espaces restent déserts.

Védt, Bull. Soc. R. B. Gêogt:, XXVIII (1904), 202.

L'indigène emploie souvent le lit de ruisseau à sec comme sentier.

Périn.

Ababua. Congo. F, 164.

Les relations entre tribus voisines sont constantes et les routes sont constamment parcourues par des messagers ou par des voyageurs allant visiter l'un ou l'autre parent dans les villages environnants.

Yédt, Bull. Soc. R. B. Géogr., XXVIII (1904), 199.

Les sentiers battus qui relient les petites agglomérations, l'établissement de ponts primitifs, en troncs d'arbre abattus sur les ruisseaux qui les séparent, indiquent les incessantes communications qui se produisent entre ces hameaux.

de Calonne, Mouv. Soc. Int., X (19C9), 316.

ABÂ.BUA

F. — Vie sociale.

h) Régime économique»

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