‹ Les AbabuaChapitre 15 sur 170 · A B ABU A · texte numérisé non relu

A B ABU A

(Congo.)

A. — Renseignements géographiques

et ethnographiques généraux.

2 (suite).

Vêlé. — Régime. — Vers la fin d'octobre, le niveau de la rivière s'élève de 5 à 6 mètres, et la vitesse du courant est à peu près doublée. Le débit est donc de 15 à 20 fois plus considérable qu'aux eaux basses.

Cette variation dans le débit des rivières change périodiquement l'aspect des rapides et des endroits où le lit est tourmenté. G'est ainsi que certains rapides n'existent plus aux eaux hautes, alors que d'autres sont infranchissables pour les steamers à cette époque. La connaissance des rapides est nécessaire même pour la navigation en pirogues, qui est dangereuse quand elle n'est pas dirigée par des gens du pays. Les Européens ont souvent éprouvé des accidents de toute nature du fait de la navigation.

Marinel (Le), Bull. Soc. B. B. Gêogr., XVII (1893), 9.

Dans le cours moyen les crues sont considérables d'août à décembre, pendant la saison des pluies. — La vitesse du courant varie suivant l'élévation des eaux. Au commencement de la baisse des eaux, cette vitesse atteignait 2 kilomètres à l'heure, dans les environs du mont Angba. Pendant la saison sèche, les rapides et les chutes faisaient office d'écluses, la rivière est divisée, pour ainsi dire, en une série de biefs. La température de l'eau est de 23' moyenne, p endant le mois d'octobre, novembre et décembre.

Brumpt, Gêogr. Paris, IX (1904), 438.

Les crues de la rivière sont considérables et la font changer complètement d'aspect; lors des hautes eaux, le courant est très fort et les rapides sont difficiles à franchir; les chutes effraient par leur bruit et leur impétuosité; les îles et les rives sont inondés; en général, le fleuve, sans avoir l'aspect grandiose du Congo, paraît majestueux. Aux eaux basses, le lit de la rivière ne présente à la vue qu'une succession de pierres et de roches, à tel point qu'on se demande souvent si l'on se trouve bien sur une rivière de l'importance de l'Uelé.

Abàbua. Congo. A, 2.

A cette période, les eaux sont limpides et l'on voit le fond rocheux; l'eau ne descend des chutes que par des minces filets argentés et immédiatement en amont des barrages des rocs, elle est tranquille et paraît sommeiller.

Milz, Belg. Colon., I (1895), 60a.

A Djabbir. — L'Uelé est soumis à une seule crue, qui débute au plus tard en avril et se continue avec assez de régularité jusqu'en novembre. Il subit ensuite une baisse très brusque, analogue à celle que nous avons signalée pour l'Ubangi, à Yakoma. En 1894, au poste des Amadi, situé en amont de Djabbir, le lieutenant Nys notait le niveau extrême le 1 1 novembre. La différence entre les plus hautes et les plus basses eaux y. dépasse quelque fois 4 mètres.

Lancaster et Meuleman, Climat, 235.

A Verre. — A l'Uerre, les eaux commencent à monter en mai et atteignent leur plus grande hauteur en octobre; elles descendent au commencement de novembre et sont à l'étiage dans les premiers jours de décembre.

Langaster et Meuleman, Climat, 422.

A Bomokandi (Bambili). — Les eaux commencent à monter en mai, atteignent un niveau élevé en juillet, redescendent ensuite, pour remonter bientôt jusque vers le 15 novembre, époque de leur plus grande hauteur. Ce maximum est suivi rapidement d'une chute très brusque, au point qu'en décembre elles sont déjà très basses. Lancaster et Meuleman, Climat, 214.

Vêlé. — Navigabilité. — Sur l'Uelé comme sur le Bomu on fait usage, pour la navigation, de pirogues construites par les indigènes ; seulement, la navigation n'est pas exempte de dangers. Celle-ci ne se pratique guère en amont de Dungu.

Bauw (De), Belg. Colon., VII (1901), 1006.

L'Uelé, depuis Vankerkhovenville jusque Niangara, soit sur une longueur de 250 kilomètres environ, présente une largeur de 100 à 150 mètres en moyenne. Son cours est interrompu par de très nombreux barrages rocheux et, par conséquent, par des rapides, des chutes et des cataractes qui rendent la rivière fort peu navigable, même pour de petites pirogues. De Niangara jusque Mapussi, les barrages moins fréquents et de peu d'importance permettent de se servir de l'Uelé comme d'une voie commerciale sûre.

A. — Renseignements géographiques

et ethnographiques généraux.

2 {suite).

A partir de Mapussi, les rapides recommencent et leur série est ininterrompue jusqu'au confluent de l'Uelé ayec le Bomu, c'està-dire jusqu'à l'Ubangi.

En même temps que le courant de la rivière est plus tourmenté, celle-ci augmente d'importance et acquiert une largeur parfois énorme. C'est ainsi qu'au niveau des rapides de Ghiri, nous la voyons s'épancher sur une espace de 3 kilomètres environ. Des îles de plus en plus nombreuses divisent le cours d'eau en bras multiples, passes qu'il faut connaître, sous peine de s'exposer à un accident fatal, et il faut des gens très exercés et possédant surtout une connaissance approfondie des lieux pour pouvoir traverser des rapides, tels que ceux d'Angba, de Panga, de Sacossa, de Sassi, de Corombo, d'Angu, d'Ussu et de Même pour ne citer que les plus dangereux.

Védy, Bull. Soc. R. B. Géogr., XXX (1906), 191.

Chaque matin, pendant ces mêmes mois, se dégage de la rivière, une buée épaisse, quelque fois un véritable brouillard, que le soleil ne perce que difficilement. L'Uelé n'est accessible qu'aux pirogues ; ses nombreux rapides et son régime rendent sa navigation aussi difficile que dangereuse.

Bruiipt, Géogr. Paris, IX (1904), 438.

Les steamers peuvent la remonter jusqu'à son confluent avec PMbomu ; mais au-delà, bien que le volume de ses eaux soit considérable et que sa largeur atteigne en certains endroits 2000 à 3000 mètres, l'Uelé n'est plus navigable que pour des pirogues indigènes.

Dans le Haut Vêlé, 5.

Bomokandi. — Le Bomokandi qui naît aux mêmes lieux que l'Uelé-Makua en est aussi l'affluent le plus considérable.

Le système hydrographique du Bomokandi est surtout alimenté par les cours d'eau prenant naissance au versant nord de la ligne de faîte qui le sépare du Népoko ; les plus importants sont le Nala, le Téli, le Poko et le Makongo. Ils ont un lit sablonneux, un cours peu considérable, un faible courant; ils ne tarissent pas, sont orientés au nord ouest et reçoivent de nombreux ruisseaux descendus des plateaux.

Les communications entre les deux rives de Bomokandi sont assurées au moyen de pirogues à Negokolo, à Bondimano, au confluent du Kuali, à Nekora et à Selinde.

Casati, Dix années en Equatoria. Paris (1892), 149. — Id., Mouv. Antîesclavagiste,Yl{18Û),lW.

Bima. — Le Bima, rivière d'une centaine de mètres de largeur, peu profonde, dont le cours est interrompu par quelques rapides, et ses affluents, la Duale, la Tutule, la Kira, la Posaga, la Sombo, au sud, l'Andu, la Bua, la Bangu, au nord, arrosent le pays dans sa plus grande partie, tandis que le vaste réseau des affluents du Bali couvre toute la partie occidentale du pays. La Bima, navigable seulement à la saison des pluies, pourrait seule servir de voie de communication. Ses affluents sont presqu' entièrement à sec lors de la saison sèche ; en dehors de ce temps, ils ont un courant rapide, le niveau des eaux atteint les basses branches des arbres de la rive, ce qui rend la navigation absolument impossible. Toutes ces rivières et leurs affluents sont d'ailleurs coupés de barrages placés par les indigènes pour faciliter leur pêche.

Vedy, Bull, Soc. R. B. Géogr.,XXVUI (1904), 192.

Rubi. — Le 16 janvier, nous reprenons les pirogues pour descendre le cours du Rubi jusqu'au Congo. Les indigènes de cette région pagayent debout, alors que ceux de l'Uelé pagayent assis pour donner plus de stabilité à leur pirogue au passage des rapides. La rivière a une largeur de 50 à 60 mètres ; elle coule entre les rives couvertes par la grande forêt et peu habitées. Nous remarquons des berges de schistes à couches horizontales ; le grès blanc se présentant sous forme de corniches et de falaises, fait son apparition. L'écartement des rives de la rivière varie peu.

ABABUA

(Congo.)

A. — Renseignements géographiques

et etnographiques généraux.

2 (suite).

Au point où il reçoit son affluent, de droite, la rivière Likati (55 m. de large à son embouchure), le Rubi s'élargit brusquement et double presque de largeur. Après les rapides de N'Go, il a 120 m. de large et devient, lorsque les eaux sont hautes, navigable pour les petits vapeurs à fond plat. La création d'un chenal dans ce rapide permettrait, dans les mêmes circonstances, de remonter la rivière jusqu'à Buta.

A partir de ce point (Ibembo) le Rubi prend le nom d'Itimbiri et reçoit de nombreux affluents.

Vers le confluent avec le Congo, qui s'opère un peu en amont du village Yabinga, les îles succèdent aux îles, rendant très difficile l'estimation approximative de la largeur de la rivière.

Brumpt, Gêogr. Paris, IX (1904), 440.— Id., Mouv. Géogr., XXI (1904), 366.

Itimbiri eller Rubifloden udspinger under omtrent 2 1/303 nordlige Bredde, 2603 ostlig La±ngde i Nœrheden af Aruwimifloden og lober derfra i en nordlig Bue Vest paa, til den falder ud i Gongofloden ved Itembo, nellem Malema og Yanka. Hele Flodens Lsengde er omtrent 60 danske Mil; midt i sit Lob optager den i venstre Bred den lille Biflod Likati, der udspringer samme Sted som Mongallafloden. Itimbiri danner ved sit Udlob et Delta, af hvilket den ostlige Gren er fulstsendig passabel for Skibene,medens den vestlige er spserret af vseldigt Grées omtrent 800 M. fra Congofloden. Forovrigt er det i det hele ikke altid saa overordentlig meget bevendt med Itimbiris Sejlbarhed. Kmdt Jenssen-Tusch brugte saaledes i Maj 1898 hele 9 Dage om i Damper og Baad at tilbagelaegge de 150 Km fra Gongofloden op til Ibembo. Hans Dagbog oplyser herom folgende :

"Ombord paa Princesse Clémentine, 23/5 1898 : — Omtrent kl 8 Form. forlode vi Gongofloden og drejede op ad Itimbiri, som et langt Stykke har en Bredde af 2-300 M. Vi trsenge altsaa nu ind i selve de store Skoves Région. Terrainet lier er ikke lsenger flad; det

Àbabua. Congo. A, 2.

haever sig paa begge Bredder, og mange Steder er der hoje Skrsenten. Vi saa mange Kanoer med fiskende Indfodte, og det var morsomt at iagttage, hvorledes de sattederes Net ud : i hver Baad var der 3 Mand ; paa et givet Tegn sprang 2 af dem paa een Gang i Vandet med Nettet og dykkede ned for at anbringe det i den rigtige Stilling, i Almindelighed meget fornuftigt ved Mundingen af Smaafloder eller Baekke.

Jenssen-Tusch, Skandinaveri Congo. Kjoberihavn (1902-05), 511.

De l'embouchure de la Likati au poste de Buta, le pays ne présente rien de particulier; toutefois en aval et en amont du village du chef A-sandé (A-bandia) Eringa les rives sont plus élevées qu'ailleurs et coupées à pic ; elles ont à certains endroits des hauteurs de 5, 6, et 7 mètres et même 10 mètres et sont formées de roches à couches horizontales veinées de schistes.

A vingt-sept heures de navigation en pirogue en amont de la Likati se trouve, sur la rive gauche, une série de roches siliceuses d'une hauteur de 3 à 4 mètres, d'un aspect superbe.

En amont du premier poste établi à Buta, le Rubi fait une chute presque infranchissable de 2 mètres. Cette chute appelée Dimono, présente une véritable muraille aux eaux basses : elle s'étend sur une longueur de 150 à 200 mètres.

Du côté de la rive droite elle affecte la forme d'un escalier à trois marches; du côté de la rive gauche c'est une suite de grands blocs de pierre.

Au-delà de cette chute on rencontre d'autres rapides rapprochés les uns des autres. Il en existe huit jusqu'au poste de Mopandu, que l'on peut cependant gagner en pirogue. Verstraeten, Belg. Colon., II (1898), 517.

L'Itimbiri a ses eaux hautes en novembre et décembre, mais la différence de niveau ne peut être considérable, car le bassin de la rivière se trouve tout entier dans la zone des pluies continuelles; de plus, elle a son lit bordé de plaines basses ou de forêts qu'elle immerge à l'époque de sa crue maximum.

Langaster et Meulkman, Climat du Congo, 249.

Météorologie.— A Enguettra.— Latitude, 3°30' N.; longitude, 24°3'; altitude 500 mètres.

Poste établi sur la Likati, affluent de droite de l'Itimbiri, dans un pays de plaines peu élevées et très peu accidentées, couvertes de forêts entrecoupées de savanes.

ABABUA

(Congo.)

A. — Renseignements géographiques et etnographiques généraux.

2 (suite).

Température. — La proximité des stations de Djabbir, Ibembo et Enquettra entre elles, et la similitude de leurs conditions physiques sembleraient devoir donner, par la comparaison des relevés des trois stations, une valeur particulière à la température moyenne déduite de ces relevés, s'ils avaient été faits avec des instruments contrôlés; malheureusement, nous ignorons leurs qualités ou leurs défauts, de même que nous ne connaissons pas leurs conditions d'exposition. Aussi, en comparant les résultats ci-dessous sommesnous assez perplexes, et hésitons-nous à penser que certaines différences qu'ils présentent puissent être réelles.

Ainsi, à Djabbir, la période des plus hautes températures se montre en octobre et en novembre, et celles des plus basses de mars à juin, tandis qu'à Enguettra ces périodes sont renversées. Les observations de Banzyville, station relativement proche d'Enguettra présentent la même marche que dans cette station, tandis qu'Ibembo, qui est tout contre Enguetta, montre plutôt les caractères thermiques de Djabbir (Voir tableau p. 82).

Nous nous bornerons à signaler ce fait, sans chercher à l'éclaircir, les éléments faisant défaut à cette fin. Autant nous hésitons peu à croire les températures d'Ibembo inférieures à la réalité, autant nous pensons que les autres sont un peu trop élevées, et qu'il y a, dans tous les cas, un défaut d'exposition qui est, en partie au moins la cause de différences aussi sensibles.

Saisons. — Enguettra est en pleine forêt équatoriale; son climat est chaud et humide et, malgré sa latitude déjà assez élevée, ses saisons se confondent en une seule saison de pluies. La pluie ne peut plus être ici un facteur différentiel absolu ; seule la température peut déterminer une époque de plus ou moins grandes chaleurs. Les pluies y sont très nombreuses, et il est regrettable que les observations de janvier et février 1897 nous manquent pour pouvoir déterminer avec certitude l'époque la moins pluvieuse, que précisément nous rencon-

Ababua. Congo, â, 2.

MOIS

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Janvier .

Février .

Mars . .

Avril . .

Mai . . .

Juin. . .

Juillet . .

Août . .

Septembre ,

Octobre .

Novembre

Décembre

trons pendant ces mois dans d'autres stations voisines. Octobrs et novembre sont les mois les plus pluvieux, mais ici nous ne trouvons pas la gradation régulière de mars à la fin de l'année.

Orages. — Les orages sont nombreux dans tous les mois ; toutefois les nombres donnés pour décembre et mars portent à nous faire croire qu'ils sont moins fréquents pendant la période des moindres pluies.

Brouillards. — Les brouillards sont de règle presque tous les matins; le plus grand nombre d'entre eux sont intenses et se dissipent entre 8 et 9 heures ; ils persistent rarement plus tard.

Lancaster et Meuleman, Climat du Congo, 238-239.

ABABUA

(CONCO.)

A. — Renseignements géographiques

et ethnographiques généraux.

A Djabir (Bondo). — Latitude 3°47' N.; longitude 24°12'; altitude 575 mètres. Station fondée en 1890 à la rive S. de l'Uelé et à 3 mètres au-dessus des hautes eaux.

Elle est bâtie au fond de la vallée de l'Uelé, à une distance d'environ 10 mètres de la rivière, dont les rives sont basses.

Pays de forêts; sol argileux.

Température. — Les observations ont été faites régulièrement, à l'aide d'un thermomètre placé sous une véranda bien aérée, mais nous ignorons la qualité de l'instrument, de sorte que nous ne pouvons accorder aux observations qu'une valeur relative et n'en tirer que des données générales.

La plus haute température observée a été de 35°, en septembre 1896; la plus basse, de 17°, en avril 1896; soit un écart absolu de 18°.

Les températures extrêmes aux heures d'observations sont :

La plus haute. La plus basse. Ecart.

6 heures ....

La moyenne aux heures d'observations oscille entre :

19°4et23°3à 6 heures ; 27°9 et 33°1 à 14 — ;

24°4 et 28°1 à 18 — .

Dans sa marche annuelle, la température est plus élevée pendant la saison des pluies, ou mieux à l'époque de la' plus grande intensité des pluies. Jusqu'en juin, elle se maintient au-dessous de la moyenne, puis augmente, pour être la plus haute d'août à novembre.

Ababua. Congo. A 2.

Oct.

Nov.

Dec.

NE

NE

NE

Pour le dernier trimestre de 1897, les observations ont donné les résultats suivants :

Température.

Maximum moyen

Minimum moyen

Moyenne

Maximum absolu

Minimum absolu

Jours à maximum de 30° ou plus Jours à minimum de 20° ou plus Nombre de jours de pluie. . . , Nombre de jours d'orage . . .

Vent dominant ,

Vents. — Les vents de N.-E. puis de S.-E. sont dominants. Rappelons que le cours de l'Uelé est sensiblement dans la direction E.-W., direction qui peut influencer celle des courants atmosphériques.

Pluies. — Les saisons ne sont différenciées que par la plus ou moins grande intensité des pluies. Celle-ci se montrent durant presque toute l'année. Il y a une rémission de quelques semaines au début de l'année, comme en 1896, où il n'y eut pas une seule pluie, ni un orage, en janvier et février ; mais janvier 1897 donna trois jours de pluie et un orage. Toutefois, il faut arriver en avril pour voir les pluies devenir plus fréquentes et plus copieuses. L'époque de la grande intensité des précipitations comprend les mois de juillet à novembre, où il pleut tous les deux ou trois jours au moins. Décembre et janvier seraient les deux mois de transition, pour aboutir à une période très courte de sécheresse. Faisons remarquer en passant que l'époque des pluies fortes et répétées ne coïncide pas avec le passage du soleil au zénith au lieu, mais qu'elle débute un mois après ce passage.

Orages. — Les orages sont nombreux et violents ; mai et octobre sont deux mois remarquables sous ce rapport. Des tornades accompagnent souvent les orages. La grêle ne serait pas rare dans cette région.

A. — Renseignements géographiques et ethnographiques généraux.

2 (suite).

Brouillards. — Les brouillards sont fréquents ; le plus souvent, au lever du soleil, le temps est clair, puis survient un brouillard qui ne se dissipe que vers neuf ou dix heures. C'est ainsi que décembre 1896 présente douze brouillards intenses et dix-huit brouillards légers.

Lancaster et Meuleman, Climat du Congo, 233-235.

A Libokwa. — Latitude 3°20' N.; longitude 25°30'; altitude 600 mètres. Poste de la zone Rubi-Uelé, établi sur la M'Bima, affluent de l'Uelé-Makua, dans un pays de forêts et de plaines peu élevées.

Le régime météorologique de cette station est caractérisé par des pluies continuelles, présentant une rémission d'un mois, en janvier, le seul mois que l'on puisse, et pas encore tous les ans, dire sec, les autres présentant un nombre de jours de précipitations qui a son maximum en juin et d'août à novembre. A remarquer la diminution accusée en juillet.

En 1897, les pluies ont brusquement cessé le 17 novembre.

Le relevé des orages et tornades nous semble devoir être modifié, l'observateur n'ayant pas, croyons-nous, compté comme orages ceux qui étaient accompagnés de coups de vent et les ayant rangés dans le groupe des tornades (Voir tableau p. 86).

A Verre. — Postes de VJJerre, de la M Bima et du Bomokandi. — Ces trois postes sont citués entre 3° 30' et 3° 40' de latitude N. 25°10' et 25°40' de longitude, à une altitude moyenne de 550 mètres.

La région dans laquelle ils se trouvent est en général assez largement ondulée ; elle est couverte de forêts et de savanes croissant dans un sol de nature argilo-sableuse avec affleurements de rochers peu nombreux

Le poste de l'Uerre est situé sur la rivière de ce nom, à 530 mètres de la rive et à une altitude de 4 à 5 mètres au-dessus du niveau des hautes eaux, sur le versant d'une colline, dans un pays de plaines.

Abàbua. Congo. A, 2.

MOIS

NOMBRE DE JOOR3

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