‹ Les AbabuaChapitre 152 sur 170 · Assemblées · texte numérisé non relu

Assemblées

Le chef, dans ses fonctions, doit toujours être secondé par la palabre des hommes libres, chefs de parenté, réunions dans laquelle il exercera un rôle plus ou moins prononcé non pas par son droit héréditaire, mais par son prestige personnel. de Calonne, Mouv. Soc. Int., X (1909), 349.

Le chef rend la justice, aidé de son conseil formé par les anciens du village qui réunis à toute occasion, constituent en quelque sorte un pouvoir, donnant par son approbation, force de lois aux décisions du Kumu.

C'est aux anciens dépositaires des us et coutumes de la tribu, à avertir le chef quand il s'écarte des règles immémoriales à observer pour les cérémonies qui doivent accompagner toute réunion du peuple. Ils doivent en agir de même pour les décisions à prendre en matière de justice, d'impôt, d'alliances, d'expéditions, de festins, de réjouissances et surtout pour la constatation des présages favorables qui doivent précéder ces décisions.

Tous les chefs de famille ont le droit de siéger au conseil et de donner leur avis.

Par chefs de famille il faut entendre les hommes riches, importants, auxquels obéissent au moins trois générations " d'hommes forts „ ; les frères puinés, les fils, les petits-fils, les neveux et les petits-neveux. La famille ainsi constituée sera une et indivisible jusqu'à la mort du dernier frère du chef de famille. Après cela, elle se scindra en familles nouvelles ou continuera à subsister sous la direction du cousin le plus âgé.

Pour le rôle de la femme dans ces assemblées, voir Ce 84.

Hutereau, de Haulleville et Maes, Ann. Musée Congo, Sér. III, 1. 1, fasc. 1 (1909), 96-97.

Ababua. Congo. F, 178.

ABABUA

(Congo.)

F. — Vie sociale.

e) Organisation politique.

Page 1