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Relations pacifiques

L'échange du sang se fait surtout pour mettre fin aux hostilités entre famille, entre groupes de villages et même entre villages. (Voir Cd 88.)

Hutereau, de Haulleville et Maes, Afin. Musée Congo, Série III, 1. 1, fasc.l (1909), 90.

Un des moyens que l'indigène désigne généralement comme destiné à faciliter les transactions commerciales est l'échange du sang. (Voir Cd, 88.)

de Calonne, Mouv. Soc. Int., X (1909), 339.

Vivant en agglomérations restreintes, formées simplement par consentement mutuel, admettant peu l'autorité de leurs chefs, toujours prêts à changer de tribu, appliquant dans son acceptation la plus large l'adage ubi bene, ibi patria, l'on comprend que jamais les gens de cette race ne peuvent admettre la domination d'un étranger. De là, la terrible réputation qui leur fut faite par tous ceux qui voulurent s'immiscer dans leurs affaires ou influer sur leur politique.

Mais ces considérations appartiennent plutôt à leur histoire que nous exposerons plus loin (Voir E. 141).

Nous avons vu que les sentiments dominant des A-Babua, dans leurs relations entre eux, est la méfiance. Ils ne se fient pas plus à leurs voisins qu'à leurs ennemis. Toutefois ceci n'exclut pas absolument l'hospitalité ; beaucoup de chefs vivent en bonne intelligence et leurs sujets, allant de l'un chez l'autre, peuvent traverser les territoires voisins impunément et recevoir un fort bon accueil ailleurs que chez eux-mêmes.

Quand cette hospitalité est la mieux pratiquée, c'est en cas de guerre, lorsque toute la population se sent obligée de lutter contre l'étranger. Dans ce cas, tout ressentiment de tribu à tribu est oublié et les guerriers vont même jusqu'à confier leurs femmes et leurs enfants à des habitants d'autres villages.

Védy, Bull. Soc. R. B. Géogr., XXVIII (1904), 283.

Abàbua. Congo. F, 184.

Le fait pour un étranger d'être présent quand la femme apporte la nourriture tient lieu d'invitation ; il n'a plus qu'à plonger la main dans Pécuelle.

de Galonné, Mouv. Soc. Int-, X (1909), 324.

D'incessantes communications se produisent entre les hameaux Ababua. (Pour les relations commerciales, voir F. 162.)

de Calonne, Mouv. Soc. Int., X (1909), 316.

On ne retrouve chez les A-Babua que fort peu de manifestations extérieures de la joie que Ton observe chez les Européens. Des frères ou des amis séparés depuis longtemps s'étreignent à bras le corps et c'est tout.

Pas de baiser, pas de formules de politesses, pas de serrement de mains ; mais en revanche et, surtout quand ils reçoivent un hôte de distinction, les promesses d'appui sont prodiguées; toutefois il ne faut pas s'abuser sur la valeur de telles protestations d'amitié ; elles sont plutôt des expressions de courtoisie que des engagements sérieux et, tout comme en Europe , chez les A-Babua un " tiens „ vaut mieux que deux " tu l'auras „. (Voir aussi Gd, 90.)

Védy, Bull. Soc. B. B. Géogr., XXVIII (1907), 283.

ABABUA

(Congo.)

F. — Vie sociale.

f) Relations avec l'extérieur.

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