‹ Les AbabuaChapitre 159 sur 170 · Taille · texte numérisé non relu

Taille

Au point de vue anthropologique, nous sommes dans la partie occidentale du district de l'Uelé comme dans les régions voisines d'ailleurs, en présence d'un vaste territoire où diverses variétés humaines se sont rencontrées, superposées et mélangées pour donner naissance à des variétés métissées, lesquelles cependant possèdent encore les principaux caractères nègres : lèvres épaisses et proéminentes, nez large et bas, crâne prognathe et dolichocéphale, etc. Nous y trouvons un peu des caractères de la variété négrito représentée en Afrique par les populations pygmées sousdolichocéphales Aka, Tiki-Tiki et Batua qui vivent sur le haut Uelé, la haute Tschuapa, le Lomami, etc. ; beaucoup des caractères de la nigritienne que l'on rencontre à l'état le plus pur dans le Soudan et la Guinée, et de la variété éthiopienne dont les meilleurs représentants sont les Galla ; enfin quelques traces d'influence arabe.

Halkin, Mouv. Soc. Int., VIII (1907), 107.

Le type du Ba-bua n'est pas caractéristique; on dirait qu'il tient de tous les noirs. Le teint est quelque peu clair, surtout celui des femmes qui sont assez belles.

Milz, Belg. Colon., I (1895), 716.

L'ababua au contraire, m'a paru avoir un type très caractéristique d'homme bien proportionné, mais pas très grand, ni très large, est plus souple que vigoureux. La tête

Ababua. Congo. G, 187.

est petite et très ronde, le nez écrasé, les lèvres fortes, le front bas. Les femmes sont en général bien faites, mais pas très grandes. Quoiqu'elles aient en général des yeux brillants, un aspect agréable, la physionomie manque trop d'intelligence.

de Renette.

Le nombre restreint de mensurations que j'ai faites sur les Ababua et le manque presque complet de renseignements similaires pour les groupes voisins, ne permet guère de déterminer si un type soraatique caractéristique correspond au type linguistique et culturel. Notons cependant que sans tenir compte des incisions ornementales, un Européen quelque peu exercé, différenciera la physionomie d'un Ababua de celle d'un Asandé ou de celle d'un Mangbetu. Si nous considérons la moyenne des principales tribus Babua, l'écart entre celles-ci et )a moyenne totale Ababua est si faible en ce qui concerne la taille et l'indice céphalique, étant donné le nombre très minime de ces observations, qu'il semble probable qu'à l'unité culturelle et linguistique de tous ces groupements, correspondra une unité somatique.

de Galonné, Mouv. Soc. Int., X (1909), 291 et 305-306.

La taille des hommes est d'environ 1 mètre 65 cent. Védy, Bull S. B. B. Géogr., XXVIII (1904), 193.

Dix Moganzulu donnent comme taille en millimètres : 1605, 1770, 1635, 1670, 1680, 1710, 1710, 1590, 1690, 1705; deux Bawenza, 1670, 1720; trois Balisi, 1600, 1675, 1675; trois Mongigita, 1655, 1640, 1785; quatre Modungwâlé, 1660, 1710, 1665, 1570; trois Modingima, 1610, 1535, 1650; deux Bagbé, 1645, 1720; deux Mobalia, 1610, 1585; deux Bokiba-Bengé, 1570, 1615; un Bobwa 1625. En employant la sériation individuelle pour les tailles, nous constatons que la taille moyenne de l' Ababua est de 1653. L'écart entre le maximum et le minimum observés est de 250 mm. La courbe des répartitions indique deux minima, l'un vers les hautes tailles (1710) l'autre vers les tailles inférieures (1600-1620) entre ces deux points la répartition se fait très régulièrement aux environs de la taille moyenne. Si une semblable allure se confirme sur un plus grand nombre de sujets, on en pourra conclure à la superposition de deux types physiques, l'un de grande taille, l'autre de taille médiocre, avec prédominance du premier élément.

G. — Caractères anthropologiques.

a) SOMATIQUES.

187 (suite).

La sériation quinaire confirme cette remarque

(Congo.)

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