Soins de propreté
Les Ababua ont l'habitude de se huiler le corps. Védy, Bull. Soc. R. B. gêogr., XXVIII (1904), 196.
L'Ababua se frotte d'huile le plus souvent mélangée de Ngaa.
TlSAMBI.
Ils se procurent l'huile de palme dans la vallée du Rubi ; naturelle, cette huile entre dans la préparation des viandes et des poissons, épurée, ils en enduisent leur peau.
Gtjstin, Mouv. Géogr., XV (1898), 203.
L'huile de noix palmiste, épurée par ébullition, devient jaune clair et perd en partie son odeur. C'est le Kambili, huile de toilette, indispensable pour se conserver la peau souple et lustrée. Les élégants y écrasent quelques nkoî, petites racines bulbeuses dont l'odeur se rapproche de celle du patchouli.
de Calonne, Mouv. Soc. Int., X (1909), 323.
Les Ababua, quoique moins méticuleux sur eux que les Mangbetu et Asandé, sont relativement assez propres dans les parties avoisinant les rivières où ils prennent alors des bains fréquents. Dans les parties plus reculées leur propreté laisse à désirer. Ils sont loin d'avoir l'aspect propre et pimpant du plus grand nombre d'hommes et de femmes des tribus citées ci-dessus. Ils s'enduisent le corps d'huile.
de Renette.
Ababua. Congo. B, 10.
ABABUA
(Congo.)
B. — Vie matérielle.
a) Soins donnés au corps et exercices corporels. 1 1 . Coiffure .
Les coiffures visent spécialement à l'ornementation. La coiffure est identique pour les hommes et pour les femmes : généralement les cheveux sont huilés et réunis en petites tresses.
TlLKENS.
La photographie d'une femme Ababua (collection de l'État) nous montre les cheveux coupés courts ou collés et servant à attacher une plume ou un ornement en forme de plume.
Les Ababua possèdent des peignes en bois. Les cheveux sont huilés et coloriés et réunis en petites tresses sur les tempes et en grandes derrière.
TlSAMBI.
Les cheveux sont huilés, réunis en tresses ou coupés courts.
En effet, les hommes attachent peu d'importance à leur parure, leurs cheveux seuls absorbent toute leur sollicitude. Malheur au coiffeur peu prudent, qui ne sait pas se plier aux exigences de sa clientèle. La plupart se servent d'un morceau de verre pour raser la tête aux endroits indiqués. D'autres, mieux fournis, emploient un rasoir qu'ils ont acheté dans une factorerie ou qu'un boy a dérobé à son maître. Dans le voisinage d'un poste habité par les blancs, ils ont la coutume de se raser entièrement la tête, à l'exception d'une ligne de deux doigts de large s'étendant du front, au sommet de la tête. Imaginez-vous une touffe de cheveux semblable à la crête du coq ; voilà leur coiffure préférée.
Ababua. Conuo. B, 11.
Les indigènes qui n'ont jamais eu de rapports avec les Européens, portent les cheveux très longs, flottants sur les épaules. Aux jours ordinaires, ils pendent négligés; mais aux grandes solennités, ils s'ornent de plumes.
Hoof (Mgr Van), Mouv. Antiesclav., XIV (1902), 64.
Les cheveux sont quelquefois laissés sans soin en un toupet crépu, d'autres fois on les rase de près avec le liwali ; les femmes se rasent alors les aisselles et le pubis. Cependant, le plus souvent les cheveux sont réunis en une coiffure, qui sans atteindre l'ampleur, la complication et l'élégance qu'elle présente chez les Asandé et les Mangbétu n'en est pas moins d'un aspect souvent agréable.
Une coiffure d'usage courant est ['embiéU; les cheveux sont noués en une infinité de petites tresses à trois brins qui partent du sommet du crâne et retombent de toutes parts autour de la tête. Leur extrémité est souvent munie de quelques perles ou de petits morceaux de bois ; abondamment enduite d'huile de palme cette coiffure est rapidement salie de poussière et est plutôt malpropre.
Au contraire les Bazadu, portés par les hommes et les femmes présentent un aspect plus soigné. Les cheveux sont encore tressés, mais en cordelettes plus grosses et mieux séparées, courant d'avant en arrière pour venir flotter sur la nuque. Les cheveux d'avant forment deux ou plusieurs tresses qui partent du milieu du front, bordent toute la chevelure, courent horizontalement et viennent se joindre aux autres en passant par dessus l'oreille.
Enfin lorsque, les tresses deviennent suffisamment grosses pour former de 6 à 8 coques hautes de 3 à 4 centimètres, la coiffure se nomme Upungussa et présente une allure très élégante.
On rencontre quelquefois une coiffure plus simple consistant en une crête de cheveux allant du front à la nuque tandis que les deux parties latérales sont rasées de près. C'est le lisumba, d'origine asandé.
Quand les hommes ont la barbe longue ils la travaillent généralement en une tresse, tombant soit du milieu du menton, soit d'un des côtés.
de Calonne, Mouv. Soc. Int., X (1909), 313.
ABABUA
(Congo.) B. — Vie matérielle.
a) Soins donnés au corps et exercices corporels.