Excitants
Les excitants sont d'une part une sorte de poivre rouge dit u pilipili „ ajouté à chaque aliment ; d'autre part une bière de maïs et de bananes.
TlLKENS.
L'usage du tabac est assez courant; le tabac est assez peu cultivé et, pour l'employer, les indigènes se contentent souvent de le faire simplement sécher. La manie de fumer n'est pas aussi obsédante chez les Ababua que sous nos latitudes.
Védy, Bull. Soc. R. B. Géogr., XXVIII (1904), 286.
Les Ababua fument dans de longues pipes du tabac et du chanvre ; ils en aspirent profondément la fumée ce qui les fait souvent tousser. La pipe a un tuyau en jonc et le fourneau est une espèce de courge. La pipe est passée de bouche en bouche et chacun en aspire une bouffée. Les fumeurs de chanvre deviennent fous, quelquefois fous furieux ; le plus souvent ils sont abattus et ont les yeux brillants.
TlSAMBI.
Si l'elanga sert à tuer l'ennemi, le bang, au contraire, ruine le consommateur tant au physique qu'au moral. La plante ressemble au chanvre et remplace le tabac. Les feuilles sont séchées ou légèrement grillés au feu.
Un tronc creux de banane sert de pipe. Il la bourre de ces feuilles finement émiettées et placées dans une feuille plus grande et les voilà à l'œuvre. Tous les hommes sont assujettis à cette coutume si funeste à la santé. Après trois ou quatre traits, ils se sentent pris d'une toux
Ababua. Congo. B, 26.
si violente, qu'on croirait qu'ils vont y succomber. Son action sur l'esprit est le même que l'opium.
Hoof (Mgr Van), Mouv. Antiesclav., XIV (1902), 135.
Le plus souvent les indigènes prennent du tabac vert de la plante et le font presque griller au feu pour le fumer immédiatement après.
Périn.
Beaucoup d'Ababua fument le chanvre.
de Renette.
Quelques plantes de tabac, des piments sont semés à la lisière du village.
de Galonné, Mouv. Soc. Int., X (1909), 322.
Tout Ababua sait pétrir une tête de pipe et la cuire. de Galonné, Mouv. Soc. Int., X (1909), 329.
Lorsqu'une beuverie est décidée et que la bière a été préparée, le chef goûte la boisson, puis les pots passent de mains en mains, suivis d'une pipe de laquelle chacun, à pleines joues, tire une bouffée. Moment de béatitude et de somnolence.
de Galonné, Mouv. Soc. Int., X (1909), 371.
B. — Vie matérielle.
b) Alimentation.