Coiffure
Touslesitiabitants de la région que nous avons parcourue semblent être d'origine Babua. Ils appartiennent aux tribus suivantes : Bundjaia, Yandumba, Bundjua et Motokwe, dans le bassin de l'Aruwimi ; sur les bords du Rubi : aux tribus des Bagbwe, des Mopandu et des Mongandjoro; des indigènes de race Asande, se donnant le nom de Badjande, habitant à côté du poste de Buta. Toutes ces tribus sauf celle citée en dernier lieu, ont une langue commune appelée Sibati.
L'architecture, les mœurs, les armes, et les tatouages sont les mêmes ou diffèrent très peu.
Les noirs composant ces tribus portent comme coiffure des casquettes en peau de singe (celle du babouin est surtout estimée), ou de petits chapeaux à fond carré sans bord, faits avec des lanières de rotang; à chaque coin ils placent un bouquet de plumes, taillé en forme de rose.
Nahan (LtJ, Belg. Colon., IV (1898), 5586.
Chez les voisins des Mangbetu et des A-Barambo, les cheveux, plus ou moins bien artistement arrangés, sont couverts d'un petit bonnet de paille retenu par de longues épingles d'ivoire. Chez les voisins des Ababua le bonnet est plus grand et fixé par une épingle en fer.
Yedy, Bull Soc. B. B. Géogr., XXX (1906), 311.
Le Musée de Tervueren possède un chapeau attribué à un chef Ababua (II, 8) : un bonnet en peau de singe, forme mi-ovoîde, consolidé par une doublure en vannerie à larges mailles; la bordure est en fibres tressées sur éclats de rotang; haut de 21,8 centimètres; diamètre 20 centimètres.
Un bonnet de paille rond, souvent très haut (jusque20 centimètres), retenu par de longues épingles de fer et orné d'un ou plusieurs pompons de plumes, tient lieu de coiffure.
Védy, Bull. Soc. R. B. Gêogr., XXVIII (1904), 195.
Le bonnet en plumes rouges de perroquet est très recherché chez le Moganzulu et le Mobalia. C'était la coiffure des grandes circonstances chez les chefs de ces tribus.
Périn.
Quelques hommes (aux environs d'Ibembo) sont coiffés de calottes en peau de singes.
Nys, Chez les Abarambos. Anvers (1896), 48.
Le bonnet en peau de singe est une coiffure commune dans le pays. A rencontre des habitants des autres régions de l'Uelé, ils ne portent ni bonnet, ni chapeau en fibres, en jonc ou en paille tressée.
de Renette.
Les chapeaux sont très prisés comme moyen de ^plaire. Tandis que les femmes portent parfois une simple calotte en peau de cynocéphale, les hommes s'ornent d'un chapeau carré, en paille, ayant une dizaine de centimètres de hauteur. Ce chapeau est orné d'une grosse touffe de plumes de pintade auréolant complètement le chef du guerrier; parfois ces plumes sont cousues très serrées, puis découpées de manière à former de gros pompons chatoyants. Les chefs seuls portent les plumes rouges du perroquet; les magiciens féticheurs un mélange de dépouilles multicolores, plumes blanches de l'aigrette, de l'aigle pêcheur et celles de l'érythreole, mêlées de brun, de bleu et de vert. Ces chapeaux sont fixés à la chevelure au moyen de longues épingles, parfois forgées, d'autres fois faites d'un péronné de singe.