‹ Les AbabuaChapitre 48 sur 170 · Meubles · texte numérisé non relu

Meubles

Le mobilier consiste en lits placés le long des parois extérieures; ils sont formés de quatre bois assemblés, fixés à terre et remplis à l'intérieur d'argile battue, puis recouverte d'une natte en paille tressée. Ces lits sont quelquefois au nombre de trois. Des chaises complètent l'ameublement. A la partie supérieure de la hutte, un petit réduit est aménagé pour remiser divers ustensiles de cuisine et les objets de ménage.

TlLKENS.

Les noirs (des environs d'Ibembo) sont très industrieux; leur lit formé d'une planche polie et rectangulaire de 60 centimètres sur lm20 est taillé dans un tronc d'arbre; il est supporté par quatre piquets fixés aux angles.

Nys, Chez les Abarambo. Aavers (1896), 48.

L'ameublement est des plus restreint. Mentionnons d'abord le lit constitué par quatre madriers ronds de 25 centimètres de diamètre environ, disposés en un rectangle de lm60 x 60 à 70 centimètres ; ce cadre à moitié entré en terre, est rempli d'argile battue; le tout est recouvert de feuilles de bananiers destinées à rendre un peu moins rude ce matelas peu moelleux. La chaise est ordinairement une grosse planche de 15 centimètres d'épaisseur,dont le centre de la face inférieure a été excavé de façon à former un large pied à chaque bout. A ce siège primitif peut s'ajouter un dossier difficile à trouver; il se compose d'une branche d'arbre dont la division forme un trépied ; au-dessus de cette bifurcation doit s'en trouver une autre de telle sorte que les deux branches horizontales puissent servir de bras à ce fauteuil rudimentaire. Le dernier meuble em-

' Abàbua, Congo. B. 43.

ployé consiste en boîtes variant de dimensions entre 10 et 50 centimètres de diamètre sur 20 à 80 centimètres de hauteur. Ces boîtes sont constituées par une rondelle de bois qui en forme le fond et au pourtour de laquelle au moyen de chevilles, est fixée une feuille d'écorce cousue par une mince cordelette; une boîte semblable, d'un diamètre légèrement supérieur mais beaucoup moins haute, sert de couvercle.

Tout se place dans cette armoire : étoffes, perles, colliers, coiffures, viande ou poisson fumé, etc., y font assez bon ménage : l'usage établi chez les indigènes de se huiler le corps fait que leur vêtement ne craint pas les tâches de graisse.

Védy, Bull. Soc. B. B. Geogr., XXVIII (1904), 196.

Dans la case, les endroits réservés au chef et aux femmes sont surélevés et en terre battue; ils sont limités par de grosses pièces de bois peintes en rouge.

Bauw (De), Belg. Col., II (1896), 64.

Les lits sont placés le long des parois intérieures, surélevés, faits de terre battue, recouverte d'une natte ou de feuilles de bananiers.

Périn.

Intérieurement la hutte comprend un lit en terre battue, soutenu par un cadre de troncs arrondis et polis.

de Calokne, Mouv. Soc. Int., X (1909), 327.

ABABUA

(Congo.)

B. — Vie matérielle.

d) Habitations.

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