C. — Vie familiale
d) Famille.
88 (suite).
Il est intéressant de noter qu'un de ces moyens que l'indigène désigne généralement comme destiné à faciliter les transactions commerciales est l'échange du sang. Les Balissi et Bawenza cherchaient un membre d'un clan des Mobalia, tribu de forgerons, et mangeaient avec lui le bango du sang, ce qui consistait à tremper le doigt dans le sang de trois petites incisions et à le porter aux lèvres en échangeant une promesse d'aide réciproque.
Le Mobalia en question deviendra immédiatement l'ami de tous les Bawenza, leur offrira l'hospitalité, s'abstiendra de porter les armes contre eux; par contre, en cas de conflit, ceux-ci le préviendront du danger; ils tâcheront de lui faire contracter mariage avec une de leurs sœurs.
Sans même échanger le sang, un homme tâchera toujours de vendre ses femmes aux clans ou aux tribus voisines, dans les territoires desquels les déplacements lui seront de ce fait facilités. Gomme nous le verrons le mariage entraîne, en effet, non seulement des fréquentes relations entre gendre et beau-père, mais certaines coutumes matriarcales permettent quelquefois à un fils d'une tribu voisine de devenir chef dans le clan de sa mère.
Ababua, Congo.' C, 88.
ABABUA
(Congo)