‹ Les AbabuaChapitre 87 sur 170 · Maladies, accidents · texte numérisé non relu

Maladies, accidents

Les maladies les plus fréquentes sont la dysenterie, la fièvre et les maux de ventre. Les Ababua emploient un très grand nombre de plantes médicinales. Les malades sont soignés, mais si la maladie persiste et ne s'améliore pas, ils sont abandonnés, mais jamais mis à mort. Ils meurent souvent de faim : j'ai vu un de ces malheureux manger un lézard qu'il avait à peine grillé sur le feu.

TlLKENS.

Le féticheur remplit le rôle de guérisseur et à cette fin, il a appris les propriétés de quelques végétaux, de macération, d'infusions, de poudres, de racines et d'écorces, de certains fruits qu'il administre au malade. Il se livre aussi à des invocations, gesticulations et simagrées qui ont pour but de chasser le Likundu.

Si l'indigène Ababua supporte facilement la douleur produite par plaies ou bosses, il n'en est pas de même pour les douleurs provenant de maladie. Le moral est de suite abattu. Le malade se croit la proie du mauvais génie " Likundu „ et c'est alors au féticheur qu'appartient le rôle de guérisseur. La variole est une maladie fréquente.

Périn.

Les maladies graves, même sans issue fatale, donnent lieu à des indemnités. Les responsabilités à cet égard sont celles décrites pour les décès et on les recherche de la manière exposée à cette occasion.

Hutereau, de Haullkville et Maes, Ann. Musée Congo, Sér. III, 1. 1, fasc. 1 (1909), 91.

Ababua. Congo. C, 95.

ABABUA

(Congo.)

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