‹ Les AbabuaChapitre 93 sur 170 · C. — Vie familiale · texte numérisé non relu

C. — Vie familiale

e) Mort.

100 (suite).

Les enfants appartiennent à l'époux.

Le décès d'un enfant se régie comme le décès de la femme. Suivant le lieu où une maladie incurable ou ayant une issue fatale a été contractée par l'enfant, soit le gendre, soit le beau-père sont tenus de payer un ou deux esclaves d'indemnité.

Hutereau, de Haulleville et Maes, Ann. Musée Congo, Sér. III, 1. 1, fasc. 1 (1909), 89.

Lors de la mort du père, le fils aîné devient propriétaire de ses sœurs et peut les vendre au mari qui lui convient, tout comme le père avait le droit de le faire.

Védy, Bull. Soc. R. B. Géogr. XXVIII (1904), 201.

Les jeunes orphelins ne sont jamais abandonnés, tant qu'il existe des proches parents. Ils sont confiés, soit au père, soit à l'un des frères, soit à 1 une des sœurs du défunt, soit à leur propre frère aîné s'il est en âge de s'occuper d'eux. Mais le tuteur réel c'est le chef de la famille, c'est-à-dire le père du défunt ou, à défaut, son frère aîné. Tous les oncles du côté paternel sont appelé Aba, père, et considérés comme les remplaçants éventuels du père. Avec l'aide de l'héritier principal, le tuteur doit établir les enfants, c'est-à-dire leur constituer une famille, en leur donnant lorsqu'ils seront en âge de se marier, une ou plusieurs compagnes. Le tuteur à l'usufruit momentané des biens actuels des enfants, et de ceux qu'ils pourraient acquérir ; il les leur remet, en toute propriété, lorsqu'ils sont en âge de se marier.

Hutereau, de Haulleville et Maes, Ann. Musée Congo, Sér. III, 1. 1, fasc. 1 (1909), 94.

Les orphelins trouvent toujours des parents pour s'occuper d'eux.

TlSAMBI.

Ahabua. Congo. C, 100.

ABABUA

(Congo.)

D. — Vie religieuse.

a) Idées philosophiques et religieuses.

Page 1