‹ Les abcès staphylococciques du poumonChapitre 4 sur 17 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Ce travail a pour objet l’étude des abcès staphylococciques du poumon, c’est à la suite de deux observations de cette affection que mon Maître, le Docteur J. CELICE m'a suggéré le sujet de cette thèse et je lui exprime ici le témoignage de ma profonde reconnaissance.

Les deux cas ont été observés dans son service en 1943. ,

Nous avons pensé qu’il élait indispensable pour aboutir à un résultat de rassembler et comparer le plus grand nombre d'observations; ces faits ont été recueillis dans la littérature et les publications tant françaises qu’étrangères. Nous nous sommes basés pour cette étude sur les statistiques partielles des auteurs américains particulierement, et, sur une trentaine d'observations de la littérature française portant presque exclusivement sur les quinze dernières années.

Nous remarquerons ainsi la fréquence de cette affection qui a paru se développer rapidement durant les années les plus rapprochées de nous.

Après avoir dressé un aperçu de la plus grande diffusion de cette maladie, nous ferons une étude clinique de la façon dont se présente l’abcès staphylococcique du poumon qui paraît montrer plusieurs formes, qu'il est cependant possible de rattacher toutes ensembles par de nombreux traits communs. Enfin, nous nous efforcerons de montrer qu'il existe une porte d'entrée que l’anamnèse ou la clinique permettent de retrouver bien que les Amé-

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ricains et quelques auteurs français pensent que l’abcès primitif staphylococcique du poumon est une affection plus fréquente qu’on ne l’admet généralement.

Pour terminer nous étudierons l’évolution de cette affection et les conclusions pronostiques et thérapeutiques que nous en pouvons tirer.

Nous n’avons naturellement en vue dans cette étude que les formes pures d’abcès staphyloëocciques du poumon et ne nous sommes basés que sur les cas où la preuve étiologique nous en était donnée par les examens radiologiques ayant montré la présence d’abcès d’une part, et, d'autre part, les examens bactériologiques qui, dans le pus, soit de l’expectoration, soit de la ponction pulmonaire ont donné des cultures pures du germe en cause; et non les cas d’association que nous considérons comme entrant dans le cadre des abcès en général et où les hémocultures ont montré également la présence du staphylocoque.

De plus, nous n’avons considéré que les gros abcès nettement individualisés, donnant un tableau clinique propre, c’est-à-dire les suppurations localisées que nous opposons aux suppurations diffuses qui s’établissent soit en bloc dans certaines pneumopathies aiguës, soit disséminée et à la suite de broncho-pneumonies subaiguës et non les petits abcès accompagnant Ia septicopychémie staphylococcique. |

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