‹ Les abcès staphylococciques du poumonChapitre 5 sur 17 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

L'histoire des abcès staphylococciques du poumon se confond au début avec celle de tous les autres abcès.

Ceux-ci ne commencèrent à être observés et décrits que par LAENNEC en 1831, qui les considère comme une rareté, il n’y a pas, disait-il, de lésion organique plus rare qu’une véritable collection de pus dans le tissu pul-

monaire. Cependant il les étudie, en constate la gravité,

mais reconnaît qu'ils peuvent guérir. Ensuite, GRISOLLE en 1841, TROUSSEAU, ANDRAL, HONORÉ, CHOMEL en France, GRAVES en Grande-Bretagne les citent et les observent. Ils sont considérés soit comme la complication de la pneumonie, soit à titre d'abcès miliaires.

Puis après les études bactériologiques de OGsSTON, ROSEMBACH, l'Américain CUSHING déclare en 1886, à l’Académie de New-York, qu’il a trouvé le, staphylocoque dans les poumons; BABÈS, NETTER, STRUNCHMANN font les mêmes constatations et pensent que ce microbe peut donner lieu à des abcès, opinion réfutée par Wipaz en 1889 et KRONIG. Ainsi à cette époque, l’idée d’abcès septicémiques est lancée et va bientôt se trouver illustrée et en particulier pour les abcès à staphylocoques.

ETIENNE, dans sa thèse en 1893, donne au staphylocoque un rôle dans les affections pulmonaires et en particulier donne quelques cas d’observations à symptomatologie de type d’abcès dont une chez un enfant qui présente une expectoration muco-purulente inhabituelle à cet âge et qui guérit; dans un autre, à l’autopsie, il trouve des

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petits abcès qui sont décrits avec une taïlle‘assez importante pour que nous ne les considérions pas comme de simples abcès miliaires.

Il faut arriver en 1895 pour trouver l’association d’abcès et de staphylocoque dans une observation de Masius et BECO. Dans la même année, nous avons recueilli sur ce sujet une observation de WipaL et MESLAY; l’année suivante, CHAUFFARD et RAMOX font un‘article sur les abcès septicémiques.

En 1897, nn ce dans sa thèse cite l'observation de WipaL et MESLAY et ne peut donner une allure clinique nette à ces abcès, il remarque la bénignité relative du staphylocoque. JouANIC dans sa thèse en 1899 cite l'observation de Masius et BÉCO: en relate une de HULOT, où on trouve, dit-il, des signes de broncho-pneumonie suppurée ou d’abcès; en fait, l’autopsie révèle la présence d’une « poche purulente ». Une observation typique d’abcès staphylococcique est celle de 1899 de J. HALLE et Armand BERNARD, qui décrivent une staphylococcie généralisée ayant débuté par un phlegmon périnéphrétique ayant donné des signes pulmonaires et dont l’autopsie montre la présence d’abcès du poumon. MERr- CIER, en 1900, rapporte l’observation d'HUTINEL et LABBÉ qui, au cours d’une septicémie à staphylocoque, rencontrent des Complications à type d'infection pulmonaire, l’autopsie montrant la présence de nombreuses granulations miliaires et d’abcès de petite taille dans le tissu pulmonaire. La même année, dans la thèse de MATHIEU, nous trouvons une observation d’abcès staphylococcique de Masius et BÉCO datant de 1897.

LEMIERRE, en 1904, s’il n'apporte pas d'observations nouvelles, dit que le staphylocoque est un agent pathogène capable d’être la cause des grands abcès du poumon. En Allemagne, FRAENKEL, la même année 1904, décri l’abcès staphylococcique du poumon; nous signalerons une observation de LEJaRs en 1907.

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