‹ Les abords de la région inconnue [microforme]Chapitre 16 sur 90 · LES PIONNIERS DES DÉCOUVERTES POLAIRES · texte numérisé non relu

LES PIONNIERS DES DÉCOUVERTES POLAIRES

La région inconnue. — Les accès à l'aire inexplorée. — Les premiers voyages arctiques. — Voyage d'EÉtienne Burrough. — Pett et Jackman. — Milton sur les découvertes arctiques.

Le région du Pôle Nord, cette irimense étendue

1 de terre et de mer, où l’on n’a pas encore pénétré,

4 et qui entoure une des extrémités de l’axe de notre

globe, est le champ le plus vaste, comme aussi le

plus important, qui reste ouvert aux découvertes ide notre génération. Nos compatriotes devraient y

trouver un charme tout particulier, car les entre-

“prises maritimes, et plus spécialement les expédià. tions arctiques, se déroulent comme un brillant fil

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d'argent à travers l’histoire de la nation anglaise, « brillant sur ses périodes les plus obscures et les “ moins honorables ; et même elles peuvent inspirer ” un juste orgueil à des moments où tous les autres événements contemporains ne peuvent causèt que de la honte ct du regret. Car elle est certainement | glorieuse, l’histoire de ces voyages septentrionaux qui ont illustré les noms de tant d'héroïques ma- » rins des temps passés, et tout bon Anglais devrait ! ardemment désirer que ces longues annales ne. soient pas définitivement closes, et que ce chemin de distinction et d'honneur soit de nouveau ouvert ! à notre marine, ‘ La région inexplorée est bornée du côté de l’Eu- : rope par le 80° parallèle de latitude, excepté là où » Scoresby, Parry et quelques autres ont légèrement ! forcé sa circonférence ; mais du côté de l’Asie, elle ? s'étend largement aux 75° et ‘74°, et, à l’ouest du détroit de Behring, nos connaissances s'arrêtent au : 12. Ainsi, cette région a, dans certains sens, plus | de 1500 milles de largeur (1), et elle couvre une aire de plus de 1,500,000 milles carrés. La parallèle du : 70° borde les rives septentrionales des continents ! d'Europe, d'Asie et d'Amérique, et entre les 70e et ! 80°, il y a comme l'intervalle d’une ceinture séparant le monde connu du monde inconnu. Cette ceinture |

(1) Ici, comme dans tout le courant de son ouvrage, l’au: teur emploie le tnille géographique de 60 au degré; cette mesufe étant d'un usage général, nous ne la convertissons pas en une autre et nous nous hornons à rappeler qu’elle ! vaut 1855 mètres (Tran.); J

ù 616, dans différentes directions, plus ou moins Mxplorée par les intrépides marins et voyageurs de euvent inspirer @ifférentes nations. Leurs succès et leurs désastres, tous les autres JSurs audacieux exploits et leurs étonnantes avenvent causèt que res forment l’ensemble des récits d'où nous dest certainement ons tirer tous nos renseignements sut le bord exseptentrionaux Ærjieur de la région inconnue du Pôle. Ces renseid'héroïques ma- ‘nements nous aidéront dans les raisonnements Anglais devrait Mhéoriques que nous pouvons faire sur les avanues annales ne Mes et les profits à tirer d'une expéditior au Pôle t que ce chemin "Kord.

nouveau ouvert # Tout au contrairé de la région du Pôle Sud que l'Océan ceint de toute part, la région du Pôle Nord

du côté de l’Eu- st environnée, à la distance d'environ 4200 milles

e, excepté là où Me son centre, par les trois grands continents de s Ont légèrement otre planète, tandis que l'énorme masse du Groënté de l'Asie, elle Mand, couverte de glaciers, s'étend vers le Pôle pour

et, à l'ouest dü Æne distance inconnue. Cette extrémité de notre ces s'arrêtent au Mobe, que la terre environne, a trois accès par la rtains sens, plus ner : à travers le vaste Océan entre la Norvège et le couvre une aire 1% Groënland, à traversle détroit de Davis et à travers . La parallèle du M$ détroit de Behring. Un vaste portail et deux ïs des continents rtes étroites.

t entre les 70° et UE C'est à travers le vaste portail de l'Océan que les ceinture séparant Sommes essayèrent d’abord d'atteindre la région au. Gette ceinture Mystérieuse du Pôle, et, pour cette raison, nous Nous occuperons d’abord des découvertes faites dans tte direction. Ces découvertes forment, prises

le son ouvrage, l'au: M

PSS LIL “Msemble, un riche amas de renseignements pré: Mieux acquis au prix d’une habileté et d'une audace

jui commandent l'admiration, ct à travers des

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4 TZS ABORDS

aventures et des dangers qui doivent bien excite l'intérêt.

Le louable désir d'explorer des terres inconnues se montre de bonne heure dans les annales des nations européennes, et le roi Alfred d'Angleterre a : raconté l’histoire dela première expédition arctique . à la date déjà ancienne de 890 (1). Le roi RichardIll, l’administrateur le plus actif et le plus habile de nos rois anglais, envoya et encouragea des expéditions en Islande, et, sous le règne d'Henri VIIT, le D' Robert Thorne déclara que « s’il en avait la faculté, la première chose dont il s’occuperait, et même jusua’à la tenter, serait de voir si nos mers du nord sont navigables jusqu’au Pôle, ou non. » Ainsi fut soulevée cette grande question, et bientôt après la mort du roi Henri, l'esprit des entreprises = à maritimes se donna carrière avec une vigueur nou-M velle. En peu d'années, les navires de l'Angle-M terre et de la Hollande avaient atteint le bord de là glace polaire,

Le commencement des recherches polaires peut être daté du jour où Sébastien Cabot expliqua pu-* ?

(1) Le roi Alfred le Grand, nôe: en 849, mort en 901, était ur des hommes les plus savants de son époque. Il a écrit ouh sieurs ouvrages en anglo-saxon et traduit dans la mêmes langue les ouvrages latins de Boèce, d'Orose et de Bède. Dans A ces traductions il était souvent plus que traducteur. C'est. ainsi qu'en traduisant l'Histoire d'Orose, il en développa law partie géographique, donnant sur l'Allemagne, sur la mer à Baltique et sur les régions arctiques des. détails qui ne mar quent pas de mérite, si l’on considère la rareté et le manqut. de précision des renseignements géographiques à cette époque. (Tran.)

ent bien exciter «

liquement au jeune Édouard VI le phénomène de déviation de l'aiguille aimantée. Le même jour le eux marin reçut une pension, et aussitôt après fois navires de découverte furent, sous ses aus- Dices, équipés par la Compagnie Moscovite. Mais ni Willoughby, dont la destinée fut si triste, ni le plus eureux Chancellor, ne purent atteindre la lisière es mers inconnues ; aussi passons-nous à leurs sucesseurs dans les recherches arctiques.

Le printemps de 1556 trouva Étienne Burrough, lus tard picmier pilote d'Angleterre, équipant une Detite pinasse appelée le Search-Thrift (\e Cherche- Fortune), pour une nouvelle exploration au nord. 1 e vénérable Cabot paraît de nouveau, surveillant estion, et bientôt M l'équipement du navire et souhaitant cordialement it des entreprises bonne chance aux explorateurs. « Le bon vieux

une vigueur NOU- MEL tleman, dit Burrough, vint à bord de notre

ai 8 bord de 1] inasse à Gravesend, accompagné de divers gentleein

erres inconnues

annales des na- A d'Angleterre a bédition arctique eroi RichardIll,.

e plus habile de agea des expédi-w

| d'Henri VIII, le“ s’il en avait la fa-* l s’occuperait, et voir si nos mers 1 Pôle, ou non. »

+ Æumones les plus généreuses, leur demandant de ches polaires peut Mrier pour la bonne fortune et l’heureux succès du abot expliqua pu- 1 earch-Thrift. »Et alors « à l'enseigne du Christophe, Mi et ses amis banquetèrent et nous firent grande hère, à moi et à tous ceux qui étaient là; et, pour grande joie qu’il avait de voir les heureuses disositions de notre découverte projetée, il prit part i-même à la danse avec la jeune et joyeuse com- D RO agnie; et la danse étant finie, lui et ses amis nous “ do “ Le mano uittèrent de la façon la plus aimable, nous recomvhiques à cette époque Æandant à la Providence de Dieu tout-puissant (1). » NI) Hakluyt, I, p. 307.

, mort en 901, était url poque. Ia écrit Ou: à raduit dans la même )rose et de Bède. Dans®

que traducteur. C'est se, il en développa la llemagne, sur la mer

hen et de diverses dames, et il fit aux pauvres les.

Voilà, certes, un agréable tableau que celui du. grand explorateur, dont les travaux ont commencé : près de soixante ans auparavant, maintenant vert encore dans son vieil âge, encourageant de ses pa. roles cordiales et de ses sages avis les jeunes gens . qui vont suivre ses traces. Quelques-uns d’entre : nous, qui ont pris part aux expéditions arctiques, : peuvent se rappeler une scène analogue, quand ] haute taille et la figure bienveillante d’un autr grand explorateur, mort aujourd'hui, rendait plus vivacela mémoire de ses paroles d’ encouragement, 4 la veille de notre départ ! 4 Burrough nous a laissé un journal très-complet. de son- voyage. Au large de Kola, dans Ja Laponi russe, ii rencontra un grand nombre de lodigs ou barques indigènes à vingt rames qui dépassèrent 4 Search-Thriften courant devant le vent; mais l’obli4 geant pilote de l'un d'eux tint compagnie à ce der-* 4 nier en baissant ses voiles de temps à autre, et ainsi il pilota Burrough dans la direction de l'est; en ôutre, il lui fit cadeau d’une barrique d’hydromel# Burrough découvrit le détroit qui mène dans la mer de Kara, entre Novaïa-Zemlia et l'île de Vaïgatch# mais il se décida à revenir pour trois raisons, à sa voir lés continuels vents du nord, la « grande el terrible abondance de glace que nous vimes de no yeux, » et en troisième lieu parce que les nuits deu venaient obscures, 11 arriva le 41 septembre à ArA khangel, où il passa l'hiver, | La Compagnie Moscovite regarda ce voyag comme un insuccès, et, en 1568, elle donna ordre:

ois marins, nommés Bassendine, Woodcocke et rowne, de passer à travers le détroit découvert par rrough, et de là de faire voile à l’est au delà de mbouchure du fleuve Ohi. « Ces découvertes, aient leurs instructions, ne vous seront pas seulent profitables, si elles sont faites par vous, mais les vaudront aussi gloire sans fin à vous ot à votre aÿs. » On voudrait que de semblables instructions, lante d’un autr spirées de ce noble esprit, fussent plus communes ‘hui, rendait plus ujourd'hui, d ‘encouragement M 0 En mai 1580, la Compagnie équipa deux vaisseaux vec des instructions analogues, le George (de 40 irnal très-complell Honneaux) commandé par Arthur Pett, avec un équi- , dans la Laponit page de neuf hommes et un mousse, et le Guillaume mbre de lodias où {de 20 tonneaux) commandé par Charles Jackman, qui dépassèrent vec cinq hommes et un mousse, Pett avait servi e vent; maïs l'obliSans l'expédition de Chancellor et avait depuis mpagnie à ce der-Æommandé un vaisseau appartenant à la Compagnie ps à autre, et ainsi MMoscovite ; Jackman avait été second à bord de ction de l’est; en ÆAide dans le second voyage de Frobisher. Tous rique d’ bhydromel# Jeux étaient des marins capables et expérimentés, i mène dans la mer t leurs luttes persévérantes avec la glace polaire t l'ile de Vaïgatch'h ans d'aussi misérables petits bateaux estun des actes trois raisons, à sales plus intrépides de l’histoire de la marine. Pett dérd, la « grande elÆouvrit le détroit entre Vaïgatch et le continent, et nous vimes de no‘%les petits navires, ayant pénétré par là dans la mer e que les nuits delle Kara, firent quelques tentatives pour percer à 11 septembre à Arravers la lourde masse de glace, quelquefois par- Menant à y entrer, quelquefois avançant un peu en bguant le long des cheneaux laissés entre le rivage L la glace fixe qui touchait le fond. En revenant, de

x ont commenc maintenant ver geant de ses pas les jeunes gens ques-uns d’entr

egarda ce voyae à 1 , elle donna ordre!

LÉATREE

Ra eme ANR aan A et ER fs ES à

8 art LES ABORDS

George et le Guillaume furent séparés par un coup de vent. Pett gagna l’Angleterre sain et sauf; mais Jackman, après avoir hiverné dans un port norvégien, fit voile vers l'Islande au printemps, et on n’entendit plus parler de lui.

Ces premiers voyages au Nord amenèrent à examiner la lisière de la glace polaire entre le Groënland et Novaïa-Zemlia ; car la découverte des obstacles que la lourde glace polaire mettait à la navigation dans la mer de Kara, poussait les explorateurs à tourner leur attention vers les mers plus au nord. Pour cette raison, les entreprises des successeurs de Willoughby et de Chancellor forment à juste titre une introduction aux découvertes des voyageurs qui plus tard ont touché la frontière de la grande région inconnue du Pôle. Les explorations arctiques sont maintenant décriées en certains en-# droits parce qu'il n'est pas probable, allègue-t-on, M qu’elles produisent grand profit commercial. Milton # avait une opinion différente. Il disait que ces pre-" mières expéditions auraient pu paraître presque \ héroïques, si un but plus élevé que l'amour excessif à du gain et du commerce avait animé l’entreprise (2).* Ce sentiment peut paraître outré à des oreilles mo-« dernes, mais les paroles du grand poëte ont law sonorité du franc métal, — et l’on en entend rarement autant de nos jours. ?

(1) Milton's prose works : À brie/ History of Muscovia (éd. 1 1834), p. 577.

és par un coup n et sauf; mais un port norvéintemps, et on

enèrent à exa-

entre le Groën- CHAPITRE II

GUILLAUME BARENTS

Premier voyage de Barents. — Troisième voyage de Barents. — Découverte du Spitzberg. — Barents au large de Novaïa- Zemlia. — Hivernage de Barents. — Mort de Barents. — Observations de Carlsen. — Les reliques de Barents.

découvertes des é la frontière de … Les explorations | | s en certains enle, allègue-t-on, M mmercial. Milton 1

Les Hollandais ne s’étaient pas bornés à surveiller attentivement les pionniers anglais des découvertes bretiques; leurs marchands avaient eux-mêmes sait que ces pre-W puvert un commerce avec Kola et Arkhangel dès paraître presque \ 578. Mais l’empêchement d'avancer à l’est, causé à l'amour excessif par la lourde glace de la mer de Kara, tourna l’at- 1é l’entreprise (2) “Hention des navigateurs hollandais vers la possi- \ des oreilles mo-"@ilité d’un passage autour de l'extrémité septen-

“Hrionale de Novaïa-Zemlia et ainsi fut projeté le

ind poëte ont lai n en entend rare-Wi Dremier véritable voyage polaire. Le crédit de la

*#onception de ce voyage appartient au grand cos- Mographe Pierre Plancius, qui recommanda cette ory of Muscovia (éd M ute aux marchands d'Amsterdam. En 1594, ceux- Mi équipèrent un navire d'environ 400 tonneaux, … ‘ppelé le Mercure, et ils furent des plus heureux

es me

dans le choix de l’homme qui devait le commander. M Guillaume Barents, était né dans l’île de Terschilling, * près du Texel; c'était un homme de quelque édu- « cation, un observateur exact, un marin hardi et. entreprenant. Comme plusieurs de nos principaux renseignements sur la glace polaire, entre le Spitz- à berget Novaïa-Zemlia, sont dûs principalement aux travaux de Barents, il est certainement heureux # qu’on puisse avoir une entière confiance dans les observations de ce chef intelligent du premicr# véritable voyage polaire, .

Le 4 juin 1594, Barents mit à la voile du Texcl, dans le Mercure, prenant avec lui une petite barque N de pêcheur provenant de son île natale de Terschilling, et il arriva en vue de Novaïa-Zemlia par 73° 25 de latitude nord, le 4 juillet. À

Il navigua le long de la côte, passant le cap Nassau le 40, et il arriva au bord de la glace le 13. Du 43 juillet au 3 août, Barents continua à tâcher M de se frayer un passage à travers la masse polaire, « cherchant un chenal dans toutes les directions, 4 depuis le cap Nassau jusqu'aux îles Orange, à l'extrémité nord-ouest de Novaïa-Zemlia. 1

Pendant cet examen attentif et sérieux de la masse de glace, Barents parcourut plus de 1700 milles et il vira de bord jusqu’à quatre-vingt et une fois, Assurément, si le succès est dû à la persévérance, il A aurait dû récompenser cet infatigable explorateur, * Barents, de temps à autre, observait exactement la | hauteur méridienne du soleil, à la fois avec une | alidade, avec une astrolabe et avec un quart de

le commander. rercle: il découvrit une longue ligne de côte, depuis de Terschilling, "jo cap Nassau jusqu'aux îles Orange, et il fixa les e quelque édu- Matitudes de différents points, avec une exactitude marin hardi et Æoemarquable. Nous devons au D" Petermann la nos principaux Mgarte précieuse, marquant avec exactitude la mar- , entre le Spitz- M£he de Barents dans son premier voyage, carte ncipalement aux MMiressée pour accompagner l'édition dés voyages de ement heureux Me grand explorateur, que le D' Beke a publiée en fiance dans les 4833 pour la société Hakiuyt (1). L'équipage fut à la nt du premier à fin fatigué de se heurter sans cesse aux bords de la masse glacée, et il devint nécessaire de retourner. voile du Texcl, Le second voyage auquel Barents prit part consista seulement à naviguer jusqu'à l'entrée de la mer de Kara, et à en revenir.

+ Nous arrivons maintenant au troisième voyage de Barents, le plus important peut-être (après celui ssant le cap Nas- Side Hudson) de tous les voyages qui ont été faits à la le la glace le 13. frontière de la région inconnue du Pôle.

ontinua à tâcher # Les États-Généraux avaient décidé qu'il ne serait la masse polaire, Mpas judicieux de faire de nouvelles tentatives, après es les directions, M'insuccès de la flotte avéc laquelle Barents avait îles Orange, à fait son second voyage et qui avait été armée à Zemlia. “Brands frais. Mais les marchands d'Amsterdam érieux de la masse coutèrent les représentations que leur firent le le 4700 milles et il Micosmographe Plancius et le pratique marin Barents, et une fois, Assu- "Bt ils résolurent d'équiper une autre expédition. On , persévérance, il Bnvoya en conséquence deux navires, commandés able explorateur, bar Jacques van Heemskerch et Jean Corneliszoon ait exactement la 4

la fois avec une (1) Cette société, fondée en 1846, dans le but de publier des

…écits d'anciens voyages, a pris le nom d'un savant géographe vec un quart de fnglais du xvr siècle (TRaD.). ; ;

NS

Rijp. Barents accompagnait Heemskerch comme 1 pilote, mais il commandait en réalité, et Gerrit de M Veer, l’historien du voyage, était aussi à bord « commé contre-maître. Les deux navires mirent à la w

voile d'Amsterdam, le 13 mai 1596.

Les masses de glace dans le détroit qui conduit à.

la mer de Kara et la nature impénétrable de la À

masse glacée. près de Novaïa-Zemlia, avaient for- 4

tement convaincu à la fois Barents et Rijp, de la À

nécessité d'éviter la terre et de se diriger au nord, | en cherchant un passage dans la haute mer; car alors régnait l'opinion erronée que la glace pouvait se former seulement sous l'abri de la terre. À vrai & dire, Rijp insistait pour se diriger beaucoup plus #4. loin dans la direction de l’ouest que Barents ne le # jugeait nécessaire, craignant qu'ils ne se trouvassent + embarrassés dansles glaces, auxenviron de Vaïgatch. M Le 9 juin, ils découvrirent une île qu'ils appelèrent 4

Bear-Island (île de l’Ours). Étienne Bennet, envoyé M

en expédition par sir Francis Cherie de Londres, en 4. 1603, la rencontra, et ignorant la découverte anté- #

rieure de Barents, l’appela Cherie-Island (île Gherie). E Les. deux navires continuèrent à gouverner au nord, ! passant devant beaucoup de glace, jusqu’à ce qu ils M furent en vue du Spitzberg, le 49 juin. Ils le crurent \ faire partie du Groënland et ils naviguèrent dans laË direction du nord-ouest, mais là ils furent arrêtés par la masse glacée.

Barents alors côtoya le rivage occidental al Spitzberg et, à l'extrémité nord-ouest, il trouva un® si grand nombre d'oiseaux, que ceux-ci volaient à

nétrable de la À a, avaient for- M et Rijp, de la ; iriger au nord, »

aute mer; car À a glace pouvait Î la terre. À vrai?

beaucoup plus M e Barents ne le !

e se trouvassent } iron de Vaïgatch. # qu'ils appelèrent À Bennet, envoyé 4 e de Londres, en 4 découverte anté- # land (île Gherie). à .

uverner au nord, !

jusqu’à ce qu ils l in. Ils le crurent \ iguèrent dans la $

ls furent arrêtés à 4

à occidental al est, il trouva un” 4 eux-ci volaient à |

encontre des voiles ; il appela cetendroit Vogelsang

ant d'oiseaux). Mais il ne remonta pas la côte

it, et il n'accomplit pas la circumnavigation de la

s grande île du groupe, comme le pensent le

D Beke et le D' Petermann. Cet exploit n’a encore

accompli que par le capitaine Carlsen en 1863, e D' Beke adoptait la théorie de la circumna-

: ondt, d’après cette déclaration du journal de

errit de Veer que Barents gouverna un peu à l’est u nord, en quittant Bear-Island, mais le journal st vague et d’autres passages tendent à prouver que

» navire de Barents ne fut jamais sur la côte est. e Veer parle de terres à sa droite et d’un vent d'est enant de la terre. La question est résolue par la arte presque contemporaine de Hondius, spéciament préparée pour accompagner la navigation dmirable de Barents, et publiée en 1641 dans l’ourage de Pontanus sur Amsterdam. Cette carte hontre une petite portion des côtes ouest et nord

ju Spitzberg et l'itinéraire de Barents. Celui-ci

riva de nouveau à Bear-Island le 1°’ juillet, et là, hi et Rijp résolurent de se séparer. Rijp remonta côte est du Groënland, espérant trouver une ouerture dans la glace, pendant que Barents dirigeait à course plus à l’est. On n’a aucun renseignement br la conduite ultérieure de Rijp, mais, sans aucun pute, il fut arrêté par la glace polaire et il retourna à Hollande la même année.

Le récit des aventures ultérieures de Barents et > son équipage, de leur. fameux voyage autour de extrémité nord-ouest de Novaïa-Zemlia et de leurs

terribles souffrances pendant le premier hiver arctique que des Européens aient jamais affronté, | est extrêmement intéressant, raconté comme il l’est! dans le style simple et sans prétention de Gerrit de Veer. Le voyage de Bear-Island à Novaïa-Zemlia dura du 2 au 47 juillet et, bien qu'ils aient été à beaucoup près dans la direction du sud, ils furent souvent obligés de changer leur direction à cause de la glace.

Le 14, à vrai dire, « ils s'avancèrent si loin dans la glace qu'ils ne pouvaient aller plus loin; car ils ne voyaient aucun endrait où elle s’ouvrit, mais ils furent forcés, avec grand'peine et labeur, d'en sortiren louvoyant, etils étaient alors par 74° 40’ nord.v} Ils furent en vue de la côte de Novaïa-Zemlia par 74 40’ nord, étils la longèrent jusqu'à ce que, le} 7 août, ils passèrent le cap Comfort. La côte, en cet} endroit, court À l'ast et à l’ouest et fait face au nord, de sorte que la masse polaire, quand ellek dérive au sud, est entièrement poussée sur elle. Après plusieurs tentatives inutiles de se dégager R dela glace en louvoyant dans différentes directions, Barents se trouva sur la côte ouest d’une baie qu'il appela le Æavre de Glace, et « là ils furent forcés, en grand froid, pauvreté, misère et tristesse, de demeurrer tout l'hiver. » C'était le 26 août. La lourde masse glacée dériva dans la baie, donna au vieuxk bateau quelques coups violents et le fixa d'une façon inébranlable pour l'hiver. Par le temps calme qui suivit, la glace nouvelle commença à se former À sur la surface de la mer; mais, comme il arrive

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souvent juste avant que l'hiver ait entièrement commencé, le vent se mit à souffler vers l’ouest à la fin de septembre, chassa la glace loin du rivage et ouvrit un large espace d’ea libre dans la direction de la mer. Les Hollandais n'en tirèrent pourtant aucun profit, car leur navire était fortement fixé dans la baie par d:: solides masses de glace. C'était peut-être heureux, car s’ils s'étaient trouvés dans la mer traîtresse d'octobre, ils auraient bientôt été pris dans la glace nouvelle et ils auraient eu à hiverner dans la masse glacée position des plus dangereuses, Aussi tard que le 8 novembre, quelques jours après que le soleil avait disparu, on voyait des chenaux d’eau libre par delà de Ja baie quand

D le vent avait soufflé de la terre; et même, le 24 dé-

cembre, la glace était en mouvement.

Les dix-sept courageux Hollandais avaient maintenant à se préparer pour un hiver arctique, et on ne saurait trop louer la bonne humeur avec laquelle ils se mirent à l’œuvre, leur discipline et leur détermination résolue de soutenir le pis qui pôt leur arriver avec courage et patience. Leurs compatriotes peuvent être fiers de la conduite de ces braves marins. Heureusement pour eux, ils trouvèrent une grande quantité de bois poussé en dérive, et avec ces matériaux, augmentés de planches de la poupe et du gaillard d'avant du navire, ils construisirent une maison dans laquelle ils transportèrent toutes leurs provisions et ce qu'ils avaient de précieux.

Une cheminée fut établie au centre du toit, une

pendule hollandaise (1) fut dressée et arrangée pour sonner les heures, des lits furent disposés le long des murset un tonneau fut transformé en baignoire. Le chirurgien ordonna sagement des bains comme une condition nécessaire de la santé. Des tempêtes k de neige et des ouragans régnè’ent pendant tout! l'hiver et eurent l’heureux effet d'amasser la neige autour de la maison jusqu’à la hauteur du toit, ce qui élevait la température à l’intérieur. Mais leurs} srufrances furent extrêmes et il est touchant dek lire l’histoire de ces pauvres gens demandant à leur capitaine de leur faire un joyeux jour des Rois avec un peu de vin et deux livres de farine.

Le soleil reparut le 24 janvier. Le 24 février, ils virent de nouveau « beaucoup d’eau libre dans la mer, ce que nous n'avions pas vu de longtemps, »| et une énorme quantité de neige tomba pendant] tout le mois. Le 6 mars, ils virent encore beaucoup d’eau, et le 8, ils n'avaient plus de glaces en vue au 4 nord-est, tandis qu’au sud la mer en était couverte, î Mais le 12, un vent du nord-est ramena toute la glace et l’eau disparut. « La glace s’amassait avec un grand bruit et ses fragments se précipitaient les uns contre les autres d’une façon terrible à ouïr; » et le 14, on ne voyait que de la glace. Un vent du sud-ouest fit reparaître l’eau libre le 28, mais seu-| lement pour un jour, et du 29 au 8 avril, la glace était aussi solidement pressée que jamais. Le 41 mai, la mer éirit tout à fait navigabie, bien quel

(4) Sorte d'horloge à poids, (TRan.),

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les venis du nord-est apportassent toujours de Îla glace. :

Barents avait été longtemps malade et quandles Hollandais mirent à la voile, de la triste scène de leurs souffrances, en deux bateaux ouverts, le 44 juin 1597, il était trop faible pour se tenir et on

l'emporta de la maison. ie 16, le capitaine héla de l’autre bateau et demanda comment était le pilote, « Très-bien! camarade, fut la réponse, j'espère Mbien me rétablir avant que nous arrivions à Wardhouse (1). » Mais il mourut le 49, et, comme la [Pérouse et Fraaklin, il tronva un tombeau au milieu de ses découvertes.

La glace causa bien des difficultés aux survivants ; de temps à autre des banquises arrivaient à la dérive de la terre, et à d’autres moments, les MHollandais étaient obligés, pour atteindre l’eau Piibre, de haier leur bateau par-dessus la glace pour Mie grandes distances. Enfin, aprè | grandes distances. Enfin, après un voyage long Met dangereux, il atteignirent Kola, en Laponie, vers la fin d'août et, par uns étrange coïncidence, ils furent recueillis re un navire hollandais, et ce navire était commandé par le même Cornéliszoon Rijp, qui, l’année précédente, était le capitaine de icur navire de conserve. La dernière fois que nous entendons parler de ces braves gens, c’est quand ils fracontent leu: histoire an prince d'Orange et à l'ambassadeur danois, après un grand dîner. Alors ils se dispersent et nous perdons leurs traces,

(1) Ile sur la côte de Laponie.

LES Rae

Dans ce remarquable voyage, deux points mé- Sports ritent tout particulièrement notre attention partempê leur rapport avec l'exploration du Pôle Nord, Zemli

La pression de la masse de glace sur la côte nord distan de Novaïa-Zemlia, du cap Nassau aux îles Cirange, MR condit est décrite par de Veer comme terribie. :e: : n.fglacée rants, sans doute, contribuent à former ceiie épou-atmos vantable masse, rent «

L'apparition d'eau libre à l'extrémité nord-est de ques € Novaïa-Zemlia, pendant les mois de mars et d'avril, M penda à différentes reprises, est le second point à noter.ss quenc Il paraît que, pendant ces mois et une fois même bérie,

“en février, quand il régnait un vent du sud-ouest, ble a

la glace était toujours poussée à distance de la côte, ME Mac C laissant libre un espace d’eau, et que, aussitôt quel Nou le vent soufflait du côté opposé, la glace revenait et seaux battait le rivage, en fureur et avec bruit, De #15: même façon, un vent de terre chasse la glace d: " 15! l'ouverture de la baie de Baffin, dans toutes jes sat sons de l’année, Cela naturellement atteste l’existence de quelque espace libre par derrière, au nord-ouest, dans lequel la glace pourrait être poussée, Ce scrait dans la direction des caps Taïmour et Tchéliouskine, les points les plus septentrionaux de Ja Sibérie, et il est très-aisé à comprendre, par conséquent, que des irous d’eau ex::

tent le long de la côte de Sibérie, en février die en mars, causés par des courants et des coups dex vent. Ces trous d’eau ont été rencontrés par Anjou et par Wrangell, et le resseignement fourni par posait Gerrit de Veer confirme i'exactitude de ces rap-àS (1)L

ports ru’ses, La succession continue de grandes

points mé-

ention par tempête , de neige que Barents eut à subir à Novaia- Nord. Zemlia prouve aussi l'existence d’eau libre à peu de à côte nord MR distance, Quand les régions arctiques sont dansleurs les Grange, M conditions normales pendant l'hiver, une surface , ex :-niÿglacée sans interruption est accompagnée d'une ceiie épou-Matmosphère claire et sèche, tandis qu'un état diffé-

rent de l'Océan nroduit des résultats atmosphériques d’un caractère opposé, Les tempêtes de neige pendant l'hiver de Novaïa-Zemli:, sont la conséquence naturelle des trous d’eau sur la côte de Sibérie, Le même fait, provenant d’une cause sembleble a été observé par Hayes à Port-Foulke et par Mac Clintock à Port-Kennedy, Nous n'avons aucun récit authentique de vaisseaux ayant visité le lieu d'hivernage de Barcnits bruit, De la usau'en 1874. Barents, quoique le premier en date, la glace d: k «#1 le seul explorateur qui ait fait le tour de cette utes jes sai % ::."cmité nord-ouest de Novaïa-Zemlia ; et la maison teste l'exis< MR u: ‘'aronts resta sans visiteurpourdeu::cen’soixantelerrière, aub@ dix-huit ans, Mais le charme fut roma en 4871. Le surrait tre 10 mai, Elling Carlsen, capitaine norvégien, qui était es caps Taï-B occupé dans le commerce de la mer du Nori “epuis lus septen-Wà dix-huit ans, fit voile d'Hammerfest dans un sloop dr à com-Mde 60 tonneaux, appelé / Solide. Il atteignit le s d’eau ex. Havre-de-Glace de Barents le 7 septembre, et le n février °°°. il vit une maison debout à l'ouverture de la baie.

nord-est de ‘8 et d'avril, nt à noter, fois même | sud-ouest, à de la côte,

les coups des: Li trouva cette maison longue de trente-deux pieds s par Anjoul et large de vingt, et les planches dont elle se com-

fourni pa: posait étaient épaisses d'un pouce et demi (1) et de ces rap-Mf (1) Le pouce anglais vaut 0"025 (Tran).

PE tea nr

vercle piqué ragmel qui ap feule.

orceau

large de quatorze à seize pouces. Ces matériaux

avaient évidemment appartenu à un navire et dans

le nombre il y avait plusieurs barrots de chône, Autour de la maison se tronvaient plusieursk

ands tonneaux et il y avait aussi des amas d'os del vres. , , : Petit 4 -cnnes, de phoques, d'ours et de morses, L'intérieur Biatine

pierre ne ne ne peti Duelque

est décrit par le capitaine Carlsen exactement comme il est représenté dans la curieuse vieille gravure de Gerrit de Veer, qui a été reproduite dans

cercle l'édition de la société Hakluyt. La rangée des litsMDeux pot installés le long d’un côté de la pièce était exacte- Pers ment comme elle-est figurée dans le dessin, et plu-JRe eue sieurs des objets représentés dans le dessin, laBrrois qui pendule, la hallebarde et les mousquets, étaient A encore à leurs anciennes places. Ce qui suit est lon tarau catalogue des objeis trouvés par le capitaine Carlsen en dans les quartiers d’hiver de Barents : a timbr a mart Deux bo Un châssis de fer, sur le foyer|Trois gouges. des car avec une barre de rechange. [Six limes. Deux fers Deux casseroles marines de cui-|Une plaque de zinc. à glace vre, trouvées sur le châssis en |Une jarre de terre. fer avec les restes d’une cuil-|La partie inferieur d’un autr n ler de pr x pos: à à Le sc es cercles de cuivre qui pro-|Six fragments de pots à poivre bablement éntourafent des|Un filtre en étain. brave él seaux. Une paire de bottes. oulé p:

Une barre de fer. Un sabre. brès d Une pince de fer. Fragments d'un grand nombrep'es de Un long canon de fusil. de gravures, avec des venlout ét. Deux plus petits canons de fu-| latins en dessous. l sil, dont l’un carré à l'ex-|Trois livres hollandais. aule Co térieur. Un petit moreeau de métal. Brncc & Trois forets ou tarières de trois|Dix-neuf cartouchières, avet rues pieds de longueur. leurs cordons d'attache elles livre Un ciseau. uelques-unes encore pleine tte lo Un cadenas. e poudre.

Un calfait, Une caisse de fer avec son cou-MRuparax

matériaux vire et dans à chêne.

t plusieursk

mas d'os de

sin, et plu-

, dessin, la

ets, étaient i suit est le aine Carlsen

re.

bur d'un autrt

> pots à poivre.

vercle, et une serrure com-|Quatre instruments nautiques, pliquée. Une flûte.

ragment d'une anse en métal} Une serrure avec sa clef.

qui appartenait à la caisse. [Une autre serrure.

feule. Un fer de marteau de forgeorceau de fer pesant huit li-| ron.

vres. . [Un poids de pendule.

Petit boulet à canon. Vingt -six chandeliers d'étain

Platine de fusil avec batterie et| et leurs fragments (dont six

pierre à briquet. en parfait état).

nerâpe. . Une cruche de forme étrusque ne petite tarière. d'un beau travail.

Duelque fragments étroits d'un|La partie supérieure d'une aucercle de cuivre. tre cruche.

Deux pots à sel et à postes d'en-|Une assiette en bois, peinte en viron huit pouces de hauteur.| rouge.

Deux paires de compas. Un réveil d'horloge.

e fragment d'un coute&x ivec|Trois balances.

un manche de fer. Quatre médaillons circulaires, rois cuillers. d'environ huit pouces de dia-

Un foret, : mètre et trois d'entre eux

ne pierre à rasoir. montés avec des cadres de

Un taraud de bois. chêne.

n taraud de bronze. Une enfilade de boutons.

ne pendule. Une garde, le bout d'une lame n timbre de pendule, de sabre.

a marteau de sonnerie. Un fer de hallebarde. y Deux bouchons de bois pour|Plusieurs morceaux de bois des canons de fusil. travaillé, l’un d'eux avec un pute de lance ou de bâton] manche de couteau.

glace.

Le sol de la maison dans laquelle Barents et son

prave équipage avaient passé l’hiver ne peut avoir été

oulé par aucun pied humain pendant les années, près de trois siècles ! qui étaient écoulées depuis. luut était là, les casseroles au foyer, la vieille penlule contre le mur comme l'indique le dessin, les armes et les outils, les gobelets, les instruments et es livres qui avaient trompé les heures d’ennui de ete longue nuit, deux cent soixante dix-huit ans huparavant. L’Æistoire de Chine montre le but que

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