‹ Les abords de la région inconnue [microforme]Chapitre 20 sur 90 · PE AR POSE ENS PRES · texte numérisé non relu

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34 LES A80RDS

fut très-encombrée de glaces, cependant « il ne lui

paraissait pas qu'il dût dissuader i’honorabie Con. pagnie d’aventurer annuellement 150 ou 200 livres (sterling) jusqu’à ce qu’on eût fait de nouvelles dé.

couvertes dans lesdites mers et les pays adjacents: Pour un siècle et demi, nous devons chercher dan

ies annales du commerce baleinier hollandais & anglais tout renseignement ultérieur sur les mer du Spitzherg, et on peut se procurer à ces sources quelques faits d’un intérêt considérable, qui jettent de la lumière sur l’espace intermédiaire entre ke monde connu et le monde inconnu, Nous les exa: minerons dans le prochain chapitre, mais, en atten dant, ilest nécessaire de raconter un essai impor tant qui fut fait pour atteindre le Pôle Nord sous la auspices de l'Amirauté de notre «joyeux monarque:

Depuis qu'Henri VIIT avait envoyé divers homme

habiles pour visiter des régions inconnues en 1521R

le gouvernement n'avait pris aucune part à ca voyages de déconvertes au nord. Mais à la fin, l'4 mirauté fut poussée à agir par les paroles persu: sives et pressantes d’un contre-maître. Jean Woo avait servi comme contre-maître dans le Sweepr stakes « la poule » (dans le sens de prix formé à tous les enjeux) sous sir Jobn Narborough, pendail le honteux voyage de cet officier en Patagonie d au Chili, Cloudeslsy Shovel, alors dans sa vingtièm année, et Grenvilie Collins, le futur hydrographe servaient aussi à bord de {a Poule, Le contre-maitnl n’était pas homme à cacher la lumière sous 1 boisseau. À son retour, il publia le Voyage du capi

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aine Wood à travers le détroit de Magellan, dans lequel le nom de Narborough n’est pas même men: Bionné, « quoi qu'il pôt paraître en sens contraire, ood commandait l’expédition. En 1676, Jean ood présenta à Charles IT et à son frère le duc

ndes par le nord-est; il en souienait le succès probable pour les raisons suivantes. D'abord, prétendait-1, les anciens navigateurs hollandais Rijp et Barents avaient toujours assuré qu’en gouvernant entre KE uord-est du cap Nord de Norvége et en se tejs les exaBhant entre le Spitzberg et Novaïa-Zemlia, à égale , en attenBMistance des deux, on pouvait trouver une mer sai imporBMibre de glaces. Cette idée venait de la croyance rd sous laBrronée des anciens navigateurs que la glace pouonarque‘Bait seulement se former dans le voisignage de la rs hommellerre, La seconde raison de Wood est que Henri ss en 452 amel, dans son récit d’une captivité en Corée, dit part à cau'on a trouvé dans la mer de Tartarie des bsieines la fin, l'Alivec des harpons européens. Le reste de ces ar.:ues persuients repose sur d’absurdes histoires de baleiniers ean WoolBollandais ayant navigué au Pôle Nord et au delà. le Sweeyles motifs d'entreprendre ce voyage furent l’honformé dBheur du roi, les intérêts de la patrie, son manque sh, pendaïll'emploi dans son pays, en même temps que son atagonie tÆBversion pour l’oisiveté. Ces arguments semblèrent à vingtièmMrésistibles à M; Samuel Pepys, alors secrétaire de drographtM'Amirauté, et le capitaine Wood reçut le commanntre-maît"Sement de la frégate Speedwell (Bon Succès) avec la e sous üinque Z Prospère comme allége Le vieux camaage du capade de Wood, Grenville Collins, partit comme

d'Yorck un plan pour découvrir un passage aux

36 LES ABORDS maître sur le Bon-Succes, et l'expédition mit à h voile le 28 mai 1667.

Le 22 juin à midi, comme ilsse trouvaient dans un méridien à peu près à égale distance du cap Nord etde Novaïa-Zemlia et par 75° 59’ de latitude nord, ils virent le bord de la masse glacée droit devant eux s'étendant à l’est-sud-estet à l'ouest-nord-ouest. Wood alors se tint le long du bord de la glace dans

la direction de l'ouest, l’examinant avec soin el

voyant un grand nombre d'ouvertures dans les. quelles il pénétra et qu’il trouva être des baies. Le 26, il vint en vue de Novaïa-Zemlia, et, dans l nuit du 29, /e Bon-Fspoir courut sur un banc de rochers et fit naufrage.

Wood et ses hommes montèrent à bord du Pros pére et arrivèrent dans la Tamise le 24 août. Dan sa lettre à Nicolas Witsen, Grenville Collins dit qu les événements du voyage lui donnèrent pleine cor viction qu'il n’y avait pas de passage entre le Groër: land ou le Spitzberg et Novaïa-Zemlia.

Les voyages d'Hudson, de Poole, de Fotherh} et de Wood complétèrent l'examen de toute l'é tendue de la masse glacée du Pôle, depuis la côt est du Groënland jusqu’à Novaïa-Zemlia, tandis qu Barents jusqu’à une époque toute récente était l

seule autorité sur l’état de la glace à la côte noril

des dernières îles. Toutes les informations ulté rieures qui ont été recueillies de l'expérience d« baleiniers et les récits des expéditions moderné servent seulement à compléter l’œuvre de ct intrépides navigateurs du xvrre siècle.

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