HENRI HUDSON
Hudson au large de la côte est du Groënland. — Hudson au ! large du Spitzberg. — Tucthes d'Hudson. — Résultats du voyage d'Hudson. — Hudson au large de Novaïa-Zemlia. — Secours à H. Hudson. — Jonas Poole. — Robert Fotherby. — Jean Wood.
Parmi les voyages les plus importants qui aient £
persévérant a examiné dans toute son étendue l'océan qui y mène, cherchant un passage le long de À la masse glacée depuis le Groënland jusqu’à Novaïa: Zemlia.
de Hudson, bien que le général Meredith Read, dans À ses intéressantes Recherches historiques, ait fait quel:
(1) L'opinion du général Read est que le grand navigateur est le petit-fils d'un autre Henri Hudson, qui mourut alder*
| jamais été entrepris dans la direction de la région à | inconnue du Pôle, il faut certainement compter & ceux de Henri Hudson; car ce marin capable et À
On ne sait rien de certain de la première histoire ls sur la «
ques cozjectures probables sur son origine (1). Il BR de Lond
paraî pagni de 80 Pôle Le Quan.
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Espoir
mann d
de la Co ning He
paraît d'abord équipant un petit navire pour la Compagnie Moscovite, appelé le Hopewell (Bon Espoir), de 80 tonneaux, pour découvrir un passage par le Pôle Nord.
Le 41% mai 1607, il leva l’ancre à Greenwich. Quand nous considérons les moyens dont il était pourvu pour accomplir cette grande découverte, nous sommes étonnés de l'audace intrépide de la tentative, Voilà un équipage de douze hommes et un mousse dans un malheureux petit bateau de 80 tonneaux, parlant sérieusement de faire voile au Japon en passant droit par le Pôle, et en vérité essayant la possibilité de cette entreprise avec autant de soin et de jugement qu'on en a montrés dans les expéditions modernesles mieux équipées. Hudson n'ignorait ni les difficultés ni les dangers d’un sem- -blable voyage, car il connaissait le résultat des trois expéditions de Barents et il avait avec lui les meilleures cartes existantes.
Imaginez ce hardi marin faisant voile de Gravesend, à destination du Pôle Nord, dans un navire à peu près de la dimension d’un des plus petits de nos modernes bricks charbonniers, Nous pouvons nous faire une idée assez exacte de son apparence générale, car trois semblables navires sont dessinés
| sur la carte dressée par Hudson lui-même. Le Bon- Espoir ressemblait plus à un vieux buggalow de
Hudsof au À égultats du ïa-Zemlia.
tobert Fo-
qui aient | la région À compter à apable et 5j ndue l'oe long de 'à Novaïa-
e histoire È ead, dans à fait quel:
ine (4). ILES mann de Londres en 1555, Henri le navigateur était citoyen de Londres; il y avait une maison et fut élevé dans le service de la Compagnie Moscovite, — An Historical Inquiry concernng Henry Hudson, by John Meredith Read, jun., Albany, 1865.
navigateur ourut alder
Surate (4) qu’à tout autre chose qui vogue actuellement sur les mers, avec £a poupe élevée, et son avant bas et pointu ; il n'avait pas de voile d’avant
à son beaupré, mais, en compensation, son mât de misaine était planté très en avant. Il y avait, sous l'étroite et haute poupe, une cabine où Hudson et son jeune fils s’installèrent, et les hommes s’établirent à l'avant. Ainsi équipé et pourvu pour le voyage, Hudson, comme nous l’avons vu, mit à la voile de Greenwich et passa les îles Shetlan ‘: 26 mai 1607. Le 13 juin, il arriva en vue de 1e
est du Groënland qu'il décrit comme un pays trèsélevé avec beaucoup de glaces près du rivage, et il continua à se tenir le long de cette côte en se diri-
geant vers le nord jusqu’au 22. Bien qu'il füt arrêté & dan: cette direction, il reg:vda son temps comme |
bien employé, voyant qu'il aait découvert un pays étendu encore absent de toutes les cartes et,
ajoute-t-il, « pour autant que nous pouvions voir, il
a l'air d'être un bon pays et qui vaut d'être vu. » Il l'appella Æold with Hope. « tenez ou tenons bon avec espoir, » et quand il en fut en vue, le 22, il trouva pour sa latitude 73° nord. Hudson quitta alors la
côte du Groënland et, gouvernant dans une direc-k
tion nord-est pour cinq jours, il vint en vue d’une partie du Spitzberg ou Nouvelle-Terre comme il l’appela et qu'il supposa être le Vogelsang de Barents.
A la iatitude de 78° 30 nord, il trouva la glace se
(1) Buggalow est le nom des navires indigènes da Ja côte ouest de l'Inde. (Trap.)
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dirigeant du Spitzberg vers l’ouest et son petit bateau se trouva « dans de grands dangers au milieu de cette immense quantité de glaces et de brouil- Jards, » Hudson continua à examiner la côte du Spitzberg pendant bien des jours, essayant constamment de se frayer un passage vers le nord, mais toujours arrêté par les glaces. A la pointe nordouest du Spitzberg il donna le nom qu’elle porte encore aujourd’hui, cap Hakluyt. Une fois il trouva pour latitude 81° au nord du Spitzberg, quand la terre en vue était les Sept Iles; il observa que la
pays ns f mer était en certains endroits verte et en d’autres Hi ch diri- bleue, et il dit : « Nous trouvâmes notre mer verte nu être la plus libre de glaces, et notre mer bleu d’a-
zur, être la plus glacée. » Scoresby regarde le fait comme accidentel, et il s’est assuré que la couleur verte est causée par des myriades de medusæ infiniment petites, 110,592 dans un pied cube. Ayant achevé l’examen de la côte ouest du Spitzberg, qu’il décrivit comme un pays élevé et montagneux avec d’àäpres rochers et de la neige, Hudson forma le magnifique projet de faire voile autour de l'extrémité septentrionale du Groënland et de revenir en Angleterre par le détroit de Davis. Dans ce but, il examina de nouveau la mer entre le Spitzberg et le Groënland vers la fin de juillet, mais il jugea, d’après le fort miroitement des glaces le long de l’horizon septentrional, qu'il n’y avait pas de passage dans cette direction. Alors, après avoir examiné le Spitzberg, il se décida à revenir en Angjleerre, et, sur son chemin, il découvrit une île par %,
da la côte
avoir de doute que cette île découverte par Hudson est la même que celle improprement appelée île de Jean Mayen, d'après un capitaine hollandais qui, sur une très-mince autorité, est dit l'avoir vue quelques années après, en 1611, L'île a environ 30 milles de longet 9 de large, et à son extrémité septentrionale s'élève le remarquable pic volca-
nique de Beerenberg, haut fe 6,870 pieds, Je petit
Bon-Espoir jeta de nouveau l'ancre sans accident dans Ja Tamise ie 15 septembre.
Les résultats de ce vcyage étaient très-importants È
à la fois au point de vue géographique et au point
de vue commercial. Hudson avait découvert une
partie de la côte est du Groënland; il avait par deux fois, en juin et à la fin de juillet, examiné le bord
de la glace entre le Groënland et je Spitzberg ; et ill
avait nayigué au nord du Spitzberg jusqu’à ce qu'il fût arrêté par la glace, atteignant presque une latitude aussi élevée que Scoresby atteignit on 1806 (81° 12° 42° nord), La plus haute latitude que Hudson ait vEservée fut 80°23'; mais il navigua deux jours de lus dans une direction nord-est, La consé:
quence pratique du voyage d'Hudson fut que son
récit du grand nombre de baleines et de morses dans les mers du Spiizherg, mena à l'établissement
de pêcheries riches et prospères qui continuèrentik
fleurir pendant deux siècles,
En 16908, Hudson équipa une seconde expéditior pour tenter un passage entre le Spitzherg et No vaïa-Zemlia. Son équipage comptait quatoze hom
74° nord, qu'il appela l'ucthes d'Hudson, 1] ne peut y'
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navires leurs pa restaien Sleamer forcer à échoué, lauriers marin p Bon- Es n’a fait
e peut y D mes, le secondétait Robert Juct et deux des hommes Hudson avaient navigué avec Hudson dans son premier ée île de BA voyage, à savoir : Jean Cooke, maintenant promu au ais qui, rang de maître d’éjuipage, et Jacques Skrutton. voir vue PA Jean Hudson, le fils u capitaine, était aussi à bord.
environ DS Le 22 avril, ils frenut voile de la Tamise et le 9 juin xtrémité 5 atteignirent le bord de la glace par 73° 29 de lac volca- À titude. Hudson espérait ouvrir un passage à son na- Le pelit M vire à travers la masse glacée, aussi s’y tint-il penaccident Æ dart plusieurs lieues; mais il trouva la glace en hi avant solide et épaisse et il fut obligé de rencncer nportants WE à cette tentative. 11 navigua siors le long de la au point à masse glacée dans la direcuon de l’est, ayant touvert une jours la glace en vue à babord, et guettant un past par deux D sage jusqu'au 26, où il atteignit la cô‘e de Novaïaa Je bord N Zemlia par 72° 25 de latitude nurd, berg;etilh Il s'était ainsi assuré que la barrière de glace ’à ce qu'il entre Novaïa-Zemli® et le Spitzberg était inpénée une lati-W trable, comme, dans son précédent voyage, il avait it on 48068 trouvé être le cas entre le Groënland et le Spitzque Hud-@ berg. Il était parfaitement clair que, pour de peti:: vigua deux@ navires comme {e Search-Thrift, le Hopewell, et , La consél leurs pareils, les portails de la région inconnue ut que sol restaient solidement fermés, Il reste à savoir si un de mors steamer À hélice et à l’avant acéré sera en état de les blissement forcer à s'ouvrir, Le brave Henri Hudson avait tinuèrentil échoué, et c'est ailleurs qu'il devait gagner d’autres lauriers. Mais il avait fait tout ce que le plus hardi > expéditioll marin pouvait faire avec rien autre que ce méchant berg et Noë Bon- Espoir sous ses pieds; et aucun explorateur atoze hom@ n'a fait plus dans la même direction depuis ce
28 ju’: 1608, quand il arriva en vue de Novaia. |
Zeraua et qu’il tourna au sud la proue de son n:-B vire. Comme explorateur du Pôle nous le rencon:! trerons plus... Il examina une partie de la côte def
Novaïa-Zemlia et arriva à Gravesend le 26 août,
Pendant ce second voyage, Hudson remarqua de
nombreuses pièces de bois flottant à la dérive dans le Gulf-Stream, depuis le cap Nord jusqu’à la latitude de 75° 30’ nord.
Hudson, comme on le sait, fut lâchement assassiné. On a plaisir à voir que ses services furent re-
connus par la généreuse et vieille Compagnie desk
Indes-Orientales. Madame Hudson avait été laissée très-pauvre, et la Cour donna un emploi à son fils à bord d'un navire, en 1614, parce que son brave
père était mort au service de l’État (4).
Après les voyages d'Hudson, la pêche à la baleine commença dans les mers du Spitzhberg. Le capitaine Jones Poole fit quatre voyages pour la Compagnie Moscovite en 1609, 1610, 1611 et 1612 allant tuer des baleines et des morses. Le détroit
(1) & Etant informé que rnadame Hudson, !:: veuve de M. Hudson qui a disparu dans la découverte du Nord-Ouest, demandait la faveur qu'on emploie un jeune homme, son fils, ell: étant laisssée très-pauvre, et comprenant qu'on était
en partie tenu à lui donner assistance, en considération que
son père a péri au service de l'Etat, on a décidé de le recom: mander au soin de quelqu'un qui est sur le point de partir en expédition. » (9 avril 14614).
« Le fils de madame Hudson, recommandé au soin de Hunt, contre-maître du Samariain ; cinq livres (125 francs), devant être dépensées pour lui en vêtements et choses nécessaires. » (16 avril 1614). — Calendar of State Papers, Culo: nial Series. East Indies, 1513-1516, 8 709 et 714.
de Horr gardent etilnot nommé deux de dans les en 1613, Fotherb
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quelques qu'ils at dans la 1 berg fur tenant à fut envo:
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(1) Pure oyage de au préside lu 7 nove
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de Horn et le détroit de Bell, au sud du Spitzberg,
A tUSER D gardent encore les noms que Poole leur a donnés ; ; BE et 1l nous raconte qu’en 1612, un capitaine de Hull, La côte del nommé Thomas Marmaduke, alla jusqu’à 82° nord, 96 aoùt.| deux degrés au delà du cap Hakluyt. Baffin était narqua de dans les mers du Spitzberg avec la flotte baleinière rive dans °° 1613, et dans les deux années suivantes, Robert à la lati. BR Fotherby fut envoyé,lavec Baffin comme pilote, pour faire de nouvelles découvertes. En 1614, Fotherby
st suces D et Baffin, dans le navire Thomazen, naviguèrent BntoNèt re: quelques milles au nord du Spitzberg jusqu’à ce
agnie des}
été laissée , son fils À son brave
qu’ils atteignissent 80° et quelques minutes (1); et,
Rdans la même année, quelques îles à :’est du Spitz-
berg furent découvertes par d’autres navires a} artenant à la Comp. nie Moscovite. En 1615,Fotherhy fut envoyé par sir Thomas Smith dans le Richard, de 20 tonneaux, pour chercher un passage au nord.
Fe panne Comme à l'ordinaire, ils furent arrêtés par la masse Le capi- x | to: bbri: de la glace polaire près du cap Haklyt, et, comme
Hudson avant eux, ils examinèrent le bord de la
Églace pour une distance considérable jusqu’à l’ouest,
mais ils ne purent trouver aucune ouverture. Maître ni Fotherby, cependant, était plein d'espérance, et
Nord-Ouest, nn :
tnt on Mouoiqu'il ne püût nier que la mer, entre le Groën-
qu'on était land et la nouvelle terre du Roi Jacques (Spitzberg), dération que de le recom:
de partir en
et 1612, Le détroit
», veuve de
(1) Purchas, 1, p. 466. C'est tout ce que nous savons du oyage de Baffin en 1614. Le Dr Petermann, dans une lettre au président de la Société géographique de Londres, en date lu 7 novembre 1874, dit qu'il est très-probable que, dans ce oyage, Baflin avait en vue la côte ouest de la terré découerte par l'expédition autrichienne, en 1874. On verra qu'il y a pas l'ombre d'une raison à supposer rien de semblable.
au soin de (125 francs) hoses néces- Papers, Gulo-
PE RO PE as 5 LE
HEARE