FRERES 212 LES ABORDS RS
Il n’y a aucune raison de douter que, par suite
des forts courants et des ouragans, la glace est en mouvement au large de la côte de Sibérie très-tôt
dans l’année, donnant naissance à des Polynias ou
chenaux et trous d'eau; mais, dans les observations des explorateurs russes, il n’y a rien qui garantisse la croyance en un « vaste incommensurable Océan.» La vapcur qui s'élève, si souvent mentionnée par Anjou, est causée par la marée faisant craquer la
glace et ne prouve nullement l’existence d’une mer}
ouverte, ct le phénomène de vents humides et de glaces en mauvais état, dénote justement ce que vit Anjou, — un espace limité de mer couvert de giaçons flottants. Il n’y a aucune preuve que h Polynia sibérienne du commencement du printemps soit plus étendue que ne puisse l'expliquer l'influence des vents et des courants. La faible glace où Jes Russes se virent arrêtés, était donc une mer très-peu profonde, et ils ne mentionnent jamais de profondeur plus grande que 14 brasses. Les vents peuvent donc aisément y produire des courants. À cette profondeur, les Russes rapportent que l glace s’épaississait jusqu'à ce qu’elle toucht le fond ; dans de semblables circonstances, la pression de la glace en dérive était prodigieuse.
Il faut se rappeler que la condition exceptionnel de la mer Polaire de la Sibérie n’empéchait jami d'examiner la côte et qu’une glace faible ne s rencontrait qu'à la distance de quelques millesd la terre.
Le dernier exploit des explorations russes en 5
Emarca Uns la cl k latitu
es
btrie a par M.
En 1 d'un sq rieur d l'Acadé bourg F et l'Téni dorf dar aété pu périale « Un fai k quant sur ses r bois est ble, il les qui s de la tou les d’a lndait a Maintens mdroits que le d land o de Ja Du ans les res, A ] btrefois
e, par suite glace est en érie très-tôt Polynias ou observations ai garantisse ble Océan.»
ationnée par t craquer la ce d’une merk mides et de ment ce que r couvert de reuve que là nt du prinse l'expliquer ja faible glace donc une mer ent jamais de ses, Les vents s courants. À prtent que l
es, la pressiol
exceptionnel
à faible ne
s russes en $
le touchit l8
Déchait jamii
ques milles d
Re RP ORAN SRE RER RSR DE LA RÉGION INCONNUE 213
brie a été l'examen de l'embouchure de l'Iénisséi par M. Schmidt.
En 1866, à la suite de la prétendue découverte d'un squelette de mammouth près du cours inférieur de l’Iénisséi, M. F. Schmidt fut envoyé par l'Académie Impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg pour diriger une reconnaissance entre l'Obi et l'Iénisséï, et pour développer l'œuvre de Middendorf dans cette région. Le récit de cette expédition aété publié dans les mémoires de l'Académie Impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg.
Un fait intéressant relatif au fleuve Ilénisséï est h quantité immense de bois de dérive qu'on trouve ur ses rives. Sur les basses terres de l’estuaire, le bis est dispersé ct, mêlé à la terre glaise et au uble, il forme l'élément principal de nombreuses les qui se pressent à leur embouchure. On trouve & la tourbe en de nombreux endroits et des soutes d'arbre qui montrent que la végétation s'élndait autrefois au nord beaucoup plus loin que maintenant. Là, aussi bien que dans la plupart des mdroits en Sibérie, le mélèze ({arix Sibirica) marme le commencement de la nature forestière.
land on regarde de Dudino, tout ce qui est au sud le la Dudinka est forêt, tandis qu’au nord, on voit has les creux du terrain des souches mortes d'arres, À l’ouest, il y a une preuve que la végétation lrefois s’étendait plus loin au nord. La ligne de Emarcation du mélèze court du lac de Pæssino ns la chaîne des monts Noril par environ 67° 50° ! latitude nord (à l’est de l’Iénisséi) le long du
fleuve Dudinka jusqu'à Dudino et de là le long de la rive droite de l'Iénisséi jusqu’à Sselækino; là, elle traverse l’Iénisséïi, et de l'embouchure de la Keta elle court dans une direction sud-ouest, passant la Solenaya supérieure jusqu'au Tas inférieur. Au nord du mélèze, on rencontre deux arbres, la Betula contorta et l’Abies obovata, et sur l’Iénisséi et dans ses environs l’Alnaster fructicosa, sorte d’aulne qui pousse à la hauteur d’un homme jusqu’à 70° 50 nord de latitude et, qui par environ 71°, rampe sur le sol.
La population consiste entièrement en paysans russes qui sont partagés en deux congrégations ou paroisses, les deux églises étant à Tourouchank et Dudino. De Tolstoï à Tourouchank seren contrent de petits établissements d’une ou deux maisons dont le seul emploi consiste à s’occupet des communications postales. De Tolstoï au del de l'embouchure de la Pyasina, des établissements ou groupes de maisons (bien qu’abandonnées depui longtemps à cause de la sévérité du climat ou del difficulté des communications) ont été marqué sur des cartes, ayant été copiés de cartes plus an ciennes sans garanties suffisantes. Du milieu de jui à la fin d'août, les Samoyèdes et les Russes élève des tentes, des huttes en forme de dôme, faites 4 bois de dérive et de terre glaise, et de véritabl maisonnettes avec des fenêtres et des poêles; el préparation du poisson salé se fait activement l'intérieur de ces cabanes et à bord des bateaux dal le fleuve. La Toundra est habitée par des Jurati
en ou l'Obi mois ç &lar Les jou, W Schmic près d' acquis rations inhospi de gran obstacle sévéran russes U
LE ons ET EEE EE Rennes Serena ansnnt Là um A LME) TRES ‘ A EDR PS DE LA RÉGION INCONNUE 215
ee
en outre de la population russe ; ils pénètrent entre e long dela M l'obi et l'Iénisséi d'avril à octobre et, pendant les mo; là, elle M mois d'hiver, ils se retirent dans le cercle de Beresov > de la Kela D de la province de Tobolsk.
t, passantla RS Les travaux d'hommes comme Hedenstræm, Anférieur. AUS ju, Wrangell, Lütke, Baer, Erman, Middendorf et res, la Betula ES Schmidt, permettent à la Russie de prendre rang isséi et dans DS près de l'Angleterre comme une nation qui s'est > d’aulne qui zcquis de la gloire dans le noble champ des exploqu'à 70° 502 ntions arctiques. Les Toundras glacées et les côtes °, rampe SU hospitalières de la Sibérie septentrionale offrent de grands obstacles à une œuvre semblable, et ces obstacles ont été surmontés par une somme de persévérance énergique qui donne aux explorateurs russes une place élévée dans la liste glorieuse des télébrités arctiques. C’est à leurs efforts que nous devons l’examen et le lever conscienc'eux de plus d'un tiers de la région inconnue du Pôle, dont l’enwmble a été levé avec soin et décrit scientifiquement.
Le courage avec lequel Wrangell et Anjou se sont rayé un chemin sur une glace mince et en mauvais état, s’exposant ainsi eux-mêmes à des dangers eu ordinaires pour la cause de la science et par êle pour les découvertes géographiques, excite notre plus vive admiration et à l'ouvrage charmant du baron de Wrangell nous devons une partie des tonnaissances que nous possédons d’une section tonsidérable des abords de la Région inconnue.
t en paysans ongrégations t à Tourouichank se ren une ou deux e à s'occupes plstoï au del stablissemenk lonnées depui limat ou del été marqué artes plus an milieu de jui Russes élèves dôme, faites 0 de véritable ks poêles; et
activement es bateaux dû dr des Juratf
PA DD D ns D ORNE SEEN RES LES ABORDS
A M PLAN EE RSR qu et ét.
Joha de K:
soixa les m taine ces il Carlse : Trom LES NORVÉGIENS AU LARGE DE NOVAÏA- A, ETLE épais:
CAPITAINE WIGGANS etAÿo
la mer Les Norvégiens au large de Novaïa-Zemlia. — Voyages de dans | Mack.— Voyages de Johannesen, Dorma, Simonsen et Isaksen.— Rosenthal. -- Mort de Tobiesen. — Captain Wiggans le nor dans la mer de aa.