‹ Les abords de la région inconnue [microforme]Chapitre 56 sur 90 · SONT PER PANEEE TIR RAT · texte numérisé non relu

SONT PER PANEEE TIR RAT

200 LES ABORDS RE AMEN EN ER AN M MIE PIC RSS Il descendit le fleuve Khatanga et atteignit lelad Taïmour en juin. En août, il arriva aux rives de J: mer Polaire et aperçut le cap Taïmour; il y vit de J'eau libre et nul miroitement de glace dans au cune direction. Il trouva que le flux et le reflux de la marée atteignait jusqu'à 36 pieds. Il faut dire qu'il était là au point culminant du court été des régions arctiques.

De l'embouchure de la Léna à l'est, des navires |

ont souvent atteint le fleuve Kolyma; mais le fait de doubler les caps-plus loin à l’est, n’a été accompli qu'avec de grandes difficultés. Nijni-Kolymsk, près de l'embouchure de la Kolyma, fut fondé en 1654, par un Cosaque appelé Michel Stadoutchine; ct en 1648, un autre Cosaque du nom de Michel Dejnev équipa là une expédition consistant en trois petits bateaux appelés Æotchys, bateaux larges, à fonds plats, couverts, d'environ 70 pieds de long, avec des voiles et des rames. Il doubla le cap Tchélagskoï, traversa le détroit, nommé plus tard d'a près l’explorateur Bebring, et atteignit le golfe d'Anadyr. La plupart de ses hommes moururent de faim, mais Dejnev réussit à établir une pêcheri de morses dans l’Anadyr.

Pierre le Grand désirait que toute la côte septentrionale de la Sibérie fût explorée par mer, eti mourut quelques jours après avoir, de sa propre main, donné ses instructions au capitaine Vitus Behring. Behring était Danois au service de la Russie. 11 fut envoyé de Saint-Pétersbourg au point le plus éloigné de la Sibérie, avec des matelots et des

harpentit

bapentiers; deux navires furent construits à khotsk et dans le Kamtchatka, et furent appelé le ubriel et la Fortune. En juillet 1728, Behring fit oile du fleuve du Kamtchatka et examina la côte our quelque distance dans la direction du nord, hssurant de l'existence d’un détroit entre l'Asie et Amérique. En septembre 1740, ilfit de nouveau ile d'Okhotsk dans un navire appelé le Saint-Paul, rec un navire de conserve, commandé par le lieuteant Tchirikov et appelé le Saint-Pierre. Georgesullaume Steller s'embarqua avec le capitaine ebring, comme naturaliste du voyage, et en juin Hi, ils firent voile pour découvrir la côte amériine, On découvrit ce pic magnifique que Behring ppela le Mont-de-Saint-Élie, et l’on explora les ks Aléoutiennes; mais le scorbut se déclara dans fquipage et le capitaine lui-même en fut atteint. h novembre, le navire fit naufrage sur une île, ui reçut le nom du malheureux explorateur ; celuiifut transporté à terre et placé dans une sorte de se ou de caverne creusée dans le flanc d’une colhe de sable. Là, il fut presque enterré vivant, car le able roulait continuellement sur lui et il demanit qu'on ne l'ôtât pas, parce que cela lui tenait laud. C’est dans cette misérable situation que le hlheureux Behring mourut le 8 décembre 174.

lller s’inquiétait naturellement de procurer de la urriture animale à ses malades atteints de scorbut lil étudia avec soin l’histoire naturelle de l'île. Il

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, des navires ; mais le fait ’a été accomjni-Kolymsk, fut fondé en tadoutchine; mm de Michel consistant en iteaux larges, ieds de long, le cap Tchéplus tard d'a gnit le golfe moururent de une pécherie

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de cet animal, peaux que les Chinois, à Kiachast sur la frontière russe, achètent au prix de 80 100 roubles (de 300 à 375 fr.) pièce. Trente homme

de l'équipage moururent dans l’île, et les quaranté

cinq survivants s’échappèrent au Kamtchatka dar un petit navire construit avec les débris du Sun Paul. L'événement le plus remarquable du voyag fut la découverte, par Steller, d’une rare et sol taire espèce de 'lamentin ou vache marine appel Rytina-Stelleres. Cette espèce a depuis été chassl et probablement exterminée, car aucun spécime n’en a été vu depuis plus de soixante-dix ans. Cet créature avaitune sorte d’écorce épaisse d’un pou composée de fibres ou tubes perpendiculaires à peau et si dure que le fer avait peine à y pénétre Elle se nourrissait de plantes marines.

Après le détroit de Behring, la découverte plus importante des Russes fut celle des Iles Liakhoy su Nouvelle-Sibérie dans l’océan Polai en face ia côte qui s'étend entre la Léna et l’Ind girka. En mars 1770, un marchand du nom deli khov vit un grand troupeau de rennes venir nord sur la glace, et cela l'engagea à partir av des traîneaux tôt en avril pour suivre les trac qu'ils avaient laissées. Après un voyage de 501 les sur la glace, il découvrit trois grandes îles l’année suivante, il obtint de l’Impératrice Call rine le droit exclusif d’y fouiller la terre pour retirer les os de mammouth. La plus grande ces îles est appelée Kotelnoï et a 400 milles long sur 60 de large, par 76° de latitude nord,

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uivante est appelée Ile de Fadiéïev et il y en a une toisième appelée la Nouvelle-Sibérie plus à l'est. 1 longueur du groupe entier est de 205 milles. immenses dépôts d'alluvions remplis de bois et dos fossiles d'animaux se rencontrent sur tous ksrivages de la S'oérie arctique; mais dans les wllines de bois de la Nouvelle-Sibérie ces dépôts nt encore plus riches. Pendant des années après kur découverte, les chercheurs d'ivoire fossile se ndaient annuellement dans ces îles. En 1821, loire fossile qu'on procura atteignit le poids btal de 20,000 livres. Hedenstræm, officier russe mrésidence à Yakoutsk, fut employé par le gou-

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idiculaires à Brmement au lever des Iles de la Nouvelle-Sibérie, > à y pénétren 1809, et il mit trois ans à les explorer. Il rapes. porta, en 1810, que pendant trois ans, au nord de

découverte Bus îles, il avait toujours été arrêté à quelque dis-

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knce de la terre par une glace de peu de consisince.

En mars 1821, lelieutenant (plustard amiral) Anjou iversa la glace jusqu’à l’Ile Kotelnoï avec des traitaux de chiens. Il voyagea ensuite en avril sur la ace dans la direction du nord et il vit une vapeur lever au nord-ouest quand il était à la distance de imilles de Kotelnoï, par une latitude de 76°38’, et ua l’amena à penser qu’il y avait de l’eau libre ls cette direction. Mais Wrangell nous dit que que la glace se fend même dans les endroits où lle est épaisse où solide, la vaporisation se produit nmédiatement et elle est plus ou moins dense don l'état de l'atmosphère. Anjou fit un autre

nr onnitetes 204 LES ABORDS

voyage dans la direction du nord, mais il fut arrêté par une glace mince et peu sûre. Le 48, la troupe vit une mer ouverte avec de la glace charriée dans . la direction du nord, depuis le cap Visokoï dans la Nouvelle-Sibérie, et une vapeur épaisse. Au large du cap Raeboï la glace parut compacte, mais sa surface étaient accidentée de hummocks élevés. Hedenstræm avait rencontré des kummocks hauts de 90 pieds. En mai, l’expédition d’Anjou retourna au continent et hiverna à Ust-Yansk. En mars 1821, Anjou vit les vapeurs s'élever dans la direction dub tirés p. nord quand il traversa l'Ile de Liakhov. Le 26, on vit d'un na une mer libre avec des masses de glace allant à long dl la dérive ; la glace dérivait de l’est à l’ouest. LeshE neau e personnes qui ont fréquenté ces îles croient quel patin d ce courant est la marée descendante. Le 9 avril, ill en bois partit sur la glace se dirigeant à l'est de la Nou- traînea velle-Sibérie et il rencontra de la glace mince, el Toutes 14, à une distance de 60 milles; mais une ligne de cuir. Q hummocks infranchissables le força de se dirigeràe les retc vers le continent. Le lieutenant Anjou acquit hf pour pr conviction que toutes les tentatives d’avancer pal aisémer la glace à une distance considérable de la terres appelé seraient infructueuses à cause du peu d'épaisseur dé vance, la glace et à cause de la présence d’eau libre à 204% onlui si

ou 30 milles des îles. Son expédition néanmoins} egarda accomplit le lever complet de ce groupe intéressant pour ve Il y a peu de bois poussés en dérive sur la co travail € nord de ces îles, mais sur la côte méridi aale on bien ch en trouve en grande abondance dans deux baics® Ceux-ci La mer entre les i'es et la Sibérie ne gèle pas com Pendant

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il fut arrêté 8, la troupe harriée dans okoï dans la Au large du nais sa surélevés. Heks hauts de retourna au , mars 1821, direction du Le 96, on vit lace allant à \ l’ouest. Les

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plétement avant la fin d'octobre, etles côtes sont libres sur la fin de juillet. Pendant tout l'été, la mer est couverte de glaçons qui voguent cà et là selon les vents et les courants.

Tandis qu'Anjou exécutait ses explorations, Wrangell poursuivaiñ de semblables recherches de son quartier générs! de Nijni-Kolymsk, près de l'embouchure de la Kolyma, d’où il fit quatre voyages dans les mers polaires, en 1820, 1821, 1822 et 1823. Ces voyages se firent dans des traîneaux tirés par des chiens et appelés narti. Le patin d'un nartt sibérien de la meilleure construction est long de 5 pieds 10 pouces; la largeur du traineau est de À pied 9 pouces et la hauteur du patin de 40 pouces un quart ; les patins sont en bois de bouleau et la surface supérieure du traineau est en scicas de saules tressés ensemble. Toutes les parties sont liées avec des courroies de cuir, Quand on doit se servir des traîneaux, on ls retourne et on verse de l’eau sur les patins pour produire une mince croûte de glace qui glisse

Laisément sur la ncige et le patin de glace cest

appelé vodiat. A mesure que le printemps s’a- Yance, ce patin naturellement devient inutile et on lui substitue souvent de l’os debaleine. Wrangell regarda mars comme le meilleur temps de l’année

Pour voyager en traîneau; c'est le temps où le

travail est le plus aisé pour les chiens, Un traîneau

bien chargé demande un attelage de 12 chiens;

Ceux-ci traîneront 1,200 livres au printemps, mais

pendant le froid iutense de l'hiver, 360 livres sont

LS

Re CR 206 LES ABORDS

ur. lourd fardéau. On les nourrissait de harengs gelés frais. Les provisions d'un mois pour cinq hommes consistaient en 100 livres de biscuit de seigle, 60 livres de viande, 10 livres de soupe portative, 2 livres de thé, 8 livres de gruan. à livres de sel, 39 rations de spiritueux, 42 hiv:e: : : ‘acet 200 poissons salés (Zouchala) chacuu équivalent à cinq harengs. Les hommes portaient des chemises de peau de renne, de grandes bottes de cuir doublées de fourrure, un bonnet de fourrure et des gants de peau de renne. La troupe avait une tente corique de peau de renne, large de 12 pieds au ras du sol et haute de 10 pieds avec une légère carcasse de 6 pièces; et quand ils campaient ils allumaient du feu au centre de leur tente et ils étaient à moitié

étouffés. Chaque homme dormait sur une peau !

d'ours et il y avait une couverture de peau derenr: :

pour deux hommes.

Dans son premier voyage, en mars 1821,jWiausel explora la côte depuis l'embouchure de la Kolyme À

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jusqu’au cap Tchélagskoï. La température tomba |

parfoisjusqu’à — 31° Fahrenheit (— 35° centigrade.) Son second voyage fut entrepris dans le but de voir à quelle distance il pourrait aller sur la glace au nord de la côte de Sibérie, et il partit le 27 mars 1821. À une distance de 2 milles du riva:

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très mince et en mauvais état à cause des traînées de saumure qui étaient logées sur la neige. Il y avait des crevasses dans toutes !22 directions; l’eau de la mer passait à travers pour venir à la surface, et la glace avait à peine un pieü d'épaisseur. En conséquence, on jugea prudent de commencer la retraite le 4 avril. En se rapprochant de la côte, ils eurent à traverser des rangées de kummocks formés d'une glace de couleur gris-blzu, et souvent hauts de 80 à 90 pieds, ce qui indiquait une épouvantable pression pendant l'hiver. Wrangell retourua à Nijni-Kolymsk le 28 avril, après une absence de trente-six jours, temps pendant lequel il avait parcouru 800 milles. Pendant ce voyage, il fut trèsfrappé de la merveillense habileté avec laquelle les conducteurs de traîneaux trouvaient leur chemin

-ves que forme le vent. « Ces raies de neige, sem-

sastrougi en Sibérie, Leur arête incique toujours le côté d’où soufflent les vents qui règnent ‘ans l’atmosphère. Les habitants des Zoundras parcourent souvent 700 milles sans autre guide que ces sastrougi. Ils savent par expérience à quel angle ils doivent traverser les plus et les moins grandes des vagues de neige, de façon à arriver à destination, et ils ne se trompent jamais. Il arrive souvent que le vrai et permanent sastrougi est effacé par d’autres qu'ont produit des vents passagers, mais le voyageur ne s’y trompe pas ; son œil expérimenté dé-

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couvre le changement ; il écarte avec soin la neige qui s’est amoncelée depuis peu, et il corrige son chemin par le sastrougi inférieur et par l’angle que ‘orment les deux. » Dans son troisième voyage, Wrangell se dirigea de la côte vers le nord, Je 16 mars 1822, principalement pour s'assurer de la véracité d'un rapport indigène d’après lequel il y avait une terre élevée dans cette direction. Le

sur de très-difficiles hummocks, la troupe arriva à UE | une glace si faible, brisée partout de crevasses, | HR 00 qu'il supposa la proximité d’une eau libre et qu'il LUI | jugea prudent de revenir; il était à 170 milles de | la terre. On observa que les vents du nord étaient | “ invariablement des vents très-humides, et on supl'UE ES posait aussi que ce fait indiquait l'existence d’une LME mer libre dans cette direction. A cette occasion,

LA EE Wrangell fut absent cinquante cinq-jours et par- LT AA courut plus de 900 milles. Il atteignit Nijni Ko- (RUES Ed lymsk le 5 mai. Le quatrième et dernier voyage | commença le 14 mars 1823 et l'on atteignit le cap Iakan le 8 avril. Un chef tchouktche informa Wrangell que d’une partie adjacente de la côte, par un clair jour d'été, on pouvait découvrir au nord, àune grande distance, des montagnes couvertes de neige, et que des troupeaux de rennes venaient souvent par la glace de la mer, probablement de là. Les indigènes concordent à dire que le cap Iakan est le point le plus rapproché de la terre septentrionale. La troupe se dirigea vers le nord par la glace un peu après avoir dépassé le cap Tché-

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DE LA RÉGION INCONNUE 209 ne eus lagskoï; mais un violent ouragan éclata ct brisa la glace qui n’avait que trois pieds d'épaisseur, et Jeur fit courir un grand danger. À mesure qu’ils avançaient, la glace devenait plus mince, et ils ne réussirent à traverser sans accident les crevasses qui avaient gelé, que grâce à l'incroyable rapidité de leurs chiens. Wrangell fut obligé de revenir à une distance de 70 milles de la terre, et, pour l’atteindre, ils durent traverser maintes crevasses comme en bac, sur des morceaux de glace, tandis que leurs chiens nageaïent et tiraient. La température de la mer était de — 28° Fahrenheit (— 33°33’ centigrade.) C'était à la fin de mars. À l’ouest, la mer paraissait complétement libre, avec des glaçons flottants, et de sombres vapeurs qui s'en élevaient obscurcissaient l'horizon. Des chenaux d'eau s'ouvraient dans toutes les directions, et, dépourvue de bateau, la petite troupe était placée dans une situation très-périlleuse. Un ouragan poussait les glaçons les uns contre les autres avec un grincement retentissant et brisait les banquises en fragments. Les chiens les sauvèrent. Ils s'élancèrent vers la terre avec une rapidité sauvage et l'atteignirent le 27. Wrangell continua pendant quelque temps le lever de la côte, et retourna à Nijni-Kolymsk le 10 mai, après une absence de soixante-dix-huit jours, après avoir parcouru plus de 1,530 milles. Ainsi se termina la série des tentatives pour atteindre la terreinconnue que Wrangell croit pouvoir exister, bien qu’il ne l'ait pas vue luimême. Sur la carte de Wrangell il est rapporté que

les montagnes sont visibles du cap lakan par une claire journée d'été.

‘ Cette terre fut vue par le capitaine Kellet', qui, en 1849, pénétra avec le Héraut, de la marine britannique, jusqu'à 71° 12’ nord, découvrant l'Ile du Héraut et voyant à distance la ligne de la côte. Plus tard, les Américains établirent une pêcherie baleinière au delà du détroit de Behring, et l’un d'eux, le capitaine Long, suivit pour quelque distance la côte de Sibérie, et vit la terre septentrionale en 1867. Eile est maintenant marquée sur la carte sous le nom de Terre de Kellet,

Les observations d’Hedenstræm, d’Anjou et de Wrangell ont amené les géographes russes à conclure qu'il y a une partie de l’océan Polaire toujours mer libre, s'étendant de quelque 20 milles au nord des Iles de la Nouvelle-Sibérie, à environ la même distance au large de la côte du continent, entre le cap Tchelagskoï et le cap Nord. Cette opinion repose sur les cas où des explorateurs, en mars et en avril, ont rencontré soit de l’eau libre couverte de glaçons flottants, ou une glace très-mince, indiquant sa proximité, à différents points de cette ligne. L'amiral de Wrangell pensait que le fait de vents du nord étant assez humides pour mouiller les vêtements de sa troupe, était une nouvelle preuve de l'existence d'une mer ouverte dans cette direction. En été, le courant le long de la côte de Sibérie est de l’est à l'ouest, et en automne, de l’ouest à l'est. Les grands fleuves de la Sibérie apportent une immense quantité de bois qui est emportée par les

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courants et répandue au loin sur les rives arctiques. Quand la glace se brise, les eaux de ces fleuves contribuent à chasser les banquises de la côte. Le courant de l’ouest les porte ensuite en masses comwactcs vers l'Atlantique, et des millions de tonnes & glace vont ainsi grossir la masse glacée du Pôle et fondre annuellement entre le Groënland et No- Duin-Zemlia.

L'amiral Wrangell, usant d’une licence poétique bien permise, a appelé la mer libre au large de la bte de Sibérie « le grand incommensurable Océan » dt depuis ce temps « la grande Polynia (1) » des Russes a été une phrase sur laquelle les théoriciens le la géographie ont fondé les hypothèses les plus lardies. Mais, dans toutes les parties des régions uctiques, la glace est plus ou moins en mouvement endant l'été, de sorte que l’observation d’eau oukrte faite par Middendorf, près du cap de Taïmour n août, n’a rien de remarquable. Anjou et Wranæll, pendant les mois de mars et d’avril, trouvènt la glace mince et en mauvais état, à une dis-

nce d'environ 400 milles de la côte, et, en une ou

kux occasions, on vit au large une mer ouverte,

ouverte de fragments flottants de glace. Des vapeurs

flevant à distance et des vents humides du nord

rent regardés comme une preuve additionnelle

k l'existence de cette grande Po/ynia.

(1) Polynia signifie simplement un trou ou un chenal d'eau ns la glace. Ce terme s'applique à de semblables trous, und la glace se brise dans la Néva. Polyi est un mot russe ùs d'usage, signifiant « ouvert », nya la désinence fémiuine ü fait du mot un substantif.

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