LES ABORDS PE UE D RE TR ER CE ER
marine qui en ont une connaissance tirée de leur observation personnelle à bord des navires de l'État.
« La famine qui causa tant de souffrances aux hommes qui formaient l'expédition de terre de Franklin et qui, à ce qu’on a craint, a principale. ment contribué à détruire l'équipage de sa dernière expédition, ne peut se représenter que par quelque accident imprévu et inévitable, comme il peut s'en rencontrer dans la zone tempérée ou dans la zone torride.
« L'expédition qui doit quitter les rives de l’Angleterre au printemps de 1875 pour l’exploration k du Nord par la route du détroit de Smith, trouvera en très-grande quantité des ressources de vie ani-| male sur les côtes de ce détroit ; car il a été prouvé par Kane, Hayes et Hall qu'on y trouve en abondance des morses, des phoques, des ours, des bœufs musqués et des rennes, outre les visiteurs de la gent emplumée qui volent vers ces régions dans la saison d’été. La route au Pôle Nord par le détroit de Smith, avec la ressource de ses rives et le grand avantage de pouvoir retomber sur la terre ferme, a, par conséquent, une supériorité sur les autres routes,
« 11 y a des accidents dans toute mer, mais, dans les mers arctiques, ceux qu’on a notés pendant le dernier quart de siècle ont été peu nombreux et} espacés de loin en loin, et ils sont provenus principalement de gelures : on a rapporté une mort de ce cas. On ne connaît aucune de ces maladies qui rem-
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plissent les tables de mortalité en Angleterre, principalement de la classe appelée zymotique, qui comprend le typhus, la fièvre typhoïde, la petite vérole. Les maladies de poitrine sont ignorées parmi les hommes formant ces expéditions, car bien que des décès aient été causés par la consomption, les germes en avaient été apportés dans ces mers et n’y avaient pas été contractés. C’est une circonstance digne de remarque que les hommes qui
souffraient d’affections des bronches, chaque hiver,
en Angleterre, en étaient exempis tant qu'ils étaient dans la région arctique.
« La puissance de résistance au “froid est remarquable dans les régions arctiques ; elle a été observée par Wrangell chez les Iakoutes, ces « hommes de fer de la Sibérie » et Wrangell dit : « Je les ai vus souvent, au plus grand froid de ce pays, quand le feu était depuis longtemps éteint et que leur légère jaquette avait glissé de leurs épaules, dormir tranquillement, complétement exposés à l'air, avec à peine un vêtement sur eux, et leur corps couvert d'un épais vêtement de givre. »
Les précautions à prendre dans ces mers sont bien connues, mais la première et la plus importante est de maintenir, par tous les moyens possibles, la bonne humeur dans l'équipage. Le contentement d’esprit est la meilleure garantie contre le
‘scorbut, et de là, en même temps, dépend l'activité
efficace d’une expédition arctique.
Les tableaux suivants des expéditions gouverne-.
mentales qui Hivernérenr entre 1848 et 1854, mon-
trent le petit nombre relatif des décès provenus de toutes causes :