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Cm 270 LES ABORDS
Groënland et de la Terre de Grinnell. La distance du cap Parry au Pôle Nord est, y compris le retour, de 968 milles, distance qui a été fréquemment dé. R passée dans les parties de traîneau des expéditions qui cherchaient Franklin. Une partie de traîneau k conduite par Mac Clintock a fait 4,240 milles en cent cinq jours : Mecham a fait 4,157 milles, L'œuvre de ces expéditions de traîneau sera rendue comparativement aisée si la terre s'étend vers le} nord. Relativement. à la terre dans cette direction, l'équipage du Polaris par 82° 16’ nord, la vit à l’extrème limite de l'horizon septentrional. On peut faire de nombreuses observations géodésiques, magnétiques et météorologiques. Les navires peuvent aussi profiter de l'expérience qu’on à maintenant acquise à draguer le fond de la mer, dont on ne sait rien, dans la baie de Baffin et dansle détroit de Smith. Les considérations qui précèdent fournissent des preuves convaincantes que la route par le détroit dé Smith est la meilleure pour traverser les abords de la région inconnue, Dans une saison défavorable, on ne peut absolument rien faire par la route du Spitzberg. Par le détroit de Smith, dans une saison défavorable, on découvrirait et on explorerait en} détail 4,609 milles de terre jusqu'ici inconnues et l’on ferait dans les diverses branches de la science d'importantes observations et collections. Par li route du Spitzherg, dans une saison favorable, on pourra pénétrer pour quelque distance dans une mer chargée de glace et l'on pourra faire quelques sondages dans les profondeurs de la mer d’une aïe
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Nord, on explorerait les côtes septentrionales du jroënland ét de la Terre de Grinnell ; on étudierait kur géologie, leur flore, leur faune et leur ethslogie, et l'on ferait maintes additions à la somme di savoir humain, Par la route du Spitzherg on n’a que la chance de faire peu de chose; par la route du détroit de Smith on a la certitude de faire beau-
Loup. Cé n’est pas à tâtonner dans la masse glacée
idistance de la terre, mais à examiner avec soin ds lignes de côte pour des centaines de milles, que consiste l’œuvre la plus utile à accomplir dans h région inconnne. Bien plus, toutes les observations faites par la route du Spitzberg seraient linitées à quelque semaines d'été, tandis que celles pr laroute du détroit de Smith formeront une série tendue, précieuse et complète.
On rappellera que l’exploration plus complète de
La Terre de Gilies ct de la Terre de François Joseph
et la chance d'atteindre une latitude plus élevée qu'on ne l'a encore fait sur ces méridiens, sont des points intéressants présentés par la route du Spitz-
berg. Mris ils ne sont pas d'importance suffisante
à occuper uné expédition scientifique gouverneméntale, ét on peut les laisser à l'entreprise privée. Ge sont des lauriers qui reviennent de droit à des lommes tels que M. Leigh Smith, qui a lutté avec lant de persévérance et de courage pour les conquérir,
ans
D'autre part, l'exploration plus complète et plus étendue de la région inconnue par le détroit de Smith doit être accomplie par une expédition gouvernementale, parce qu'une préparation complète | et un parfait équipemement sont de première nécessité et parce que la discipline navale et l'esprit de corps de la marine de l'État sont tout à fait indispensables quand un grand nombre d'hommes doit traverser un hiver arctique. L’entreprise, quoique faisable et dépourvue de dangers excessifs, a de grandes proportions. C’est une entreprise qui, pour être menée avec succès, réclame les plus hautes qualités de l’homme de mer, qui, pour les individus comporte des misères et des dangers que nos marins dédaignent et surmontent Bi mené avec fierté, mais qui, en même temps, n’est pas ur pre: entièrement à l'abri de la chance d’une catastro- Bite « phe semblable à celle qui surprit Sir Jean Fra-Æ lya klin et ses vaillants équipages. Il y a abondance EBhire à : d'excellente nourriture animale dans le haut du Bu le € détroit de Smith : le climat est exceptionnellement Eurmon sain; et bien que les officiers et les hommes qui n'est s'offriront à ce pénible service soient exposés à des Butre gé dangers et à des privations individuelles qui les Best pa éprouveront à l'extrême, il n’y a pas plus de chance Br, de désastre pour toute l'expédition et il y a bien à Je m” moins de danger de maladie que dans toute autre BR cit station fréquentée par les navires de notre marine. Ektingu
On ne peut concevoir une œuvre plus importante l) Des pour la science, plus utile à notre marine et plus Bu de digne d'être entreprise par notre gouvernement.
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«La marine, dit l'amiral Sherard Osborn en 1865, h marine a besoin d'actes qui l’éveillent de la parsse, de laroutineet qui la sauvent du chancre d’une mix prolongée. La marine de l’Angleterre ne demande pas la guerre dans le seul but de répondre à on désir d’action et de gloire. Mais il y a d’autres «ploits aussi glorieux qu’une victoire ; ur gouverment sage et un peuple sage auront soin de satishire un désir qui est la vie d’une profession. Pour «s raisons, aussi bien que pour celles de résultats wientifiques, serait-ce trop de demander deux ktits steamers, 120 officiers et matelots, et une faction de la vaste somme employée tous les ans dépense navales? » Le peuple d'Angleterre a Hpondu à cette question dans le même esprit qui imené à des découvertes et à de brillants exploits ur presque toute la surface de la terre pendant les atre derniers siècles.
ya seulement deux objections qu'on puisse hire à une expédition arctique; la première, c’est ne le danger est si grand, que quoique affronté et trmonté par nos ancêtres pendant trois siècles, I n'est pas légitime d’y exposer les marins de bire génération ; — la seconde, que la dépense l'est pas de celles qu’on doive à juste titre encoufl,
Je m’occuperai d’abord dela question des dangers je citerai l'opinion d’un des médecins les plus kingués (1)qui a servi dans les régions arctiques,
(1) DrJ.-J.-L. Donnet, inspecteur général délégué des hôpiux et des flottes. Cet officier accompli et généreux était chi-
2 —————————————————— mm —., 274 LES ABORDS a pour prouver que « de toutes les mers visitées par M mais : nos vaisseaux de guerre, les mers arctiques se sont M d'autre montrées les plus salubres. » on cra « Cette assertion, continue-t-il, bien qu'éton-Æ « L' nante en elle-même, trouvera facilement créance ie troi quand on remarque que les précautions nécessaires nier d pour garder des maux affrontés dans ces mers sont ie Kar parfaitement connues, et quand on voit, en exami eux a nant les tables ci-dessous, la mortalité être seule Matte e ment de 1,7 pour cent. Didun « Les expéditions au Pôle Nord, qui ont quittéiirnt 6 les rives de l'Angleterre sous l'autorité de l’Amit ous le rauté depuis celle que commandait Sir Jean Fran scc klin, ont, par les progrès des voyages arctiques, pad compre la qualité supérieure et-par la vaste quantité deMme ce provisions, r ‘r le système de chauffage et de vents 1 lation, fourni des preuves solides de la vérité dé fut « cette assertion ; et les maux qu’on avait jusquelni, m considérés comme inhérents à ces mers ont él@Shi offr éloignés par les progrès de la science. Les hong « Ni mes prennent part à ces expéditions avec un espriiiock n° d'entreprise et avec affection, le font avec av:mglurs peu de crainte que ceux qui partent pour une croermer sière d'été sur les côtes de la Méditerranée où dvico la Baltique. Les réelles terreurs des voyages arclilS «Ce ques soni le scorbut et la famine. Le scorbut, Œulhys fléau de la marine dans les temps passés, est Propre connu maintenant, Des cas de cette maladie se s00Bires, présentés dans plusieurs des dernières expédition; l'ont
rurgien à bord de l’Assistance, de la marine britannique, dat! Cette l'expédition arctique de 1850-51, tompta
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mais aucun n’a présenté ces caractères qui, en d'autres temps, faisaient craindre le scorbut comme on craint maintenant la peste el le choléra.
« L'expédition commandée par Mac Clure fut plus de trois ans absente avant que se produisit le prenier décès causé par le scorbut. Dans l'expédition le Kane, trois hommes moururent dans l’espace de deux ans. On à peine à croire que l'équipage de ætte expédition a vécu seulement de viande salée td’une petite quantité de légumes frais, et, n'eusnt été les ressources de ses quartiers d'hiver, sous le 79° parallèle, il aurait tout entier succombé a scorbut. L'expédition de Mac Ciintock, qui wmprenait environ le même nombre d'hommes que celle de Kane et qui fut absente à peu près
aussi longtemps, n’eut qu’une mort de scorbut, et
à la vérité dé fut en grande partie la faute du pauvre garçon | avait jusquelni, malade, refusa de prendre les remèdes qu'on | mers ont él offrait en abondance. | ce. Les bon « Ni l'expédition de Kane ni celle de Mac Clin- | avec un esprifbck n'étaient des expéditions gouvernementales, et 4 pnt avec a:welurs équipages n'avaient pas été soumis à un à pour une Croitamen médical pour éprouver leur aptitude au À erranée où dSirvice arctique. | voyages arcl « Cette immunité du scorbut est due aux progrès À e scorbut, (l'hygiène navale, au soin que l'on prend de la | assés, est Propreté, du chauffage et de la ventilation des na- d maladie se SO tires, à la bonne qualitée des provisions et surtout 1. es expédition} l'entretien de la bonne humeur dans l'équipage ; britannique, di! cette maladie est devenue si rare qu’on peut pi
tompter au bout de ses doigts les chirurgiens de NE