‹ Les abords de la région inconnue [microforme]Chapitre 71 sur 90 · RE TRIER PE. J 288 LES ABORDS D · texte numérisé non relu

RE TRIER PE. J 288 LES ABORDS D

par beaucoup de côtés importants, d'un caractère tout à fait spécial, qu’elle fournit des occasions par ticulières d'observer l’état de la surface de la terre et les phénomènes physiques dans certaines cir constances particulières, phénomènes dus aux rap

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révolution de notre globe, et qu'il faut examine dans leur rapport non-seulement avec le temps présent, mais aussi avec l’histoire passée de la terre On peut accepter comme certain que dans toutes

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dont on ne peut prévoir la nature exacte.

Mais on peut aussi énumérer avec précision dé nombreux résultats pour l’acquisition desquels i est désirable € envoyer une expédition arctique dé découverte.

En première ligne est le sujet de la découvert géographirue. On résoudra un problème de grand importance et de grand intérêt en complétant | circuit du Groënland, en se rendant compte de l'é tendue et de la nature de sa côte septentrionale, e explorant la terre dans la direction de l’ouest et et découvrant les conditions €. la terre et de la me dans cette partie de l’aire inconnue. C’est une nobl entreprise, une entreprise évidemment anglaise Pour reprendre les paroles de Sir Édouard Sabin qui, lui-même, a pris une part non petite à cel œuvre : « C’est le plus grand exploit géographiqu qui puisse être tenté, ce sera l’entreprise qui cou ronnera ces recherches arctiques dans lesquelle notre pays a eu jusqu'ici la prééminence. »

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On fera aussi avancer la science géographique, et l'on résoudra par une expédition arctique quelquesuns des principaux problèmes qui se rattachent aux courants équatoriaux et polaires. C’est sûrement une question de profond intérêt de découvrir la condition réelle de cet océan séparé qui n’a pas encore été sillonné par la quille d'aucun navire humain. L’hydrographie de la mer inconnue a un rapport important avec la question générale des courants océaniques, questicn qui a des conséquences pratiques pour la navigation. Notre connaissance du système général des courants coninuera d'être très-incomplet sans l’examen des courants et des températures du fond de la mer dans l’aire inconnue.

Une série d'observations du pendule sur ou près du Pôle Nord rendra un service capital à la science de la géodésie. De semblables observations, dirigées par Sir Édouard Sabine à l’île de Melville, sur h côte est du Groënland et au Spitzberg, ont été parmi les résultats les plus précieux des précédentes expéditions arctiques. Il est très-désirable qu'elles sient étendues plus au nord, et jusqu’au Pôle luimême. Ni les faits nécessaires à former une théorie mathématique de la condition physique de la terre, ni les moyens de contrôler une telle théorie, ne sont complets sans une détermination expérimenlle de l'intensité aussi bien que de la direction de k force de gravité. M. Miller, dans une lettre à Sir Edouard Sabine, lui disait récemment : « Les obsertations du pendule, faites par vous-même et par le

capitaine Foster, seraient probablement suffisantes pour déterminer la forme de la terre, si sa surface et celle de tout stratum de densité invariable étaient des surfaces de révolution, comme on l’a présumé, Dernièrement pourtant, des doutes se sont élevés sur l'exactitude de cette présomption. L'importance de la détermination de l’ellipticité de la terre dans un méridien très-éloigné des endroits où l’on a déjà fait des observations du pendule, est par là grandedement augmentée. » Le Pôle Nord est à plus de 600 milles de l’endroit le plus rapproché où le pendule ait été dressé par Sir Édouard Sabine. Ces observations du pendule, faites par une expédition polaire, formeront une précieuse addition à notre connaissance de la figure de la terre. Cette connais-

sance ne peut être complète aussi longtemps qu'elle repose seulement sur des mesures de géodésie etk d'astronomie, car celles-ci sont intimement liées à la direction de la gravité locale. Pour avoir une exacte notion de ces faits, le D' Robinson, directeur de l'Observatoire d’Armagh, dit : « Nous ne pouvons avoir recours qu'aux observations du pendule (1).»

(1) Les observations du pendule faites par Sir Edouarl Sabine, à de nombreuses stations séparées par de grandes distances ont montré que le nombre des vibrations qu’un pen dule fait par jour, n’est pas le même dans les différentes parties de la terre. IL fait environ 240 vibrations de plus en un jour au Spitzberg, qu'il n'en fait à l'équateur, parce que force de gravité y est plus grande, Si la ggavité est très petite, le mouvement du pendule sera excessivement lent. ll mesure ainsi la gravité dans les différentes parties de la terre. La proportion de la gravité près du pôle relativement à h gravité près de l'équateur est comme 180 à 179. Les observi-

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La prolongation jusque dans le voisinage du Pôle des recherches sur le magnétisme et sur l'électricité atmosphérique sera nécessairement de grande importance scientifique. Autant que l’état du climat et que les moyens d’une expédition d'exploration pourront le permettre, des cherches dans toutes les branches de la physique opérées près du Pôle, où tant dé forces dé la nature agissent à un degré extrême d’excès ou de manque, seront certainement suivies de l'acquisition de connaissances qui ne peuvent être obtenues que dans ces localités exceptionnelles.

L'étude des aurores boréales, qui sont les phénomènes les plus frappants qu’on puisse voir sur notre globe, est presque impossible dans de basses latitudes, tandis que le progrès de l'analyse spectrale a fourni le moyen d’en déterminer les éléments chimiques : de la sorte tout ce qu’il semble désirable de demander est qu’on applique aux aurores cette méthode d’observation, et cela n’est possible que près du Pôle. M. Norman Lockyer a montré que la séparation des lignesterrestres des lignes réellement solires, dans le spectre solaire tel qu’on le voit de la surface de la terre, est un autre désiratum importions du pendule donnent la loi du changement de la gravité, et nous permettent d'inférer qu'elle est l’ellipticité de la terre, supposé que la loi de la gravitation soit vraie. Si l’ellipticité ainsi trouvée concorde avec celle qu’on calcule d'après les levèrs trigonométriques, ce sera une forte preuve de l'exactitude de la loi de la gravitation. Les deux méthodes donnent une proportion d'environ 300 : 299. Des observa-

tions du pendule permettent aussi de déterminer la force de la gravité en tout endroit. — Voir l’Aséronomie d'Airy, p. 248.

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tant. Mais cette recherche ne peut être poursuivie avec succès que dans les hautes latitudes, où la marche du soleil à de basses altitudes au-dessus de l'horizon donne pour les observations nécessaires les occasions qu'on ne peut se procurer ailleurs, Le climat de l’Europe dépend, dans un degré qui n’est pas sans importance, des conditions atmosphériques de l’aire polaire dans laquelle le développement de températures extrêmement basses mène par contre-coup à des changements extrêmes de | pression, et à d’autres troubles atmosphériques dont l'effet est senti jusque dans les zones tempérées. Pour apprécier ces phénomènes d’une façon satisfaisante, une connaissance précise de la distribution de la terre et de la mer dans la région polaire est de première uécessité, et toute addition à la connaissance géographique de la région inconnue, accompagnée d'observations convenables sur sa météorologie, ne peut manquer de fournir de meilleurs moyens de comprendre la météorologie de notre propre pays et celle de la terre en général. Des observations de la température de la mer à différentes profondeurs, de la température et de la pression de l'atmosphère, des vents régnants, en tenant compte des courants, fourniront de pré cieuses contributi ons à la science météorologique. Il faut ajouter que, quoique les observations antérieures de la température à de grandes profondeurs soient de valeur douteuse à cause de l’imperfectiol desinstruments, on a aujourd’hui pourvu à ce défaut L'état actuel de la météorologie réclame un examel

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plus complet des mouvements de l’atmosphère terrestre qu'on ne l’a fait jusqu'ici et, dans ce but important, les parties les moins fréquentées de la surface de la terre doivent être étudiées aussi bien que ls plus fréquentées. La qualité hygrométrique de l'air est chose qu’il est désirable de noter par une longue série d'observations dans les latitudes pohires, pour aider à déterminer les mouvements de l'air et rendre ainsi un service analogue à celui que rend la température pour faire connaître les courants de l'Océan. Des phénomènes météorologiques que n’a encore vu nul œil mortel seront observés par les hardis explorateurs qui atteindront le Pôle. Ils verront le soleil remplir sa course avec une iltitude uniforme depuis le jour où il vient au nord de l'équateur en mars jusqu’à ce qu'il retourne en septembre, son altitude étant égale à sa déclinaison.

Le comité arctique de la Société Géologique a dit dans son rapport qu’un examen plus complet de la géologie des régions arctiques est extrêmement dérable, à la fois pour son importance scientifique et pour la valeur des résultats pratiques. On a dékrminé l’existence d’une véritable formation de tharbon palæozoïque, meis il reste à connaître son étendue et sa compos:tion. On a trouvé, dans ks latitudes les plus septentrionales, une longue liste de minéraux et nombre d'entre eux rares et précieux, et l’on doit donner beaucoup d’attention ileur distribution plus au nord. L'expédition suédise a récemment découvert des masses de fer méléorique s'étendant sur une distance d’au moins

200 milles; ces masses demandent à être étudiées et il faut déterminer leur position.

L'existence de rochers carbonifères, jurassiens et miocènes est connue, mais il y a beaucoup à faire pour se procurer des collections complètes de leurs débris organiques. Un des faits les plus intéressants acquis dans les dernières années à la science géologique a été la découverte d’une végétation luxuriante et d’une riche organisation de l’époque miocène sur la côte est du Groënland, et l'on n'a pas établi moins de deux cents espèces. Des additions également importantes ont été faites successivement par l’acquisition de matériaux propres à déterminer d’une façon plus certaine un grand nombre d’espèces qu'auparavant on ne pouvait que reconnaitre provisoirement. Il est de grande importance que des déterminations basées sur des fragments de feuilles soient confirmées par l'acquisition d’un feuillage plus complet, aussi bien que de grains et de fruits; de semblables matériaux seraient de grande valeur pour faire mieux connaître une flore qui a elle-même beaucoup d'intérêt. Mais cet intérêt augmente graduellement quand on prend en considération les recherches importantes sur lesquelles cette connaissance jetterait de la lumière. Ces recherches sont :

4° La distribution géographique de la flore miocène, telle qu’elle est indiquée par les ressemblances et les différences entre les plantes miocènes des régions arctiques et celles de l'Europe centrale et méridionale,

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20 Le rapport de la flore miocène avec les végétations antérieures et postérieures et ses conséquences pour la présente distribution géographique des plantes sur le globe.

3° Les preuves tirées de ces plantes relativement aux conditions physiques du globe aux époques géologiques des temps passés.

Il est probable que l’on trouvera de nouvelles localités contenant des plantes fossiles, et naturellement de nouvelles espèces seront mises en lumière, car, dans le passé, on a fait de semblables découvertes aussi loin que des explorateurs ont pénétré.

En raison de la part importante que l'extrême froid a joué dans les dernières périodes géologiques, à ce qu'on a récemment découvert, il serait très-précieux d'avoir des déterminations exactes de de l'effet produit sur les rochers par le froid intense des régions septentrionales, de déterminer l'étendue, la hauteuret la direction des glaciers et leurs effets sur la surface du pays, aussi bien que sur la surface des différentes classes de rochers. Il serait encore intéressant de déterminer l'étendue des leuves et la profondeur des chenaux qui se sont rayés dans les régions arctiques.

Un autre résultat important et intéressant de l'expédition arctique qu’on se propose, serait d’exaniner les mollusques et non pas seulement les esèces marines, mais aussi celles de la terre et de leau douce. Dans ces dernières années, la Suède, tette nation entreprenante et amie de la science, ‘beaucoup fait pour augmenter notre maigre con-

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naissance des coquillesdes mers arctiques, mais ses ressources étaient limitées et ne peuvent être comparées à celles de notre propre nation. Au point de vue géologique, un examen attentif des mollusques arctiques serait particulièrement utile.

La base paléontologique de l’époque glaciaire consiste surtout dans l'identité de certaines espèces qui habitent les mers polaires et qui sont fossiles en Grande-Bretagne et ailleurs. Mais de semblables espèces peuvent devoir leur habitat présent et leur position à d’autres causes que celle du climat, c'està-dire à l’action de courants marins. Il est tout à fait erroné de présumer que les espèces arctiques soient en petit nombre. Nous savons peu à cet égard parce que l'exploration des mers polaires au moyen de la drague est très-difficile. Mais les recherches des zoologistes scandinaves montrent que la faune invertébrée des mers arctiques est extrêmement variée et nombreuse. Il faut recueillir avec zèle tous les fossiies et noter avec soin leur position. On pourra ainsi connaître l’état antérieur du climat des régions arctiques et ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire de notre globe. La minéralogie du continent du Groënland est également importante, et la découverte de nouvelles veines de cryolite et d’autres minéraux précieux n’est nullement improbable.

Les résultats botaniques d’une expédition polaire seront d’une égale importance. La végétation des régions artiques, dans l’opinion du D' Hooker, jette une grande lumière sur la distribution géographi-

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que des plantes sur la surface du globe. Au retour de l'expédition de Sir Édouard Belcher dans ces régions, une série de rochers recueillis dans les environs de Disco par son ancien compagnon de voyage le D'Lyall, fut remise entre les mains du D' Hooker et elle contenait tout un amas de feuilles fossiles de plantes tout à fait différentes de celles qui poussent maintenant par cette latitude. Ces fossiles furent envoyés pour être examinés au professeur O. Heer de Zurich, et celui-ci a fourni les preuves les plus convaincantes que cette latitude étaient autrefois couverte de forêts étendues, présentant cinquante ou soixante espèces différentes d'arbres arborescents, la plupart à feuilles caduques, avec un diamètre de trois à quatre pouces, orme, pin, chêne, érable, platane, etc.; et ce qui était plus remarquable encore, c’était la preuve d'arbres en apparence toujours verts, montrant que ces régions devaient avoir connu une lumière perpétuelle. Il a semblé extrêmement probable que la végétation qui appartenait àla période miocène s’étendait sur une grande partie des régions du Pôle Nord. 11 serait de grand intérêt de s’assurer si cette végétation s’étendait jusqu’au Pôle ; et rien n'’aiderait davantage à résoudre ce problème que l’expédition projetée le long du détroit de Smith. Quant à la flore actuelle du Groënland, le D° Hooker a montré que, bien qu'une des plus pauvres du globe, elle présente pourtant un intérêt peu ordinaire. Elle consiste en environ 300 variétés de plantes portant desfleurs (outre un grand nombre demous- 17,

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ses, algues, lichens, etc.) et elles offrent les particularités suivantes :

4° Les plantes à fleurs sont presque sans exception originaires de la péninsule scandinave,

2° Il n’y a, dans la flore du Groënland, presque aucun mélange des types américains qu’on trouve néanmoins sur la côte opnosée du Labrador et dans les îles Parry.

30 On ne trouve ni dans le Labrador ni dans les fes Parry, ni même ailleurs dans le Nouveau Monde, les plantes ordinaires du Groënland en nombre considérable,

4 Les parties du Groënland a sud du cercle arctique, quoique plus chaudes que celles qui sont au nord et présentant une côte de 400 milles de long, renferment à peine une plante qui ne se trouve pas au nord de ce cercle.

üo Un nombre considérable de plantes scandinaves qui ne se rencontrent pas dans les plaines polaires er Labrador ou en Canada, reparaissent à des élévations considérables, sur les montagnes Blanches, sur les monts Alleghanies et sur d’autres montagnes des États-Unis.

Aucune autre flore, à la connaissance des naturalistes, ne présente de combiisison aussi remarquable de particularités semblabies, et la seule solution qui ait été présentée jusqu'ici n’est pas encore complétement acceptée. C'est l'hypothèse que la flore scandinave (que le D' Hooker a montré être la plus ancicnne du globe) devait, dans ,a chaude période qui précéda l’époque glaciale, nériode plus

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chaude que la période actuelle, s'étendre dans toute sa vigueur sur les régions polaires, y compris le Groënland, les îles américaines de la région polaire, et, probablement, beaucoup de terres submergées maintenant et rattachées au Groënland et la Scandinavie ou situées entre ces deux pays ; à cette époque, le Groënland présentait sans aucun âoute une faune scandinave plus riche que maintenant. A l'avénement de ia période glaciaire, cette flore aurait été lentement poussée vers le sud, jusqu’à l'extrémité de la péninsule du Groënland dans sa longitude, et jusqu’à la latitude des Alleghanies et des montagnes Blanches dans leurs longitudes, Au Groënland, l'effet aurait été de laisser là seulement les formes plus arctiques de la végétation, sans changement dans leur caractère et dans leur mode d’existence, le reste étant jeté à la mer. Mais sur le continent américain, l’effet eût été de mettre la flore scandinave en lutte avec une flore américine qui eut auparavant occupé le pays vers lequel la première était poussée. Au déclin de la pé-.

D riode glaciaire, le Groënland, étant une péninsule,

ne pouvait être reseuplé de plantes que par la migration septcutrionale des espèces purement scandinaves qui avaient été auparavent poussées à son extrémité méridionale, et le résultat serait une flore scandinave uniforme dans toute sa longueur, c'està-dire une flore arctique du nord au sud. Mais, en Amérique il surviendrait un état de chose très-diffé-

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seulement au nord, mais elles graviraient les Al-

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leghanies, les Montagnes Blanches, etc., et le résultat serait, d’un côté, que maintes plantes scandinaves qui auraient été chassées du Groënland, maisse retrouveraient aux États-Unis, reparaîtraient dans les îles Parry et au Labrador, accompagnées de divers types des montagnes américaires, °t, d'autre part, que quelques types scandinave: ‘:: &:‘nland qui auraient disparu dans leurs luttes avec les types américains pendant leur migration septentrionale et qui par conséquent ne reparaissent pas au Labrador et dans les îles Parry, pourraient s'être conservés dans les monts Alleghanies et dans les montagnes Blanches.

Que cette hypothèse soit vraie ou fausse, elle embrasse tous les faits; et les botanistes attendent avec impatience que des explorations ultérieures dans les parties septentrionales du Groënland je:

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sur les preuves de l’exhaussement ou de lai: 1i:-2ment de la terre dans le détroit de Smith et «. les régions au nord et à l'est de celui-ci, et sur la preuve d’une ancienne union du Groënland et de la Scandinavie : ils attendent aussi de ces explorations des observations sur la température, la direction et la profondeur des courants de ces mers, et sur les mœurs de ces espèces de ruminants qui

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Les résultats spéciaux qu: la zoologie peut attendre d’une expédition arctique sont nombreux et intéressants. On sait que l'océan Arctique fourmille de vie et que la multitude d’espèces des organismes les plus petits est prodigieuse. Ceux-ci jouent un rôle important non-seulement dans l’économie de la nature organique, mais aussi dans la formation des dépôts de sédiment, qui, dans de futures périodes géciogiques, feront corps avec ces formations de rochers dont la structure n’a été expliquée que récemraent par les travaux : ‘uni; des zoologistes et des géologistes.

Les variétés de ces animaux, leurs apports les uns avec les autres et avec les plus grands animaux (tels que baleines, phoques, etc.), à l’alimentation desquels ils contribuent en grande partie, les conditions dans lesquelles ils vivent, les profondeurs

(1) Voir ie travail dn Dr Hooker, Esquisse de la distribution des plantes arctiques, dans les Transactions of the Linnean Society, vol. XXIII, p. 231, pour un compte plus détaillé des plantes arctiques, de leurs affinités et de leur, distribution.

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