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chards, de l'amiral Sir Léopold Mac Clintock et de l'amiral Sherard Osborn. :
Le premier point et le plus important était le choix des officiers. On choisit pour chef de l’expédition le capitaine Nares. Cet officier distingué était enseigne à bord du Résolu dans l'expédition arctique de 4852-1854, où il se mêla d’une manière active des amusements d'hiver, et où il prit une vaillante part aux voyages en traîneaux. Il joua même dans les pièces de théâtre du bord, et fitaux matelots une série de conférences sur les vents et sur les lois de la mécanique. Dans le voyage en traîneau, à l’automne de 1852, il fut absent vingt-cinq jours et parcourut 184 milles. Au printemps de 1853, il fut l'auxiliaire du lieutenant Mecham (1) et parcourut 665 milles en soixante-neuf jours. En 1854, il partit
par le froid intense de mars et fit 584 milles en.
cinquante-six jours, Il a ainsi acquis une grande expérience et il sera le chaînon qui réunira à l’ancienne la présente génération d'officiers arctiques, Après avoir servi au Pôle, M. Nares fut premier lieutenant de la Britannia, vaisseau-école pour les adets de la marine, Il a publié un ouvrage estimé sur l’art nautique. Il a commandé la Salamandre, navire employé à lever la côte est de l'Australie et les détroits de Torrès, en 1866 et 1867, et après cela il fit le lever du golfe de Suez dans le Shearwater. De 1872 à 1874 il commanda /e Challenger pendant son importante expédition scientifique, navire dont
(1) Voir plus haut, p. 186.
les opérations ont tant ajouté à notre connaissance des températures et des courants de l'Océan. Le capitaine Nares est revenu de Hong-Kong en Angleterre en janvier 1875 pour prendre le commandement de l’expédition arctique.
Le capitaine H.-F. Stephenson, qui servait dans le yacht royal avant d'être promu capitaine, commande le second navire.
Le capitaine Albert H. Markham commande en second le premier navire. Get officier, entré dans la marine en 1856, a servi huit ans en Chine, oùila pris part à plusieurs actions militaires, et il a été promu en 1862 pour sa vaillante conduite à la prise d’une jonque de pirates. De 1864 à 1867, il fut lieutenant à bord du vaisseau-pavillon de la Méditerranée la Victoria, et de 1868 à 1871, premier lieutenant de {a Blanche, navire de la station d'Australie. En 1871-1872 il commanda le sloop à vapeur le Rosario, pendant une croisière à Santa- Cruz et aux Nouvelles-Hébrides, où il fut envoyé pour examiner les cas de kidnapping (vol d'hommes), qui s’y étaient accomplis, et sur les meurtres commis par les indigènes. I! remplit avec tact et jugement cette tâche difficile, et après un court service comme premier lieutenant du vaisseau-école /’Ariane, il fut promu au grade de capitaine de frégate (1) le 30 novembre 1872. Cette année il entreprit un voyage à la baie de Baffin et
(1) C’est ainsi que nous traduisons le titre à peu près cor-
respondant de la hiérarchie de la marine anglaise : Commander. : (Trap.).
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ila crique du Prince-Régent, pour acquérir la pratique de la navigation dans la glace, et le livre qu'il publia à ce sujet : Une croisière baleinière dans h baie de Baffin, contient les détails les plus récents ur les opérations de la flotte baleïinière (4). Le capitaine Markham a servi à bord du Sultan dans la lotte de la Manche, d'octobre 1873 à décembre 1874, et il a été attaché à l'expédition arctique le ÿ décembre 1874.
Outre le capitäine et son second M. Markham , il ya quatre lieutenants dans le premier navire, celui qui doit s’avancer le plus loin. L’un d’entre eux est k lieutenant Pelham Aldrich, promu à ce grade en æptembre 1864, et qui, depuis 1872, a servi comme premier lieutenant du Challenger. Les autres offitiers qui servent dans l'expédition sont les lieulenants Beaumont, Giffard, Parr, May, Archer, lawson et Fulford, avec les sous-lieutenants Egerbon et Conybeare. Le corps médical se compose du D' Colan, qui a servi avec distinction dans la deriière expédition sur la Côte-d'Or (contre les Achants), et du D' Moss, récemment chargé de l'hôpital “quimau à l'Ile de Vancouver. Un officier payeur prend part à l’expédition, M. Mitchell, à bord de {a Découverte, et il est en même temps photographe;
ges mécaniciens sont MM. Wootton, White, Cartwell tt Miller. Outre le corps médical il y a un naturaliste dans chaque navire. Chaque officier se charge
(1) 11 contient aussi le mémorandum des résultats scienti- Îques à tirer des expéditions arctiques.
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de quelqu'un des buts spéciaux de l'expédition, et
aucune peine n’est épargnée pour assurer d’heureux |
résultats. A l'exception de trois guartiers-maîtres de la glace, choisis parmi les marins les plus expérimentés de la pêche baleinière, ses équipages se composent d'hommes de la marine de l'État. Un Danois, interprète et conducteur de chiens, du nom de Neil-Christian Petersen, qui, en 1860, a été en haut du détroit de Smith avec le D' Hayes et qui était depuis tonnelier à Upernavik, a été engagé et enrôlé pour faire partie de l'expédition, L'équipage total de chaque navire se compose d’environ 60 officiers et matelots.
Les navires de l'exploration ont été choisis avec soin. Le premier est l’Alerte, sloop à vapeur de 1,045 tonneaux (751 d'après l’ancien système de tonnage) et de la force de 381 chevaux (180 ancien système de mesure). I1 a été examiné avec soin et fortifié pour ses rencontres avec la glace et on l'a pourvu de nouvelles machines et de nouvelies chaudières. L'autre navire est le Limier (Bloodhound), beau steamer construit il y a deux ans pour la pêche baleinière, par MM. Stephen de Dundee et acheté par l’Amirauté. Il a aussi été examiné à Portsmouth et fortifié en vue de son voyage d'exploration. On l’a rebaptisé du nom de {a Découverte ; c’est le nom du petit navire avec lequel Baffin découvrit le détroit de Smith. La Découverte a 160 pieds de long avec une largeur de 29 pieds et 18 pieds de profondeur ; son tonnage est de 854 (579 ancien système).
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provisions pour trois ans, l'expédition remonte le détroit de Smith pour gagner le théâtre de ses futurs exploits.
Dans le chapitre précédent nous avons énuméré quelques-uns des résultats qu’assurent la découverte et l'examen de l’aire inconnue. Ce sont ces résultats, et non le fait d'atteindre un point particulier de la surface de la terre, qui sont l'objet principal de l'expédition. Le Pôle Nord est seulement un point où l’altitude du soleil est égale à sa déclinaison, et où des positions ne peuvent se prendre qu’en se référant au temps et non à l’aimant. Il sera certainement atteint au cours de l’exploration, et le fait de s'y tenir est quelque chose qui saisit même l'imagination de personnes ignorantes et sans
{culture. Mais ce ne sera pas le seul ni même le
principal résultat de l'expédition. Les objets qu’on se propose sont la découverte des conditions respectives de la terre et de la mer dans l’aire inconnue, et l'examen de tous les phénomènes, intéressant toutes les branches des sciences, qui se produisent dans cette région. Ces résultats ne peuvent s’obtenir qu'en atfrontant des difficultés, des misères et des dangers d’un caractère exceptionnel; mais l’importance des faits que ces résultats ajouteront à la souche des connaissances humaines est une ample récompense.
Le seuil de la région inconnue sera résolument traversé par les compatriotes de ces explorateurs qui découvrirent le passage du nord-ouest, qui atteignirent la plus haute latitude jusqu'ici atteinte, et
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qui ont battu pour des milliers de milles la lisière de l’aire inconnue. La tradition des aventures polaires de l'Angleterre sera ainsi continuée, et cette œuvre généreuse sera menée plus loin par une autre génération avec les avantages que lui donneront l'expérience accumulée de ses prédécesseurs, les nouvelles inventions et les nouveaux progrès dans l'équipement et l'approvisionnement des navires. R L’Angleterre applaudit, en les suivant des yeux, aux efforts de cette chevaleresque avant-garde, pendant qu’affrontant ces obstacles, que des Anglais aiment à combattre et à vaincre, nos explorateurs se frayent vaillamment un passage à travers les abords de la région inconnue. Que Dieu protége leurs courageux efforts |
la lisière de 1res polaires cette œuvre " une autre i donneront cesseurs, les progrès dans
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