‹ Les Acadiens après leur dispersion [microforme] (volume 2)Chapitre 3 sur 14 · HE · texte numérisé non relu

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subsistance de ces colons dépend de l'avancement de cet ouvrage pour lequel les Acadiens sont les plus habiles du pays. Cette puissante raison jointe à la considération du grand service rendu à ces établissements au moyen des Acadiens, me presse de vous renouveler la demande de m'envoyer des ordres, afin qu'il n'y ait aucun retard dans le progrès de ces établissements. J'espère que j'éprouverai d'autant moins de difficulté à obtenir cette autorisation que le secrétaire des affaires militaires m'a assuré récemment de votre part, que /s Acadiens devront être prèts à recevoir mes ordres, À UNE DEMI-HEURE D’AVIS ” (1).

Après la lecture de cette lettre, on comprend pourquoi les Acadiens goîtaient peu les douceurs de ce régime, qui à une demi-heure d'avis, les faisaient esclaves d'étrangers incapables d'exploiter les terres sur lesquelles eux-mêmes avaient vécu richement de père en fils. On comprend aussi de quelle source de richesses eussent été ces mêmes Acadiens pour la Nouvelle-Ecosse, si on leur avait seulement donné un coin de terre à cultiver paisiblement. La conduite de Belcher et de son gouvernement était d'autant plus condamnable que, dès le 22 mars de la même année 1761, le général Amherst conseillait fortement les mesures de conciliation à l'égard des Acadiens. ‘ Je n’ai rien de plus à cœur, écrivait-il au gouverneur, que l'intérêt et la sécurité de la province de la Nouvelle-Ecosse, mais dans les circonstances où se trouve cette riche et florissante province, je ne vois pas qu'elle puisse avoir rien à craindre ou à redouter de la part des Acadiens, mais qu'au contraire on pourra retirer de grands avantages en les occupant convenablement. Je-dois avouer que j'incline à les laisser s'établir dans la province sous une législations convenable ” (2).

Au lieu de suivre ces sages conseils dictés par l'humanité, Belcher faisait armer deux vaisseaux pour aller chercher ceux qui s'étaient

réfugiés dans le golfe et jusqu’au fond de la baie des Chaleurs, où ils .

vivaient de chasse et de pêche ; sept cent quatre-vingt-sept individus, hommes, femmes et enfants furent capturés: Sur ce nombre, trois cent trente-cinq furent mis à bord des vaisseaux ; le reste, faute de moyen de transport, dut être relaché sur promesse de -venir se rendre quand l'ordre lui en serait signifié.

Vers cette même époque avaient lieu d’autres déportations du côté de la baie de Fundy, où avaient abordé plusieurs familles venues du fond de leur exil, à travers une série de dangers et de misères impossible à décrire ; la plupart étaient originaires des paroisses de la Rivièreaux-Canards, de Craud-Pré ou des environs immédiats. Il est facile d'imaginer qu'elles furent leurs émotions en mettant pied à terre dans

(1) Archives de la Nouvelle-Ecosse. Lettre de Belcher au colonel Forster, p. 319. :

(2) Archives de la Nouvolle-Ecosse, p. 326.

le bassin des Mines, Elles revoyaient enfin leurs lieux natals, d'où elles s'étaient crues bannies pour toujours. Que de souvenirs se pressaient dans leur mémoire à la vue de tout ce qui les entourait ! C'était ici que chacun d'eux était né, qu'il avait grandi, qu'il avait vécu si longtemps heureux et paisible.

En traversant la Grand'Prée, il leur semblait que tous les points de l'horizon, si familiers à leurs regards, leur souhaitaient la bienvenue. Le cap Doré dressait toujours là-bas ses falaises roussâtres couronnées de ses forêts primitives. De l’autre côté, la rivière Gaspareaux descendait toujours en serpentant dans la vallée. Vers les hauteurs de Grand- Pré et de la Rivière-aux Canards, ils distinguaient les emplacements de jeurs terres. Mais qu'étaient devenues leurs maisons? Qu'étaient devenus les villages et les églises de Grand-Pré et de la Rivière-aux- Canards? Hélas ! tout avait été saccagé, brûlé, et rasé jusqu'à terre. Des maisons bâties depuis par des étrangers s'élevaïent çà et là.

Il ne faudrait pas connaître le caractère des Acadiens ni l'esprit de foi qui les distinguait si éminemment, pour supposer qu'un de leurs premiers soins n'ait pas été d'aller prier pour leurs morts, dans les cimetières où ils étaient abandonnés depuis si longtemps : nul doute qu'ils vinrent s'y agenouiller, prier et pleurer: ce fut là une de leurs plus douces consolations. ;

Qu'’allaient-ils maintenant devenir? Allait-on les laisser vivre au sein de leur pays? Ou bien seraient-ils encore pourchassés comme des bêtes fauves, poursuivis par la haine et un fanatisme implacable? Bien souvent ils s'étaient posé ces questions pendant qu'ils cheminaient péniblement de leur lointain exil jusqu'ici? Maintenant que la guerre était finie, ils se flattaient de l'espoir que l’apaisement se ferait autour d'eux ; ils ne furent pas longtemps sans connaître l’horrible vérité. A peine s’étaient-ils montrés, avant mème qu'ils eussent fait valoir leurs réclamations, ils furent violemment repoussés par les usurpateurs de leurs terres. Plusieurs durent se cacher pour éviter d’être priset jetés en prison. D'autres moins heureux furent contraints, comme on l'a vu, de travailler à la réparation des digues au profit de leurs spoliateurs. L’animosité de ces dernier8 était d'autant plus vive qu'ils n'avaient ä leur opposer que le droit de la force contre la force du droit. Ils adressèrent pétition sur pétition au gouverneur dont on connaît l'esprit : ils ne furent que trop vite écoutés, d’un seul coup, cent trente furent saisis et conduits à Halifax sous une escorte de miliciens du comté de King (1).

(1) C'était sous ce nom qu'avait été désigné le canton des Mines, et c’est le même qu’il porte aujourd’hui,

Pendant ce temps, Belcher attendait vainement la coopération de l'Angleterre pour le transport de ses victimes. Les Lords du Commerce répondirent qu'ils ne pouvaient se charger de cette besogne et que cela regardait le secrétaire d'État, lord Egremont (r). Le Secrétaire d'État, de son côté, s'en lava les mains, et le renvoya au général Amherst, dont on a vu les dispositions.

Sur ces entrefaites, le retrait d'une partie des troupes, occasionné par la prise de Saint-Jean-de-Terre-Neuve par les Français, aggrava la situation de la: Nouvelle-Ecosse, compromise par sa conduite inqualifiable vis-à-vis des Acadiens. Elle craignit que ces malheureux, exaspérés par tant de mauvais traitements, se portassent à quelque acte de désespoir. Belcher assembla son conseil et décréta précipitamment un envoi en masse au Massachusetts, sans prendre même la précaution d'en prévenir les autorités locales. Tout ce qui put être trouvé d’Acadiens, de tout âge et de tout sexe, dans toute l'étendue de la Nouvelle- Ecosse, fut arrêté, traîné jusqu'à Halifax, embarqué sur cinq navires avec ceux qui étaient déjà détenus dans cette ville, et envoyés à Boston (1762). Là, ils attendirent en rade sous les canons du fort Williams, la décision de la législature du Massachusetts qui se trouvait alors en session.

Malgré la forte pression exercée sur cette chambre, celle refusa péremptoirement de laisser débarquer les déportés, et fit signifier ses ordres au capitaine Brooks, chargé de convoyer les transports. Celuici ne vit alors d'autre parti à prendre que de les ramener à Halifax, où leur arrivée répandit la consternation, et fit éclater une explosion de colère contre le Massachusetts. Il suffit de raconter de tels faits pour les faire juger.

. Belcher et son conseil portèrent leurs plaintes jusqu’en Angleterre, accablérent de leurs accusations la législature de Boston, et demandèrent avec plus d'instances que jamais la déportation des Acadiens : ‘ Ce renvoi des navires, disait-il, est d'autant plus regrettable que tant d’expulsions répétées et inutiles doivent naturellement exaspérer l'esprit de cette dangereuse population qui peut se porter par désespoir aux plus terribles méfaits, tant par elle-même que par ses instigations auprès des sauvages.”

Les Lords du Commerce répondirent par un refus formel de se prêter à ces interminables persécutions, disant ‘ qu’il n’était ni nécessaire, ni politique d’expulser les Acadiens, vu qu’en employant vis-à-

(1) Archives de la Neuvelle-Ecosse,— Lettre des Lords du Commerce, 23 juin 1761, 2. 320.

vis d'eux des moyens convenables, ils pouvaient promouvoir les intérêts de la colonie, et devenir des membres utiles à la société, suivant ce qui paraissait être le sentiment du général Amherst ” (1).

Croira-t-on qu'après cela la Nouvelle-Ecosse se soit obstinée à tenir les Acadiens en servage, qu'elle n'ait pas abandonné ses projets de déportation, et qu'elle ait continué d'en importuner l'Angleterre ? C'est dans ce but qu’elle ne voulut pas les établir sur des terres, qu'elle les fit éparpiller sur toute la péninsule, et les mit au service des colons dont plusieurs poussèrent l'inhumanité jusqu'à refuser de leur payer des gages (2).

On frémit à l'idée du sort infligé à ces iufortunés. Huit ans étaient révolus depuis qu'ils avaient été arrachés de leurs riches et paisibles demeures ; et après avoir enduré tant de souffrances et de fatigues pour y revenir, ils s'en étaient vus arrachés de nouveau, tratnés de prison en prison, déportés une seconde fois et enfin ramenés pour être réduits à l’état de parias parmi leurs oppresseurs.

On est ému à la lecture d'Ævangéline ; mais quand on connaît toute

l'histoire des Acadiens, on est forcé d'avouer que la fiction de Longfellow est bien au-dessous de la vérité. Qu'était-ce en effet que le sort de la fiancée de Gabriel, comparé à celui de tant de jeunes filles fiancées comme elle ? et de plus captives? Qu'étaient-ce que ses malheurs comparés à ceux de tant de mères de famille, dont les maris, dont les enfants étaient morts les uns après les autres, sur les chemins de l'exil, et qui n'avaient pas même la liberté d'aller y rejoindre leurs parents ?

La plupart des Acadiens avaient fini par prendre en horreur le séjour de l’'Acadie. Eux qui avaient tant désiré d'y rentrer, n’aspiraient plus maintenant qu’à en sortir. Lorsqu’à la suite du traité de Paris (1763). ils apprirent que leurs compatriotes, dé‘2nus en Angleterre, avaient obtenu la liberté de rentrer en France, grâce aux soins du duc de Nivernais et de l'abbé Leloutre, ils conçurent l'espoir d'aller les y rejoindre et firent des démarches en conséquence. Ils avaient été déclarés prisonniers de guerre comme eux, il n'était que juste qu'ils fussent traités sur le même pied. Il semble d’ailleurs qu'on aurait dû

- Saisir avec empressement cette occasion de s’en débarrasser, puisqu'on

ne voulait pas les souffrir dans la Nouvelle-Ecosse ; mais, chose presque

(x) #:,,,..4 it Was neither necessary, nor politic to remove them, as they might, by a proper disposition, promiote the interest of the colony, and be made useful members of society, agreéable to what appears to be the sentiments of General Am-

herst.” Nova Scotia Archives, — Minutes of the Proceedings of the Lords of Trade ;

(2) Archives de la Nouvelle-Ecosse p. 338.

incroyable, sur le simple soupçon d’ailleurs non fondé que le secrétaire du duc de Nivernais, M. de Larochette, s'était occupé de leur repa-

triement, le gouvernement anglais en prit ombrage et adressa d'éner--

giques protestations à la cour de France. Lord Halifax, président du: Bureau de Commerce, écrivit en même temps au gouverneur Wilmot, successeur de Belcher, de veiller de plus près sur les Acadiens, afin d'arrêter toute tentative d'évasion. Le recensement des différents. groupes de cette population, avec leurs lieux de résidence, dressé à cette occasion, indique que Wilmot, dont la politique ne différait pas. de celle de ses prédécesseurs, avaient suivi ponctuellement les ordres du noble Lord (1). Ce dernier acte de tyrannie acheva d'exaspérer les. Acadiens. Îls se soulevèrent avec indignation, dressèrent des réclamations, déclarant qu'ils ne prêteraient jamais serment d’allégeance; qu'ils é.ient et qu'ils voulaient rester Français et Catholiques ; qu'ils étaient prêts à tout souñrir pour cela et qu'ils en avaient donné des preuves.

Pour bien comprendre toute la portée de ces réclamations, il faut se rappeler que le principal motif de la déportation des Acadiens en 175$ avait été un motif religieux : celui de papustes recusants, prononcé contre eux parce qu'ils avaient refusé de prêter serment. Or, le gouverneur Wilmot exigeait d'eux maintenant le serment d’allégeance sous une nouvelle formule qu’ils croyaient contraire à la foi catholique (2). Ceux qui se décidèrent ensuite à prêter ce serment, le firent avec de grandes. craintes et ne se tranquillisérent qu'après avoir consulté M. Bailly, missionnaire canadien que leur envoya, en 1767, l’évêque de Québec.

En terminant leur requête, les Acadiens avaient demandé qu’on leur fournit les moyens de passer aux Antilles, où ils savaient rencontrer de leurs compatriotes, partis de la Georgie et de la Caroline du sud.

Sur un refus de Wilmot, ils préparèrent secrètement une expédition et partirent au nombre d'environ six cents, dans l'automne de 1764. Le gouverneur férma les yeux sur les préparatifs de cette expédition,

Familles, Individus,

(1) A Halifax et lesenvirons......,,,, 232 1.056 Comté de King, fort Edouard...,.,,..., 77 227 Annapolis ...4., cesse soso esse 23 91 Fort Cumberland,....,.,,,,.,,..,,, 73 388

‘Il: y avait en outre dans l'île Saint-Jean (Prince-Edouard) 300 auttes familles canadiennes.

(1) The Council-drew up the:form ‘of such an oath in terms least liabie to an equivocal sense, Wi/mot to Halifax, p. 340.

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ET notes

ou du moins n’y‘mit guère d'obstacles, car ce départ était tout ce qu’il

désirait. Il écrivait à Londres, vers cette même date, qu'on ne pouvait choisir de lieu plus favorable que les Antilles pour les y envoyer. Le

motif qu’il en donne est à noter: C'est que plus ils seront loin, mieux ce sera pour la sûreté de la Nouvelle-Ecosse, et que le climat des An. tilles est mortel pour les hommes du Nord; qu’un grand nombre d’Acadiens qui avaient voulu s'y établir, y étaient morts des fièvres, et que les fièvres viendraient bien vite à bout de ceux-ci (1):

Peu de temps avant ce départ, une autre bande de cent cinquante personnes des environs de Canseau s'était soustraite à la vigilance des magistrats, et avait fait voile pour Saint-Pierre et Miquelon. C'est aussi vers cette date que dut avoir lieu le départ des réfugiés acadiens de l'île du Prince-Edouard, dont la destinée, à partir de ce jour, est restée enveloppée de mystère. La plupart se composaient de la population de Cobequid, qui, en 1755, avaient abandonné leur village pour éviter la déportation. S'il faut en croire le récit d’un certain capitaine Pile, commandant du navire / Achille, vers la fin du siècle dernier, ils périrent presque tous en mer dans les circonsrances les plus lamentables,

‘“ Le capitaine Nichols, dit-il, commandant un transport venant de Yarmouth, fut employé par le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse, pour enlever de l’île Saint-Jean, trois cents Acadiens avec leurs familles. Avant de mettre à la voile, il représenta à l'agent du gouvernement qu'il était impossible que son navire, dans l'état où il était, pût arriver sans danger en France, surtout à l’époque avancée de la saison où l’on se trouvait. Malgré ses représentations, il fut forcé de les recevoir à son bord, et d'entreprendre le voyage. Arrivé à une centaine de lieues des côtes de l'Angleterre, le navire faisait eau à tel point, que, malgré tous les efforts de l'équipage, il était devenu impossible de l'empêcher de sombrer. Quelques minutes avant qu'il s’enfonçât, le capitaine fit venir le missionnaire qui se trouvait à bord et lu’ dit que le seul moyen de sauver la vie d'in petit nombre était de faire conseatir les passagers à laisser le capitaine et les matelots s'emparer des chaloupes. Le missionnaire fit une exhortation aux Acadiens, leur donna l’ bsolution ct leur fit consentir à se soumettre à leur malheureux sort. Un seul Français s’embarqua dans une des chaloupes, mais sa femme lui ayant reproche qu’il l’abandonnait avec ses enfants, il revint à bord. Peu

(E) soso. The further they are distant, the greater our safety....., ..... Great numbers of them have lately died at cape François (West Indies).... ...... As that climate is mortal to the natives of the Northern countries, the French wiil not be likely to gain any considerable advantage from them, (Zeers from Wilmot to Lord Halifax, pp. 345, 349, 351.) Wilmot réitéra par trois fois la demande de déporter le! Acadiens aux Antilles, Archives de la Nouvelle Ecosse, p. 346.

| d’instants après, le navire s'engloutit avec tous ses passagers. Les cha- 1] loupes, après avoir couru mille dangers, arrivèrent dans un port situé à l'ouest de l'Angleterre.” En terminant son récit, le capitaine anglais a cru lui donner du e piquant en faisant jouer un rôle ridicule au missionnaire, et en disant qu’il avait lâchement abandonné ses compagnons d’infortune. Malheureusement pour le narrateur, ce détail n’a pas de vraisemblance ; car il est partaitement connu qu'après la dispersion des Acadiens, il n’était y pas resté un seul de leurs missionnaires dans les parages du Golfe. h Fi Comme garantie de ce fait, on a le témoignage formel d’un contem- ' porain. l'abbé de l'Isle-Dieu, vicaire général de Québec (1). Quant au ï fait en lui-même, il paraît confirmé par une lettre de Brook Watson, Ë . déjà citée, où il est dit que treize cents Acadiens périrent vers ce temps, les uns dans un naufrage, les autres de la variole à Southampton et : dans les ports voisins où ils avaient été débarqués À En parlant de ces désastres, Watson fait une réflexion mélancolique qui fait voir en même temps l'esprit juste et droit de cet homme de bien : “Ce peuple infortuné, dit-il, livré par la France sans son consentement, fut à cause de son attachement à des principes que tout : noble esprit regarde comme digne de louanges, arraché de son pays natal, chassé par la nation qui réclamait son obéissance, et rejeté par | celle dont il descendait et dont il suivait la religion, les coutumes et les (fl lois, avec le plus profond attachement ” (2) |

| Paris, cé 15 Décembre 1886.

L'Abbé H. KR. CASGRAIN.

| (4 suivre.)

; (1) Lettres de l'Abbé de PIsle-Dieu : Archives de l'archevéché de Québec. (2) Collection de la Société historique de la Nouvelle-Ecosse, Vol, II, p. 132.

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