‹ Les accidents cutanés et muqueux du BarbiturismeChapitre 9 sur 29 · MARNE · texte numérisé non relu

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tion ? Rien de moins précis. On a vu (H. Vizcox), des cas mortels avec une dose de Ogr. 60 de véronal, Tar- DIEU et Camps ont vu guérir un malade ayant absorbé 24 gr. de véronal ; sachons que l’état du foie comme l'ont montré TréMorières et Tarpeu commande la susceptibilité de l'organisme de chaque malade à cette médication. Disons aussi que les doses habituellement toxiques de véronal sont entre 1 et 14 grammes et, le

plus souvent mortelles au-dessus de 5 grammes.

Descriplion clinique

Période prodromique. — Les troubles commencent à apparaître vingt-cinq à trente minutes après la prise du médicament.

À ce moment là, surviennent des vertiges, des nausées ; le malade titube et ressemble à un homme pris de boisson. Si la dose ingérée est minime et l’organisme sain, là s'arrêtent tous les symptômes qui constituent le tableau clinique du véronalisme léger.

Si la dose est plus forte, à ce moment va survenir l'élément caractéristique de lintoxication barbiturique : le coma. Parfois précédé de phénomènes décrits par Karrr Esive en Autriche sous le nom de « Schlafrauch » de fumée du sommeil, et dont la fugue d'une demi-heure précédant le coma, d'une ma-

lade d'André TarDIEU, est un exemple.

Le coma. — 1} peut présenter plusieurs degrés À. — Coma léger. — Etendu sans mouvements, le

malade paraît dormir profondément. Des appels, des

RTC

excitations douloureuses font sortir momentanément le malade de sa torpeur, mais il v retourne presque aussitôt. Ne dirait-on pas un tableau d'encéphalite 16thargique ? L'’analogie est parfois frappante.

B. Coma profond. — Membres inertes, résolution musculaire profonde, abolition des réflexes, suppression des sensibilités tactiles et sensorielle& Rien ne peut faire sortir le malade de cet état. La respiration est lente et profonde, le pouls régulier ; les troubles des sphinclers sont constants (incontinence ou rétention).

Fièvre légère. Pupilles souvent en mydriase, le réflexe d'accommodation à la lumière est paresseux où aboli. Hypersécrétion salivaire, sueurs profuses, convulsions loniques ou cloniques : pâleur ou congestion des traits. Tels sont les signes principaux de ce coma. Un degré de plus et nous avons le

Carus. — C'est un coma très profond, auquel s’ajoutent des soubresauts tendineux, un pouls petit, rapide, à peine perceptible, une respiration plus profonde, plus lente, plus stertoreuse ; quelquefois rythme de CHEYNE SroKkEs de mauvais pronostic. Myosis. On trouve une autre forme d'intoxication que l’on appelle le

Coma vigil. — Dans lequel à des périodes léthargiques à prédominance diurne succèdent des périodes de délire avec agitation ataxo-adynamique à prédominance nocturne.

On peut encore constater un délire aigu avec hallucinations visuelles ou auditives.

Durée. — Elle est de trois heures à six jours et nul-

lement en rapport avec É gravité de l ton estlon L a

guérison est (rès fréquente. La mort est due à des jé \« ‘Sions br oncho- pulmonaires ou cardio- HSbuIaTLes, Dar ie re les cas. mortels, on à presque toujours € onstaté Paug- ‘ FE mentation de l'urée sanguine, Æ

Le diagnostic se basera sur trois ordres de faits

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2° Les caractéristiques du coma ;

HerSe Les examens de laboratoire qui décèlent l'hypnagogue dans Ie sang et dans les urines. 71 Les formes cliniques comprennent les diverses modalités du coma que nous avons décriles ; nous y ajou-

ierons : s

tbe barbiturisme apyrélique dans l’intoxication chro-

nique. | La toridermie barbiturique qui sur objet t de notre

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