HISTORIQUE
En 1903, Merck (de Darmstad), prépare industriellement d’après les indications d'Emile Fiscuer et de Von MERING, un corps synthétique complexe, doué de propriétés hypnotiques ; le diethylmalonylurée ou véronal ; la thérapeutique s'en emparait aussitôt el moins de deux ans'‘après, Kuex signalait un cas d’empoisonnement par le dérivé de la malonylurée. La même année, en 1905, P. Werrz en France étudiait son aclion sur le sang.
Dès 1907, on signale des cas d’exanthème dus à l'emploi du nouvel anesthésique ; en différentes publications ce sont, en Allemagne, ZENGEREY, en Amérique William Hot SE, L. Duncan-BurckLex et surtout la célèbre auto-observalion de Paul G. Woorry (de Bangkok).
H.-B.. Onmsy (de Cleveland) ‘en 1908, décrit, une éruption due au véronal. En Allemagne, en 1911, une auto-observation de K£AussErR à propos d’un érythème polymorphe et en Angleterre en 1913, Georges PERNET apporte sa contribution à la question avec une belle observation.
Depuis la dernière guerre, Femploi thérapeutique des différents dérivés de la malonylurée s’est considérablement répandu et comme au surplus la vente de
ces puissants hypnagogues n’a pas été réglementée on
s R: 4 LME a assisté à E apparition de lroubles divers dus à Fempioi
trop longtemps prolongé de ces produits ou à leur ab-
—$or plion en quantité massive dans un but de suicide,
où mème criminel comme l’a tiistement montré une célèbre et récente affaire. Dans tous les pays on à beaucoup publié sur cette question ; nous noterons en par-
liculier, les Lravaux, de Parkes-Weser. En France, de
nombreux auteurs ont étudié les accidènts cutanés el
muqueux du barbiturisme. En 1922, Divry (de: Liège) et Maromañp en 1923 en décrivent plusieurs formes cliniques. |
En 1924, se place un travail important sur les intoxications aiguës par les barbituriques qui est la thèse d'André Tapie, auleur qui à apporté une grande contribution à la question.
Les ayaux se succèdent, insistant sur les diverses
manifestations cliniques du barbiturisme, tels sont
ceux de Lespive qui publia une très curieuse obser-
vation en 1924 ; de Connix et Lecris en 1925 et de
CaussADE, André Tarpizu, LaAcapère et Lean, de
Lroy (A.)'en 1926, ou bien échafaudant des hypo-
thèses palhogéniques ; Pasreur - VazLery - Rapor,
Lorrar-Jacos ‘et BLarmourien en 1925, Mrian et
/ Lenonmanr en 1927, J. Dereux (de Lille) en 1928
La question des érythèmes barbituriques a été lraiiée dans son ensemble par Tarpeu et Carreaup en 1928, par Vanier en 1930, enfin tout récemment en février 1933 par Murzar», Françoise Lévy et Fienrer.
En octobre 1932, ViLLARET, Biru et DesoiLzLe pu-
bliaient plusieurs observations relatant des ulcérations