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Aussi lui avons-nous fait subir le même jour, après quelques minutes de repos, une seconde expérience plus poussée : choc à 12.000 et maintien 20 minutes à cette altitude. L’animal est mort. Les conditions auxquelles nous l’avions soumis étaient incompatibles. avec la vie. Notre débit d'oxygène était nettement insuffisant et il est mort asphyxié. L’autopsie faite immédiatement a confirmé cette hypothèse.
Par la suite, nous avons pu effectuer de nouvelles expériences avec d’autres pores. Nous n'avons observé aucun cas mortel. Cependant ces animaux qui ont résisté au choc pneumatique, n’ont pas été exempts de troubles. Ils ont présenté des phénomènes de shock avec troubles de l’équilibre et paralysie des membres, en même temps que des modifications du rythme respiratoire.
Nous avons vu ces troubles se reproduire avec une similitude presque complète chez deux de ces animaux soumis à une décompression analogue. Par contre deux autres porcs n’ont présenté aucun trouble, alors que les conditions de l’expérience étaient encore les mêmes (explosion à 11.000 m. et recompression immédiate jusqu’au sol).
Il parait donc nécessaire de continuer ces expériences sur les animaux les plus variés pour voir si des troubles analogues se retrouvent systématiquement.
D'ailleurs nous ne nous hâtons pas de conclure, car il existe encore quelques inconnues à ce problème
Nous nous demandons par exemple si le brouillard qui se forme lors de l’explosion ne jouerait pas un
LAURENT
rôle protecteur pour lanimal. Cette « poussière » de
vapeur d’eau ne pourrait-elle pas atténuer dans une certaine mesure les conséquences de l'explosion en formant un véritable matelas contre le choc pneumatique dû à la brusque détente ? C’est une hypothèse qu'il ne faut pas infirmer a priori. Nous nous proposons de la vérifier ou de l’infirmer par de nouvelles expériences.