RARES
toujours le IV, si la fracture intéresse plusieurs os le IV est presque toujours parmi ceux-ci. Entre plusieurs métacarpiens fracturés on n’en voit jamais un seul indemne, exemple : II, III, IV, ou bien III, IV, V, et jamais II, IV, V. Le trait est toujours oblique en bas et en dehors, situé entre le tiers supérieur et le tiers moyen. Quand plusieurs métacarpiens sont blessés il est exceptionnel que le traït soit au même niveau, il est en général d'autant plus bas que l'os atteint est plus externe.
Cliniquement, à la suite d’une chute sur la main, la douleur est vive au niveau du métacarpien fracturé, les mouvements des deux articulations carpo-métacarpienne et méta-carpo-phalangienne sont un peu douloureuses, les phalanges par contre sont libres. Bientôt une tuméfaction se développe sur l’ensemble du dos de la main, tandis que la douleur s’atténue.
L'examen réveille des points douloureux exquis, d’une part à la pression directe, d’autre part à toute tentative de pression ou de traction dans l’axe du doigt (Vacchelli, Saar, Logroscino). On pourrait trouver par des mouvements de latéralité une légère crépitation. Le mécanisme a donné lieu à controverse. Pour les uns, la chute est secondaire à la douleur de la fracture : le bâton tenu serré dans la main heurterait de sa pointe le plan neigeux au cours de la glissade et provoquerait par l'intermédiaire de la lanière exerçant une contre-pression, une fracture du II éventuellement aussi du TITI et du IVe métacarpien.
Avec Saar, Bernhard, Biebermann, Brenner, Hel-
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lauer, Vacchelli, Oller, Vergasser, Spielberger, Steinmann,etc., nous admettrons que le skieur tenant serré son bâton, la lanière passée dans la main tombe en portant la main devant lui pour protéger son visage. La main est bloquée par la neige, le corps projeté en avant exerce sur les métacarpiens une force directe qui, par l'appui sur le bâton, devient torsion.
A côté de ces fractures, citons la plus rare fracture de la base du premier métacarpien (fracture de Bennett) observée dans la chute à main ouverte, le pouce étant en abduction.
Le traitement est aisé : réduction immédiate, facile en raison du faible déplacement des fragments, immobilisation dans un appareil plâtré étendu du pli du poignet à la racine des doigts ou, si l’on veut, quand la lésion n’atteint qu’un seul métacarpien, on fera usage d’une attelle de carton ou d'aluminium fixée à l’aide d’une bande adhésive. Au bout de 3 à 4 semaines, s’il s’agit de plusieurs fractures, on libère l'appareil et l’on pratiquera les cures habituelles massage, mobilisation, thermothérapie.
Entorse de l'articulation basale du pouce : Nous en avons relevé 9 cas. Le mécanisme de cette lésion est identique à celui de la fracture de Bennett. Elle est favorisée par la consistance de la neige dure ou mouillée. Lésion bénigne certes mais dans certains cas elle peut entraîner des troubles professionnels et pour cela nous en parlerons. L’articulation longtemps très augmentée de volume, reste tardivement douloureuse, la lésion récidive facilement, la force