‹ Les Accidents du Sport du SkiChapitre 16 sur 17 · LAON · texte numérisé non relu

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jambiers, donc si le skieur vient à prendre une attitude cagneuse par exemple : il s’agit là d’une faute de technique partout réprouvée. Par contre, l'hyperextension reste la condition nécessaire pour que le ligament soit étiré, puisque sans cette extension du genou, le ligament latéral interne se trouve relâché. Ceci amène à adopter une position de demi-flexion des genoux dont le skieur ne se départira à aucun moment.

La fracture de la malléole péronière, si fréquente, ne représente à vrai dire que le résultat d’une torsion légère aggravée d’un mouvement lent, soit d’adduction (fracture par arrachement de la pointe), soit d’abduction (fracture oblique haute de la malléole). Ce mouvement d’abduction résulte, au cours d’un virage, d’un accrochage de la carre intérieure au virage : faute de technique, défaut de contention de la cheville par la chaussure en sont responsables.

Quant aux grosses lésions osseuses, c’est avant tout la torsion qui en est la cause, soit par un excès d’impulsion dans un virage, soit par un obstacle apporté au mouvement de torsion. La fracture spiroïde du tibia, de l’extrémité inférieure du fémur, la plus rare fracture sous-trochantérienne, l’exceptionnelle déchirure des adducteurs sont le résultat de tels mouvements que l'ingéniosité des skieurs devrait chercher à bannir en supprimant tout virage à skis non parallèles au delà d’une certaine vitesse — en s’abstenant de tout virage dérapé arraché « en force » si la neige est lourde.

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LS

Enfin, il serait à souhaiter que par un étrier spécial de sécurité le pied soit libéré si un excès de torsion vient à s'exercer sur lui.

Autre mouvement moins rare depuis deux ans, responsable de fractures horizontales de jambe : l’hyperflexion en avant, « l'avancée » extrême, qui, au cas d’un freinage brutal par un obstacle, aboutit à une projection du corps en avant, à un récurvatum du tibia qui cède à son point de moindre résistance.

Ceci nous oblige à condamner l’excès des fixations rigides maintenant sans rémission le talon fixé au ski, système d’ailleurs, nous le reconnaissons, si utile pour faciliter l'exécution de certains mouvements, mais non indispensable et trop dangereux.

Des facteurs adjuvants viennent concourir à faciliter certaines lésions. L'âge certes joue et en dépit d’une technique plus sûre les skieurs âgés ont plus d’accidents que les jeunes.

Sur 62 accidents graves, on relève :

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L'état de la neige joue également. Il est curieux de constater que les périodes de chute de neige correspondent à une augmentation des lésions typiques, et à une diminution équivalente des lésions atypiques par choc direct.

Enfin nous terminerons en insistant sur le rôle

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