CONCLUSIONS
1° L'adrénaline est une substance dont l’action pharmacodynamique est certaine, l'utilité thérapeuüque considérable, les indications nombreusss.
2° Son emploi n’est pas sans danger. L’un des plus graves est le sphacèle des tissus qui survient parfois
à la suite d’injections hypodermiques.
3° Cet accident est directement attribuabie à lischémie des tissus, elle-même conséquence de la vaso-
constriction provoquée par l’adrénaline.
1 Cette ischémie qui se produit de préférence dans des régions mal irriguées, soit du fait de Ia disposition de lirrigation normale, soit par suite d’altérations circulatoires, est beaucoup plus irtense et étendue lorsque l’adrénaline a été largement diluée ct injectée avec une forte dose de liquide (solutions enesthésiques, sérums artificiels).
5° Ces dilutions des solutions d’adréna.ine pou-
LR 1; ROSE
vant occasionner des lésions très graves de sphacèle doivent être absolument proscrites de la thérapeutique.
6° Lorsqu'il est nécessaire d’injecter simultanément le sérum et l’adrénaline, il faut les injecter séparément. k
7° Les inconvénients de l’adrénaïiine ne doivent cependant pas en restreindre l’emploi, à condition toutefois de n’employer que des solutions diluées dans un ou deux centimètres cubes au maximum, et injectés dans un tissu très bien irrigué, le muscle par
exemple.
8° Le traitement des accidents déclarés de sphacèle local adrénalinique se borne à favoriser le retour circulatoire, limiter le sphacèle, éviter l'infection
secondaire et favoriser la réparation.
Vu Bon à imprimer : Vu et PERMIS d'imprimer : Le Président de Thèse, Le Recteur de l’Académie de Paris BEZANCON. APPELL.
Vu :
Le Doyen, ROGER.
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