‹ Les Accidents locaux de Sphacèle consécutifs aux injections d'AdrénalineChapitre 9 sur 10 · NANTES · texte numérisé non relu

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du sympathique d’une façon plus générale. Or, linjection dans le tissu cellulaire n’est pas la meilleure manière d'arriver au but que l’on s’est proposé d’atteindre:; nous en savons les raisons; elles tiennent, nous l’avons vu, aux mauvaises conditions 1! absorption qui ne peuvent manquer de se produire ‘ans une région mal irriguée fondamentalement, ét dans laquelle ladrénaline bloque avec facilité l'irrigation sanguine, De toute évidence on aura intérêt, indépendamment des risques de sphacèle local, à pratiquer l'injection d’adrénaline dans une région fortement irriguée; parmi les tissus richement irrigués, Fun ‘entre eux est d’abord facile, c’est le muscle, c’est

dans le muscle que l’on devra donc injecter l’adréraline.

Traitement du sphacèle local adrénalinique

Nous avons indiqué précédemment, et c’est le prin-

cipal objet de ce travail, les moyens d'éviter les acci-

- dents de sphacèle local adrénalinique, c’est ex somme la prophylaxie de ces accidents.

Il nous semble utile d'envisager maiutenant le traitement des sphacèles déclarés : la thérapeutique curative de ces états.

Dans l’ensemble, le sphacèle local adrénalinique doit être traité comme le sont les gelures et les escharres de décubitus, ces lésions ayant nombre de points communs, Celui qui traite un sphacèle local adrénalinique doit se proposer d’atteindre :

1° Rétablir dans la mesure du possible ia circulation dans la zone ischémiée;

20 Favoriser l'élimination des tissus nécrosés:;

- 3° Eviter les complications d’infection locale.

Le rétablissement circulatoire est une indication qu’il faut s’efforcer de remplir tout au début de l'aprarition des accidents; réalisé à ce moment, il peut éviter de larges pertes de substances: plus tard, il

active seulement la réparation, mais ne modifie en rien l’étendue de la nécrose. Une méthode à fait ses preuves et nous permet de lutter efficacement contre la vaso-constriction, c’est le traitement par l'air chaud, les bains d'air chaud; c’est à eux que l’on aura recours aussitôt qu’apparaîtront les accidents de vaso-constriction, pour tenter d’obtenir un retour de la circulation; dans le même ordre d'idées, la lumière solaire, les bains locaux de rayons ultra-violets peuvent être

dun certain secours.

L’élimination des tissus nécrosés s'impose; encore faut-il avoir la certitude de n’enlever que des tissus complètement et définitivement mortifiés; on doit donc ettendre l'apparition du sillon de délimitation et aider le processus d'élimination en détachant les tissus qui se séparent spontanément, hâtant ainsi leur climination.

Prévenir les complications infectieuses est également une nécessité, mais l'emploi des antiseptiques est de nature à gêner le retour circulatoire; il est donc bon de se contenter d’enfermer la plaie sous un pansement aseptique. Bien entendu, quand le sphacèle est éliminé et que l’on se trouve en présence d’une plaie qui se répare, on doit traiter cette plaie par les méthodes ordinaires. Les divers modes de’ traitement ne doivent cependant pas faire illusion et ne pas faire croire que l’on est en mesure d’agir considérablement sur la lésion, celle-ci étant constituée; en mettant tout

au mieux on se borne, dans ces conditions, à éviter

LRART 2e

l'extension du mal, prévenir les complications et dans l'ensemble on assiste, assez impuissant, à l’évolution de la lésion. C’est là une raison de plus pour éviter la production de semblables accidents de sphacèle local.

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