V. CHARGES DE COURS
MM. MAUCLAIRE, agrégé...
Chargé du cours de chirurgie orthopédique. ©
l'adulte pour les accidentés du t'avail, les mut
LEDOUX-LEBARD ....
de guerre et les infirmes adultes.
Stomatologie.
Education physique.
Radiologie clinique,
Par délibération en daie du 9 decembre 1798, l'Ecole a arrête que les opinions émises da dissertations qui lui seront présenliées, doiveni être considérées comme propres à leurs auteurs ei q n'entend leur denner aucune approbation ni improbalion.
À MONSIEUR LE PROFESSEUR FERNAND BEZANÇON Professeur à la Faculté de Paris ; Membre de l’Académie de Médecine ; Médecin de l'Hôpital Boucicaut ; Officier de la Légion d'Honneur,
Qui nous a fait le grand honieur d’accepter la présidence de cette thèse, à qui nous devons ane grande reconnaissance, et qui nous a icujours témoigné une bienveillance extrême.
À MONSIEUR LE DOCTEUR PIERRE PIRONNEAU Ancien Interne des Hôpitaux de Paris,
j A qui nous devons notre formation intellectuelle et morale. |
A Mons LE Docreur GUILLAUME | ; + Ancien Chef de Cinque É si
À 4 { ui - 7 See e, eo Qui nous a inspiré le sujet de ce travail et a bien voulu nous RTE dans sa ee
Jisation,
Quelle que soit l'opinion que l'on soutienne quant à l'identité ou à la non identité de l’adrénaline extraite ces capsules surrénales et de la sécrétion interne de. cette glande endocrine, un fait n’en reste pas moins incontestable et au-dessus de toute critique : l’adrérialine est une substance dont l'action pharmacodynamique et thérapeutique est certaine.
Les effets de l’adrénaline sont évidemment variables suivant que l’on administre cette substance par la voie digestive, la voie cellulo-musculaire, ou la voie circulatoire, mais pour important que soit ke choix du mode d'administration de l’adrénaline, c’est là un problème que nous écarterons du présent travail coïme nous écarterons également de ce travail l'étude des indications de l’adrénaline en thérapeuiique. C’est en effet à l'étude des rapports étroits qui cxistent entre les accidents. de sphacèle local des tissus au point d'injection de l’adrénaline que nous nous limiterons et c’est pourquoi nous envisagerons
successivement les divers points suivants
1° Les faits de sphacèle local survenus consécutivement à l'injection sous-cutanée d’adrénaline.
20 Le mécanisme de production du sphacèle local par injection d'adrénaline.
| 8° Les modifications qu'il faut apporter à l'injec-
se. ques
tion sous-cutanée d'adrénaline pour éviter les acctidents de sphacèle. ;
Ceci dit, et avant d'aborder l’étude de ce probième de pratique journalière, il nous faut préciser la valeur des termes dont nous nous servirons dans le présent travail.
Quatre termes sont tour à tour employés pour désigner les accidents de mortification tissulaire nécrose, nécrobiose, sphacèle, gangrère. Lequel de ces quatre termes devons-nous employer ?
Le terme nécrose est plus particulièrement réservé aux processus de mortification des os et des cartilages, on l’emploie toutefois également pour dénommer les accidents de mortifications qui se produisent dans d’autres tissus.
Le terme nécrobiose se rapporte surtout aux modifications dans la structure d’un organe ou d’une partie d'organe dont la circulation a été abolie, mais qui se trouve à labri de linfection; on emploie ce terme pour désigner surtout les accidents cellulaires des tissus du cerveau, du rein, de la rate, consécutifs à infarctus.
Le terme sphacèle (mortification) désigne également un état de mortification des tissus qui, par luimême, n’a aucune tendance à l'extension.
Le terme gangrène, au contraire des précédents, désigne un processus qui a par lui-même tendance à l'extension, Signifiant étymologiquement manger, c’est une mortification tissulaire à caractère spontanément extensif.
2 2er) D LAS
Les notions précises que nous possédons aujourd’hui, grâce à la bactériologie, sur ces processus de mortification tissulaire, nous permettent d'établir une distinction entre ces divers processus de mortification tissulaire à caractère extensif et qui résulte d’une infection, et le sphacèle, processus de mortfication indépendant de l’infection. Les termes nécroses ou nécrobioses signifient mort des cellules, quelle que soit la cause initiale déterminante.
Nous devons donc rejeter, dans l'étude présente, le terme gangrène pour nous servir excusivement
des autres termes.
Le sphacèle local des tissus observés
à la suite d'injections sous-cutanées d'adrénaline
Les accidents de sphacèle limité, constatés à la suite de l’injection sous-cutanée d’adrénaline,sontnombreux; très souvent, cependant, la faible étendue de ces accidents de sphacèle fait qu'ils ne retiennent suère l'attention, que la réparation des tissus se fait ‘apidement, et que l’on ne rattache pas à l’adrénaline les désordres tissulaires observés: c'est le cas, notam ment, dans les sphacèles très limités que l’on observe parfois au niveau même des sutures dans les opérations faites sous anesthésie locale.
Dans certains cas, le sphacèle est plus étendu et, en bonne logique, on doit attribuer les accidents iocaux constatés aux effets de l'injection d’adrénaline. Ces accidents se produisent alors dans deux ordres différents,de conditions
1° Dans les opérations portant sur les doigts (méianges adrénalino-anesthésiques) ;
2° Après injection sous-cutanée d’adrénaline (asthme, shock opératoire, etc.),