‹ Les Accidents Nerveux Du Part Chez La LapineChapitre 7 sur 14 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Les premiers travaux consacrés à l'étude des accidents nerveux qui frappent les lapines datent de quelques années seulement.

Il semble, en effet, que ces accidents aient été signalés pour la première fois en 1925 par P.-J. Canior, G. LespouyRies et J.-N. Ries. Ces auteurs observent, ches la lapine, dans les quinze jours qui suivent l’accouchement, une paralysie subite et totale du train de derrière, s’accompagnant d’une paralysie de l'intestin et de la vessie, d’un météorisme intense et se terminant par la mort au bout de trois ou quatre jours.

Puis, en 1927, R. Moussu, dans une note à l’Académie Vétérinaire, intitulée « Sur une maladie indéterminée du lapin », décrit une maladie apparaissant sous la forme de cas isolés sur les femelles ayant mis bas depuis quelques jours, et surtout fréquente sur les mères des portées nombreuses.

Elle apparaît brusquement et se traduit par l’arrêt

di

des fonctions digestives, avec tympanisme consécutif, et la suppression à peu près complète de la sécrétion lactée.

L'auteur note une hypothermie allant jusqu'à 36°4. Les malades succombent régulièrement tantôt sans autres symptômes, tantôt après « une paralysie qui frappe d’abord le train postérieur et s'étend progressivement vers les régions antérieures ».

Les différents traitements essayés sont restés sans action.

L'auteur, pensant qu'il s’agissait là de la maladie signalée par PERRONGITO sous le nom de Lambliose intestinale, a recherché en vain la lamblia dans les produits de râclage de l'intestin. Ses tentatives de reproduction expérimentale de l'affection n'ont pas été plus heureuses. Il conclut : « Il se peut fort bien que la maladie soit la conséquence de modifications humorales profondes provoquées par la sécrétion lactée. »

En 1929, G. Moussu décrit des manifestations analogues sous le nom de « maladie des lapines nourrices ». Il n’y fait pas entrer les accidents de paralysie du train postérieur.

Il note qu'il s’agit dans certains cas d’une infection post-partum, « infection utérine et septicémie consécutive à l'accouchement ». Pour les autres cas qui, à l’autopsie, ne révèlent rien pouvant faire penser aux septicémies de parturition, l’auteur se demande « s’il ne s’agit pas d'un état pathologique comparable à celui qualifié fièvre de lait, éclampsie, etc... chez les grandes espèces ».

PET LR TER

Il note lui aussi la mort dans la majorité des cas et constate qu'il n’y a pas de traitement efficace connu.

Enfin, en 1932, LessouyRies signale qu'il a obtenu de bons résultats en traitant les malades par le gluconate de calcium, et émet l’hypothèse d'une hypocalcémie rappelant celle que l’on rencontre dans la fièvre vitulaire et les diverses manifestations liées à la gestation et au part.

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