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de plusieurs jours qui disparut sans laisser de traces.
Ces auteurs n’ont pas eu de graves accidents, parce qu’ils n’ont jamais eu de transfusions faites avec des sangs incompatibles, toutes garanties étant prises.
Ces garanties, ce sont :
1° Une sélection des sérums étalons:
2° Des sérums étalons bien conservés;
3° Un contrôle constant par le sérum étalon IV qui permet de dépister les faux donneurs universels. Epreuve nécessaire du fait que les sangs sont inégalement sensibles aux sérums étalons. Dans une grande organisation comme celle de Saint-Antoine, TZANCK a pu, de plus, établir le contrôle mutuel de trois laboratoires qui utilisent des sérums étalons différents.
4° L’élimination totale de l’épreuve directe, tout au moins de l’épreuve des Nürnberger.
En effet, en passant en revue les cas de néphropathies graves relatés dans les observations empruntées à des travaux divers, nous remarquons que beaucoup d’entre eux ont trait à des épreuves directes.
Par épreuve directe, on a souvent en vue l’épreuve des trois gouttes, dite de Nürnberger. Elle consiste à mettre au contact, 1 goutte de sang du donneur, 1 du receveur et 1 goutte de citrate de Na, pour éviter la coagulation.
Si, pour certains, elle réalise l'épreuve de la sécurité maxima, TzANCK n’est pas loin de penser qu’elle réalise, au contraire, l’épreuve de l'insécurité maxima. Car si, théoriquement, l’épreuve risque de nous priver des donneurs universels, si le receveur ne l’est
point, l'épreuve renseignant autant sur l’incompatibilité du sérum du donneur vis-à-vis des globules du receveur que du sérum du receveur vis-à-vis des globules du donneur, en pratique, l’agglutination n’est presque jamais observée.
Tzanck, MoLiNE et Paris ont systématiquement mis en présence du sang de groupes incompatibles et ils ont noté que presque constamment, le mélange restait homogène. Sur 54 examens de sangs incompatibles, dans deux cas seulement, ils ont pu constater Pagglutination. La plupart du temps, les résultats manquent de netteté. |
Mais, comme le faisait remarquer BENDA, dans les cas médicaux, il y a intérêt à employer comparativement en les contrôlant l’une par l’autre, les épreuves directes et indirectes (BETH. VINCENT). Mais par épreuve directe, il ne faudra pas avoir en vue la Nürnberger, mais bien l’épreuve qui consiste à prendre du sang du receveur, à attendre l’exsudation du sérum et à étudier l’action de ce sérum sur les globules du donneur éventuel.
On peut, grâce à cette méthode, déceler des incompatibilités que le Beth. Vincent pourrait laisser dans ombre, s’il existe comme le montrent P. et E. Wei et IscH WaLL des sangs inagglutinables.
Chaque fois que nous aurons affaire à une transfusion médicale, il sera bon de pratiquer une telle épreuve, au cas où il existerait des hémolysines anormales. Là, nous ne sommes pas pressés, nous avons le devoir de nous entourer de toutes les garanties,
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mais d’extrême urgence, le Beth. Vincent reste l'épreuve de la sécurité maxima.
Quant aux accidents notés avec les bons groupes, on les explique aisément si on cesse de considérer le sang agissant comme un poison.
TZzANCK et son élève BOURSAT ont montré la différence entre les deux notions de toxicité et de nocivité Dans immunité, intolérance, biophylaxie, TzANCKk a montré la distinction entre un poison et une substance pouvant déterminer des accidents, mais dont '2s caractères biologiques sont différents.
Ces substances produisent des effets qui ne sont pas proportionnels aux doses. Elles donnent lieu à des manifestations qui ne leur appartiennent pas en propre, mais qui relèvent, au contraire, de la réactibilité du sujet, d’où des accidents semblables avec des substances différentes que TZANCK nomme réactogène.
Le sang agit comme un réactogène. Il produit des réactions qui portent la marque du sujet, tandis que s’il était un poison, les réactions qu’il donnerait seraient spécifiques et porteraient son empreinte. Les réactions que nous avons notées sont donc des réactions d’intolérance. Lorque nous avons rapproché les néphropathies des bons et mauvais groupes, c’est que si dans les cas de sang hétérogène, les accidents sont à peu près constants et d’une intensité beaucoup plus considérable, au point de vue clinique, ils se rapprochent. Dans les deux cas, le sang agit comme réactogène, mais tandis que dans les bons groupes, le